Treize Axonais héros d'un jour

Treize Axonais héros d'un jour

Publié le vendredi 23 novembre 2012 à 12H00 - Vu 450 fois

AISNE. Ils ont reçu des mains du préfet, Pierre Bayle, la médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement. Trois civils, trois pompiers, trois policiers et quatre gendarmes. Voici leurs histoires.

La remise de médaille pour acte de courage et de dévouement est une cérémonie à laquelle tient particulièrement, le préfet de l'Aisne. « Vous êtes treize citoyens qui, par vos interventions salutaires au service d'autrui, nous ont donné une exceptionnelle leçon de bravoure et de civisme. »

Après avoir retracé l'histoire de cette médaille au fil des siècles, le préfet a dressé le portrait de ces hommes et ces femmes, qui se sont illustrés au cours de l'année. « Vos profils, vos parcours sont très différents mais vous avez un point en commun : vous avez bravé le danger et pris des risques pour sauver une vie humaine. »

Ils ont bravé le danger

« Certains d'entre vous sont des professionnels, formés à l'intervention mais cette préparation ne fait pas disparaître la peur ou simplement l'hésitation au moment de s'engager dans une situation périlleuse. Trois récipiendaires sont des particuliers qui n'ont écouté que leur courage pour sauver une vie humaine ou mettre en fuite un agresseur. »

Pierre Bayle a ajouté que, par cette décoration, c'est la reconnaissance de la Nation, « pour votre action, pour les risques, pour les valeurs qui vous ont guidées. Le dévouement dont vous avez fait preuve envers vos concitoyens en détresse doit constituer un exemple pour chacun d'entre nous. »

Aurélie Beaussart

 

Il était 19 heures, ce 1er avril 2012, l’adjoint de sécurité, Véronique Berton du commissariat de Laon est en patrouille avec un collègue. Des passants l’interpellent, un homme est en position précaire sur une rambarde au milieu du vide, sur le pont de Vaux.
« Je me suis approchée. Il était dans un état second, à cause de l’alcool. J’ai dû enjamber le pont, me positionner sur la rambarde à ses côtés et le tenir pour éviter qu’il ne bascule dans le vide, en attendant du renfort. Je n’ai pensé qu’à une seule chose : Il faut sauver cet homme. Cette médaille, la recevoir, ça fait plaisir. »
« Ce geste spontané vous honore comme il honore les services de police nationale auxquels vous appartenez », a déclaré Grégory Canal, directeur de cabinet du préfet.
 

Il était dix heures du matin, ce 1er avril, il faisait 3 °C, Olivier Moulin fait son jogging, entre les berges du canal et l’étang d’Isle, à Saint-Quentin. « J’ai vu dans l’eau une femme qui s’agitait. Je n’ai pas réfléchi. Je me suis déshabillé et j’ai sauté. » Sur le coup, le jeune homme craint surtout de se blesser. Derrière le monument, entre la berge et l’eau, il y a près de deux mètres de haut, « j’avais peur de tomber sur quelque chose qui se trouvait sous l’eau et de me blesser. » Il a nagé jusqu’à la femme et l’a ramené 50 mètres plus loin, sur la terre ferme. Il n’avait aucune notion de sauvetage aquatique. «  Cette médaille, c’est une grande fierté. »
« Votre intervention, aussi rapide que salutaire, est une admirable démonstration de courage et de civisme », a précisé Grégory Canal, directeur de cabinet du préfet.
 

Dans la nuit du 19 au 20 juillet 2012, à l’intersection des rues Pluchart et Clemenceau à Saint-Quentin, un incendie criminel d’un container à ordures se propage à un compteur de gaz, jouxtant une cour intérieure d’un bâtiment, interviennent alors les gardiens de la paix Régis Mouy et Frédéric Doublet, (ils se trouvaient avec les gardiens de la paix Angélique Bauduin et Raphaël Jumeaux qui seront prochainement médaillés.) « Lorsqu’on est arrivé, le gaz s’était enflammé, une torche de plus de 10 mètres de haut ce qui empêchait les habitants de la maison de sortir. »
Les quatre policiers vont opérer sur deux fronts. En passant par les jardins de plusieurs voisins à l’arrière et à l’aide d’une échelle, ils accèdent au bâtiment. « On a fait sortir un couple et leurs enfants par les toits. »
Mais une personne âgée qui a des difficultés à se mouvoir reste coincée à l’intérieur. Elle sera secourue par les deux autres policiers qui ont réussi par pénétrer par l’avant. « On ne réalise pas vraiment ce que l’on a fait. C’est notre première médaille. On est fier. »
« Cette initiative témoigne de votre bravoure, de votre engagement civique et de votre professionnalisme », a témoigné Grégory Canal, directeur de cabinet du préfet. 

L'union l'Ardennais