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Transports Meunier / Les chauffeurs en grève

Publié le lundi 03 octobre 2011 à 09H47 - Vu 659 fois


Le torchon brûle entre les chauffeurs de l'entreprise de transports Meunier et son directeur.

Le torchon brûle entre les chauffeurs de l'entreprise de transports Meunier et son directeur.


LAON (Aisne). Le dialogue est bloqué entre le directeur des transports Meunier, placés en redressement judiciaire, et les chauffeurs, qui ont décidé de faire grève.

C'EST une image déjà vue ailleurs. Samedi matin, devant les transports Meunier, rue Ampère, les salariés avaient sorti les banderoles FO, le brasero et les palettes.
Signes d'un conflit évident. « Tout d'abord, on tient à préciser que nous avons essayé de discuter, en déposant un préavis de grève depuis une semaine, alors qu'on n'était pas obligés », indiquent Xavier Guerin, Marc Sergant ou Pascal Huyge, du syndicat FO, créé il y a un peu plus d'un an dans l'entreprise.
« De même, nous cessons le travail un week-end, on pourrait nous prendre pour des fous. On laisse encore du temps à la direction. Sans réponse, on risque de chômer toute cette semaine. »
En résumé, les 35 chauffeurs mobilisés (sur les 38 que compte l'entreprise) veulent être payés pour les heures qu'ils font.
« La crise a bon dos. La direction ne veut plus payer les heures majorées à 50 % au-delà de la 186e heure dans le mois. » Une décision prise notamment suite au placement en redressement judiciaire de la société cet été. « Mais, déjà avant, elle cherchait à éviter les heures supplémentaires. On nous a fait deux propositions, la première consistant d'accepter de travailler 230 à 240 heures par mois en étant payés 205 heures, sachant que, si on souhaite prendre une journée, on perd déjà 7 à 8 heures. La seconde serait de travailler trois semaines sur quatre, ce qui équivaudrait à une baisse de salaire en moyenne de 600 euros par mois. »
Les syndicalistes parlent de passage en force.
« On refuse, d'autant que le directeur, lui, s'est généreusement augmenté juste avant le redressement. Cela passe mal auprès des gars. »
Une dizaine de salariés auraient quitté l'entreprise ces derniers temps. « Cela ressemble à une stratégie. Nous, on n'est pas décidé à se laisser faire. Quitte à ne pas être payés une semaine, on a décidé de l'être tous, en faisant grève la semaine prochaine, si rien ne bouge, sachant qu'en septembre, le système de travailler trois semaines sur quatre a déjà été mis en place, contre l'avis des salariés. »
Les représentants FO se disent encore prêts à aller aux Prud'hommes, au cas par cas, pour ceux qui ne seraient pas payées des heures majorées à 25 % entre la 152e heure et la 186e. « C'est la convention longue distance dont nous faisons partie, sachant que notre principale activité est le transport de verrerie. Nous sommes conscients que la conjoncture a peut-être entraîné une baisse d'activité de 20 %. On fait des propositions, on veut juste être payés nos heures, comme tout salarié. Personne n'accepterait de travailler pour rien. On ne demande rien d'autre. »
Le directeur, quant à lui, a préféré ne pas s'exprimer.

Yann LE BLÉVEC
yleblevec@journal-lunion.fr

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Les dernières contributions


tintin_tintin

05/10/2011 à 19h32

avec les transporteurs des pays de l'est qui roulent à 2 chauffeurs 24h/24 pour un salaire dérisoire la concurrence est déloyale. Rien d'étonnant que ce petit transporteur croule. Et si en plus le patron en profite au dernier moment pour s'augmenter là c'est lamentable.
encore surement une entreprise qui va fermer à Laon... une de plus
soutien aux salariés, soyez forts !

kawette02

05/10/2011 à 12h23

La société est en redressement judiciare, il y a donc un administrateur judiciaire et un mandataire judiciaire, le patron n'a donc plus grand chose à dire dans le fonctionnement de sa société.
Une grève ne va pas aranger les problèmes que la société a en ce moment, vu que les contrats que la société a avec ses clients ne vont pas être respectés, ils vont être rompu, vont même certainement devoir de l'argent aux clients, ce qui dit pas d'argent des clients pas d'argent pour les salaires, c'est vrai qu'une grève va arranger les choses.
Les transports Meunier ne sont pas une grosse société nationale donc un rapport de force ne va que faire empirer la situation déjà bien précaire que l'entreprise rencontre.
Il faut peut être penser à l'avenir et se dire que tout le monde doit y mettre du sien pour que l'entreprise ne ferme pas et que les ouvriers gardent leur emploi, patron comme salariés doivent faire des efforts, une grève ne va que précipiter encore plus vite la chute de la société et au final les ouvriers n'auront plus de boulot.
Et encore une fois le patron n'est plus maître de son entreprise maintenant.

manuel02

05/10/2011 à 09h26

J'ai failli travailler chez Meunier,grand bien m'en fasse.C'est tellement courant de ne pas payer 30/40h dans le transport et tellement rare que les chauffeurs se mobilisent pour se battre. Tenez bon et bon courage à vous!!

citoyen-laonnois

laon

04/10/2011 à 15h04

Soyons nombreux(ses) à les soutenir

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Continuons à leur rendre visite devant l’entreprise des transports Meunier ,située à RUE AMPERE 02000 LAON (Aisne), pour les aider à faire vivre le piquet !
Soyons nombreux(ses) à les soutenir

plateau08

04/10/2011 à 10h07

Tiens je croyais que pour gagner plus il fallait travailler plus donc faire des heures sup ? Que sont devenues les paroles et les promesses de notre président et que font ses amis patrons pour faire respecter sa parole ? Le patron copie sur son président en s'augmentant (certes peut-être pas de 170%) mais ne copie pas en refusant de payer les HS de ses salariés ! Drôle de mentalité mais c'est, avant tout, un patron....

Marguerite12

Charleville-Mézières

04/10/2011 à 09h10

Demander aux salariés de se serrer la ceinture après s'être octroyé une généreuse augmentation, je ne sais pas si c'est une tactique intelligente. Hélas, l'exemple vient d'en haut.... Qui prêche la rigueur mais a considérablement augmenté son salaire lors de son élection ?

jm51

04/10/2011 à 08h46

Il y a un moment où il faut coopérer. Une baisse de l'activité de 20% compte tenu de la crise économique a forcément des répercussions sur les recettes de cette entreprise.
Il faut donc que tous les salariés se sentent concernés par la situation économique pour garantir tous les emplois. Il y a des efforts à faire, il faut les faire, mais pour cela il faut que la Direction fasse la transparence sur sa situation économique avec les partenaires sociaux.
Ce n'est plus du chacun pour soi sinon c'est foutu d'avance.
La grève n'est pas forcément la bonne solution dans ces périodes difficiles.
Il faut communiquer , coopérer, en toute transparence .

Robert-Henri D.

Proche SEDAN

03/10/2011 à 20h04

Si la conjoncture économique, résolument précaire en notre pays comme en Grèce, à bien entrainé, comme sus-dit une baisse d'activité de 20%, l'équilibre économique de la Société des transports Meunier est forcément devenu précaire: un bas de fer suivi d'une grève générale, est donc mon seulement une manoeuvre syndicaliste inutile, mais probablement dangereuse, par le fait que cela ne peut que précipiter la liquidation d'une énième entreprise devenue non rentable, dont les actionnaires décideront de toute façon sans le directeur, qui lui, à bien prévu le coup, en s'auto augmentant avant d'être viré.

bruyères

03/10/2011 à 18h41

Je suis l'épouse de l'un de vous. Je vous soutiens totalement et continuerai à vous aider comme je le pourrai. Cela fait déjà un moment que vous travaillez pour la gloire et depuis septembre 2011 vous ne travaillez plus que 3 semaines par mois ET APRES .... J'admire votre détermination. J'espère que votre démarche vous donnera raison et que vos revendications légitimes seront acceptées par Monsieur Meunier mais vu son attitude... j'ai peur pour notre avenir... COURAGE...

french_redneck

03/10/2011 à 13h16

En redressement, n'y a t il pas un administrateur de désigné?

citoyen-laonnois

laon

03/10/2011 à 11h25

Je suis entièrement solidaire avec vous et votre lutte
On ne négocie pas le recul social !

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