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Régulation de la Seine : Une redevance prévue pour 496 communes

Publié le mardi 19 juillet 2011 à 08H23 - Vu 640 fois



MARNE/AISNE. Pour financer les 47 millions d'euros de travaux sur les seules années 2011 et 2012, les Grands Lacs de Seine veulent faire payer les bénéficiaires du soutien d'étiage. Dans la Marne, 89 communes sont impactées, dont 20 dans le Vitryat. Dans l'Aisne, 23 communes sont concernées dont Château-Thierry.

C'EST un véritable « tsunami » qui secoue actuellement le bassin amont de la Seine.
L'Établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs (ex-Grands lacs de Seine) mène actuellement une enquête publique qui vise à faire participer les bénéficiaires du soutien d'étiage aux dépenses d'exploitation, d'entretien et d'aménagement du lac du Der (lac-réservoir Marne), des lacs Amance et du Temple (lac-réservoir Aube), du lac d'Orient (lac-réservoir Seine) et du lac-réservoir de Pannecière. L'été et jusqu'à la fin du mois de novembre parfois, ces quatre ouvrages restituent dans les rivières l'eau accumulée pendant l'hiver ce qui permet de maintenir un débit plus important dans les cours d'eau que le débit naturel à cette période de l'année.


Une redevance de 0,5 centime d'euros
L'objectif est clair : « élargir la base actuelle des quatre départements contributeurs (NDLR : Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne) aux bénéficiaires directs du fonctionnement de ces lacs-réservoirs », de l'aval des quatre ouvrages jusqu'à la confluence Seine-Oise.
Treize départements sont concernés, dont la Marne, la Haute-Marne, l'Aube et l'Aisne. Ainsi que 496 communes. Parmi elles, 89 se situent dans la Marne* et 20 dans l'arrondissement vitryat.


L'Établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs espère ainsi dégager « des recettes pérennes » pour participer au financement de l'exploitation courante et des programmes pluriannuels de réhabilitation des ouvrages.
Le lac Pannecière a été mis en eau en 1949, le lac-réservoir Seine en 1966, le lac-réservoir Marne en 1974 et le lac-réservoir Aube en 1990.
« Il s'agit donc, pour une large part, d'un patrimoine ancien dont la valeur de reconstruction peut être estimée aujourd'hui à plus d'un milliard d'euros et dont l'entretien justifie, plus le temps avance, des moyens financiers nettement supérieurs aux ressources actuelles de l'Institution, dans un contexte de forte tension sur les finances publiques en général et des Départements en particulier », explique le président Pascal Popelin.


Les opérations de réhabilitation de ce patrimoine sont évaluées à près de 47 millions d'euros TTC pour les seules années 2011 et 2012. Pas moins de 110 millions d'euros supplémentaires sont d'ores et déjà identifiés comme nécessaires pour la période 2013-2020.
Selon l'Institution, « ces travaux présentent un caractère d'urgence ». Ils concernent notamment la mise aux normes de sécurité du barrage de Pannecière, ainsi que la réhabilitation du canal d'amenée Seine.


Une redevance a d'ores et déjà été fixée : 0,5 centime d'euros par m3 d'eau annuel prélevé, ou 1 centime d'euros, rapporté aux seuls volumes prélevés en période d'étiage, soit du 15 juin au 15 décembre. Elle sera récupérée annuellement par l'Agence de l'eau Seine-Normandie qui la reversera à l'Établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs.
Sa mise en place est envisagée pour l'année 2012 et sa première mise en paiement en 2013.
L'Institution espère ainsi percevoir environ 7,5 millions d'euros pour la période 2012-2014, dans l'hypothèse de 1 500 millions de m3 d'eau prélevés annuellement.


« Une centaine de contributeurs »


Qui paiera cette redevance ? Les communes, EPCI, syndicats d'eau et/ou leurs compagnies délégataires pour le prélèvement participant à l'alimentation en eau potable ; les industriels pour les prélèvements participant à leur process ; les entreprises notamment pour les prélèvements participant à la production d'énergie ; les agriculteurs pour l'irrigation. « Cela représente une centaine de contributeurs sur tout le territoire concerné », assure Pascal Popelin.
Le président de l'Établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs cible les « gros préleveurs d'eau » sur les quatre rivières réalimentées par les lacs-réservoirs, à savoir la Marne, l'Aube, la Seine et l'Yonne.
D'ores et déjà, il a identifié les trois principaux « payeurs » : le Syndicat des eaux d'Ile-de-France qui dessert 142 communes de l'agglomération parisienne, les Eaux de Paris et EDF.
« En dessous de 100 euros, les personnes publiques ou privées seront exonérées de cette redevance, prévient le directeur financier, Thibault Signourel. Aucun agriculteur par exemple ne paiera ».


Le dossier du projet est disponible à la mairie de Vitry-le-François, au service Etat-Civil, bureau n° 14.
Le commissaire enquêteur tiendra une permanence le jeudi 21 juillet, de 9 à 12 heures.
*Anglure, Ay, Blacy, Châlons-en-Champagne, Châtillon-sur-Marne, Compertrix, Damery, Dizy, Dormans, Ecury-sur-Coole, Epernay, Fagnières, Frignicourt, Magenta, Mardeuil, Mareuil- le-Port, Mareuil-sur-Aÿ, Recy, Saint-Just-Sauvage, Saint-Memmie, Sarry, Tours-sur-Marne, Vitry-en-Perthois, Vitry-le-François.

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Les dernières contributions


ArP

20/07/2011 à 10h23

La région parisienne est vulnérable à l’inondation en cas de grandes crues car de vastes espaces inondables ont par le passé été urbanisés en Île-de-France.(source http://www.grandslacsdeseine.fr ).

Pourquoi les élus de ces 4 départements ne prennent-ils pas leurs responsabilités ? Ils autorisent des constructions en zone inondable, perçoivent des impôts et, via un simple arrêté préfectoral, ils répercutent les conséquences de leurs choix à une majorité de la population.

Rappelons qu’au 1er janvier 2011, à Paris, le mètre cube d’eau est l’un des moins élevés de France à 3,01 € TTC alors continuons à faire payer le reste de la France.

HAWK51

19/07/2011 à 18h15

"Qui paiera, boira".............C'est la règle.

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

19/07/2011 à 17h19

ces grands lacs tirent profit de retombées touristiques non négligeables, alors si faut payer, il faut prendre l'argent là ou il est !

galite

J'ai annoncé le 15 octobre dans un post censuré aussitot publié que je cessais toute publication dans la mesure où mes commentaires étaient modifiés

19/07/2011 à 16h42

"aucun agriculteur ne paiera "!
Et voilà les privilèges qui s'accroissent encore pour cette caste de protegés
Faut dire que quand les casseurs ne sont jamais punis , ils auraient tort de se gener
Continuez à polluer l'eau et à la confisquer au detriment des populations , vous etes intouchables ...et une p'tite subvention en plus non ?

air2rien

19/07/2011 à 15h52

Honte à ces propositions d'impôts nouveaux, où encore les payeurs ne seront pas les profiteurs ! Non seulement , certains de nos villages auront tout à craindre d'un plan de préservation de Paris en voyant les débords de Marne accentués sur nos villages quand l'inondation historique se reproduira, malgré le Der qui tout au long de l'année préfèrera garder ses plaisanciers et leurs bateaux, mais encore une fois les agriculteurs en seraient exempts de cet impots ?!!! Y'en a plus que marre d'aller au travail chaque jour pour avoir quoi au bout ? Le temps des seigneurs est révolu !! Suffit, ce racket permanent !

ce que j en pense...

« On ne peut jamais être neutre. Le silence est une opinion. »

19/07/2011 à 15h35

Effectivement ça fera un impôt supplémentaire. Pour certaines collectivités qui ont de plus en plus de mal à faire des projections budgétaires (cf réformes des collectivités territoriales), ça leur compliquera encore un peu plus la tache.
Ceci à l'air d'un dossier technique et il est difficile de juger sans en savoir plus. Ceci étant, même si les montants annoncés sont d'une nécessité absolue pour les Grands Lacs de Seine, il me semble que certains des sites annoncés (lac de Der, Lac d'Orient...) bénéficient de retomber économique plus importante de ces infrastructures que d'autres territoires. N'y aurait il pas une inégalité à taxer tous les territoires à la même échelle ?

eribor

Reims

19/07/2011 à 15h30

Béh oui quand les finances sont à sec c'est tout un système qui prend l'eau et là c'est la douche froide et forcément ça fait des vagues. J'espère quand même qu'il n'y a pas le feu au lac, comme disent nos amis suisses.

jeanclaude7

19/07/2011 à 14h47

j'espère que les élus concernés,ne vont pas laisser faire,ça fera un impot supplémentaire.

jusqu'a présent il n'y a que mr de courson et mr bouquet qui réagissent

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