Publié le lundi 06 février 2012 à 11H44 - Vu 65 fois
Eric Quillet-Monchiet ne s'est pas laissé démonter par la perte du premier set.
SAINT-QUENTIN (Aisne). L'Amiénois s'est adjugé une deuxième victoire à Saint-Quentin mais cela n'a pas été sans mal, Ebbinghaus lui ayant donné du fil à retordre.
QUE pouvait-on espérer de mieux pour la finale de cette édition 2012 qu'une opposition entre le vainqueur de l'édition précédente, Ebbinghaus, et celui de l'édition 2010, Quillet-Monchiet ? Les deux hommes ont survolé ce tournoi et ont offert une finale de toute beauté aux trop rares curieux venus s'enflammer pour ces deux hommes dans le frigo saint-quentinois.
Au mental
Le froid, ennemi des spectateurs mais surtout des joueurs, a eu raison du joueur de l'AC Amiens Eric Quillet-Monchiet lors du premier set. Le vainqueur de l'édition 2010, qui reprenait la compétition après plusieurs semaines d'arrêt, a connu les pires difficultés pour contrer le service puissant du Batave. « Il m'a bien agressé dans le premier set en me bougeant énormément, explique Quillet-Monchiet à l'issue des débats. Je n'ai jamais réussi à le déporter sur mes services pour mettre à mal son revers. » Le break de Yannick Ebbinghaus à 3-2 sera fatal au n°1 picard.
Dans l'esprit de l'Amiénois ont dû resurgir les images de ce tournoi de Valenciennes où le Néerlandais lui avait fait sévèrement mordre la poussière (6-4, 6-3). « Je savais que si je ne lui faisais pas mal avec mes coups droits dans la deuxième manche, la cause était entendue. » Aussitôt dit, aussitôt fait pour « QM ». L'Amiénois a réussi un premier break (2-0) puis un deuxième (4-0), où le licencié de Bois-d'Arcy a été d'une étonnante fébrilité avec deux doubles fautes, pour s'octroyer une avance confortable (5-0) laissant présager une tranquille fin de set.
Mais c'était mal connaître Ebbinghaus, parfois à terre mais jamais vaincu ! Le Batave a sauvé l'honneur avant de débreaker Quillet-Monchiet (2-5), soudain habité par le doute. Le Néerlandais ajoutera même un troisième jeu d'affilée à sa série, malgré une double faute, face au Picard en pleine déconfiture. Obligé de prendre des risques, Ebbinghaus ne parviendra finalement pas à revenir à hauteur de l'Amiénois (6-3).
Ainsi reboosté, QM attaque la dernière manche sur le même rythme breakant d'entrée son adversaire (1-0 puis 2-0). Le garçon aura même deux balles pour tuer le match et mener 3-0. « C'est à ce moment-là que cela s'est joué au mental, analyse lucidement l'Amiénois. Je prends trois jeux d'affilée (2-3). Ça m'a fait mal, il a fallu que je resserre la vis pour recoller et le rebreaker (5-4). »
Au cours d'une fin de match épique, le Batave débreakera à nouveau (5-5) avant que Quillet-Monchiet ne porte l'estocade finale. « J'ai serré au maximum lors des deux premiers points du dernier jeu. Je termine sur trois beaux coups droits qui lui font très mal. Honnêtement, je suis content de m'en sortir de cette manière ! » Ce n'est pas les spectateurs qui diront le contraire !
Frédéric HOURIEZ
Quarts de finale : Ebbinghaus (- 4/6, Bois-d'Arcy) bat Teule (1/6, Paris XVIe) 6-1, 6-1 ; Marty (- 4/6, TC Paris) bat Delance (1/6, Cagnes-sur-Mer) 6-2, 6-2 ; Bardoux (- 2/6, AAC) bat Bonnet (2/6, Europe Reims) 6-4, 6-3 ; Quillet-Monchiet (- 15, AAC) bat Muller (1/6, Paris XVIe) 6-1, 6-2.
Demi-finales : Ebbinghaus bat Marty 6-2, 6-2 ; Quillet-Monchiet bat Bardoux 7-6, 6-2.
Finale : Quillet-Monchiet bat Ebbinghaus 3-6, 6-3, 7-5.
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