Publié le jeudi 16 février 2012 à 12H00 - Vu 41 fois
Amadou Dia est l'un des piliers de l'association et espère que les tensions au Sénégal vont s'apaiser
Avec les tensions actuelles liées aux élections à Dakar au Sénégal, les membres de l'association humanitaire Doumga dont le siège est à Tergnier, s'interrogent.
PLUS de quarante ans qu'il a quitté son pays le Sénégal mais il y pense toujours. Amadou Dia, l'un des piliers de l'association humanitaire Doumga Rindiaw regarde de loin les tensions qui émaillent son pays natal.
Les manifestations de l'opposition contre le président Wade et les élections présidentielles toutes proches le laisse perplexe. « J'ai quitté le Sénégal à 16 ans, j'y ai encore de la famille et je regarde d'assez loin ce qui s'y passe. Le Sénégal est l'un des pays d'Afrique les plus stable. Ce qui se passe actuellement n'est jamais arrivé », explique-t-il.
Et si la situation dégénère, l'association qui aide depuis vingt ans le village de Doumga va-t-elle en souffrir ? « Nous ne savons pas, nous espérons que non. Car si cela devait se passer comme en Côte d'Ivoire ce serait problématique », ajoute Amadou Dia.
Il faut dire que l'association dont le siège est à Tergnier, n'a jamais stoppé son combat pour le développement du village de Doumga. Le puits, le dispensaire, l'école, la bibliothèque, un mini-bus pour les enfants et la population… les actions sont nombreuses et d'autres sont encore prévues.
Une école des métiers
« L'association poursuit ses actions et nous espérons qu'elles pourront avancer. » Ainsi, si les tensions s'apaisent, le projet d'école des métiers pourrait voir le jour au sein du collège de Doumga. « L'état finance un peu les infrastructures mais c'est tout. Il fait plus qu'avant mais ce n'est pas encore assez. C'est pourquoi l'association qui compte des membres répartis dans toute la France, doit être présente. Ce que nous voulons, c'est que les jeunes puissent apprendre un métier à Doumga pour y rester. L'université se trouve à 500 km, c'est très loin. S'ils trouvent de quoi faire près de chez eux, ils travailleront à Doumga et cela aidera le village à se développer. »
D'ailleurs l'association lance un appel pour une collecte de matériel qui peut aider à apprendre la menuiserie, l'électricité, la soudure, la couture. « C'est du matériel que nous enverrons ensuite à Doumga par container comme nous l'avons fait avec le mini-bus. »
Reste que même si Doumga est épargné par les manifestations de la capitale, une bonne partie des dons passe par Dakar. Dans l'hypothèse où les esprits s'échaufferaient un peu trop, c'est une partie de l'aide de l'association qui serait bloquée.
Pour l'heure nous n'en sommes pas là, mais chacun se veut vigilant sur l'évolution de la situation sur place.
Samuel PARGNEAUX
spargneaux@journal-lunion.fr
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