TERGNIER / En marge de l'exposition David Delesalle L'atelier gravure sans bavure

TERGNIER / En marge de l'exposition David Delesalle L'atelier gravure sans bavure

Publié le mercredi 21 novembre 2012 à 12H00 - Vu 45 fois

Le premier atelier gravure animé par David Delesalle a trouvé son public. L'artiste, qui travaille en grand format, expose à la médiathèque L'oiseau Lire de Tergnier.

Samedi matin a été inaugurée, à la médiathèque L'oiseau Lire de Tergnier, l'exposition de David Delesalle, initiée par l'Artothèque de l'Aisne. Durant le vernissage, l'ancien élève de Luc Legrand à l'école Maurice-Quentin-de-La-Tour de Saint-Quentin a sorti d'un carton à dessin sa première gravure, réalisée en 1991 en présence de Pomme Legrand, animatrice de l'Artothèque. Dans l'après-midi, l'artiste a animé un atelier au cours duquel une dizaine de personnes intéressées ont pu découvrir la technique.
Une matière qui résiste
« La gravure est méconnue et le fait de se confronter à d'autres supports constitue une contrainte mais qui peut ouvrir de nouveaux horizons », expliquait celui qui a choisi de travailler sur « le changement d'échelle » et, plus particulièrement, sur les grands formats.
« Dans tous les cas, ne pas se bloquer sur le sujet. La technique permet aussi la liberté. Il n'est pas nécessaire de savoir dessiner, il ne faut pas se focaliser sur l'idée d'une belle image. Il convient de travailler la matrice. Dites-vous que c'est quelque chose d'expérimental ; que vous allez être dans la surprise. On manipule une matière, elle dérape, résiste, ça dépayse. Votre idée première va se transformer, amener une nouvelle réflexion, ça va bouger », a-t-il détaillé pour permettre aux apprentis de se libérer de toute appréhension. David Delesalle donne des pistes et des conseils : « Vous n'avez pas droit à l'erreur, pas de recours possible à la gomme. Si le trait est parti de travers, je l'exploite. Dans tous les cas, il y a cet enjeu de la matière qui n'est pas innocent. »
L'artiste joue sur la diversité des sujets dans ses gravures, des sujets tirés du quotidien, ainsi du clou et des bonhommes Playmobil exposés à la médiathèque.

Les élèves de l'atelier ont calqué leur travail sur celui de l'intervenant en choisissant un objet mis à disposition par les organisateurs.
Comme David Delesalle avait tenu à les rassurer - « Il n'y a pas de gravure qui soit a priori ratée » - les participants n'ont éprouvé que du plaisir à découvrir cette technique directe.

Graziella BASILE
gbasile@journal-lunion.fr

L'union l'Ardennais