Publié le dimanche 29 août 2010 à 11H00 - Vu 3501 fois
La violence la plus sauvage n'est pas toujours l'apanage du sexe masculin. Ainsi, dans le cadre de l'enquête sur le viol présumé d'une femme de 29 ans par un groupe de cinq femmes, dont une majeure, dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 août, à Saint-Quentin (voir journal du samedi), le parquet a demandé la mise en détention provisoire de deux des filles du groupe. Des faits d'une gravité extrême leur sont reprochés.
Agées respectivement de 16 et 27 ans, elles font l'objet d'une ouverture d'instruction pour viol en réunion, violence avec préméditation et avec arme. Hier, samedi 28 août, la plus âgée a été incarcérée à la maison d'arrêt d'Amien tandis que la plus jeune a été amenée à la prison pour mineure de Quiévrechain (Nord).
Les trois autres jeunes filles âgées de 14, 15 et 17 ans, ont été mises sous contrôle judiciaire. Deux d'entre elles ont été envoyées respectivement dans les centres éducatifs fermés de Troyes et de Saint-Omer.
Il semble que ces quatre adolescentes et la jeune femme majeure se soient livrées à une véritable expédition punitive contre la victime. Le jeudi 19 août au soir, elles se sont rendues à son domicile, dans le quartier du faubourg d'Isle à Saint-Quentin.
Dès ce moment, la victime a vécu un véritable supplice : elle aurait été volée, frappé et violée avec un objet trouvé sur place. Le calvaire aurait duré entre de deux heures et cinq heures.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la plus âgée du groupe aurait monté les adolescentes contre sa rivale dont elle cherchait à se venger. Elle accusait sa malheureuse victime de lui avoir volé son compagnon.
Carl HOCQUART
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