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Reconstitution / Mort pour avoir voulu protéger sa voisine

Publié le mercredi 25 janvier 2012 à 09H18 - Vu 1160 fois


13 juin 2010, 15 h 30, à Moy-de-l'Aisne. Des coups de feu éclatent, un homme s'écroule, touché d'une balle en pleine poitrine. La reconstitution de ce crime a eu lieu hier.

13 juin 2010, 15 h 30, à Moy-de-l'Aisne. Des coups de feu éclatent, un homme s'écroule, touché d'une balle en pleine poitrine. La reconstitution de ce crime a eu lieu hier.


MOY-DE-L'AISNE (Aisne) Le 16 novembre dernier, la reconstitution du crime avait été annulée au dernier moment. Elle a eu lieu hier, vingt mois après les faits. A 14 heures, le présumé assassin est arrivé sous bonne garde.

DIMANCHE 13 juin 2010, jour de brocante à Moy-de-l'Aisne. Des centaines de personnes butinent autour des stands, Vers 15 h 30, un fou furieux muni d'un pistolet de calibre 9 mm fait irruption dans une maison située rue Condorcet. Il vient demander des explications à son ex-compagne, manu militari. Il s'introduit dans l'habitation. Plusieurs coups de feu retentissent.
Dans la rue, autour des stands, c'est la panique. Les gens courent, crient, d'autres se mettent à l'abri. Personne ne peut imaginer le drame qui s'est joué dans ce bout de rue d'ordinaire si paisible. Cédric Paduch, la trentaine, vient de toucher mortellement le voisin de son ex-compagne. Thierry Lannez, père de famille d'une cinquantaine d'années, est mort en essayant de la protéger.
Hier, un important dispositif de gendarmerie sous les ordres du capitaine de compagnie de Saint-Quentin, établissement un périmètre autour du lieu où s'est joué le drame. La population avait été avertie, que les rues concernées, seraient fermées à la circulation hier de 13 heures à 18 heures. Un créneau durant lequel juge d'instruction, greffier, partie civile, avocats et coupable présumé ont reconstitué le crime du 13 juin 2010. Cette démarche devrait permettre aux enquêteurs et au magistrat de mieux comprendre le déroulement des faits.


Interné puis emprisonné
Le jour du drame, Thierry Lannez a entendu des cris puis des coups de feu. Les cris étaient poussés par la jeune femme. En entrant, Cédric Paduch a commencé par tirer sur le chien. Ensuite, il a roué de coups son ex-compagne.
A son arrivée, Thierry tente de calmer l'individu. Le forcené braque son arme sur lui, tire et le touche au thorax. La victime tente de s'échapper et s'effondre quelques mètres plus loin, gravement blessé. Les secours arrivent sur les lieux. Le bourreau armé est très agité et tire encore plusieurs coups de feu. Les sapeurs-pompiers devront négocier avec lui pour approcher la victime. Pendant ce temps, la jeune femme a pu s'échapper par l'arrière de la maison et trouver refuge chez ses voisins.
L'équipe du Smur rejoint les secouristes et l'homme blessé par balle reçoit les premiers soins avant d'être transporté dans un état critique, au centre hospitalier de Saint-Quentin. Il décédera à son arrivée à l'hôpital. Les gendarmes, venus de Ribemont, Guise et Saint-Quentin officient pendant ce temps sous les ordres du commandant Houdain. Ils parviennent à maîtriser et menotter le tireur.
L'enquête permettra d'en savoir un peu plus sur les motivations du jeune homme armé. Sa compagne l'aurait quitté depuis une quinzaine de jours. Cédric Paduch ne l'aurait pas supporté. Jusqu'à ce qu'il identifie l'adresse du lieu où elle résidait, chez son nouveau compagnon. Le tireur fou s'est donc rendu donc à Moy-de-l'Aisne, armé, ce qui suggère que son acte était prémédité. Les investigations, qui se poursuivent toujours, démontrent que l'auteur n'était pas connu des forces de l'ordre et que l'arme de poing utilisée, un calibre 9 mm, n'était pas déclarée.
Il a été interné quelque temps après son geste, avant d'être reconnu sain de corps et d'esprit. Il a été alors placé en garde à vue, entendu, puis emmené en détention, à la maison d'arrêt de Laon. À l'issue de la reconstitution, il est retourné en cellule. Le tireur présumé Cédric Paduch est défendu par le célèbre avocat Éric Dupond-Moretti, du barreau de Lille. Hier, ce dernier n'avait pas fait le déplacement. Il était représenté par l'un de ses collaborateurs, Me Cousin.
 

De notre correspondant J.-M. SERAIN
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Dobermann

03/02/2012 à 21h09

Peut être SYGMA08, mais c'est dissuasif, cette personne aurait réfléchi avant de passer à l'acte, croyez moi....

SYGMA08

26/01/2012 à 11h43 | 1

Avec Dobermann il y aurait 2 morts....et cela n’empêcherait nullement un jaloux de devenir un assassin ;-!

Dobermann

26/01/2012 à 00h32

On regrette que la peine de mort ne soit pas rétablie...

David.H

25/01/2012 à 21h28

Je rejoint les pensées de Doug. Thierry a agit en héro. J'espère que son assassin réalisera le mal qu'il a fait... et qu'il soit lourdement condamné pour son crime.

chnouk

25/01/2012 à 20h28

Le machisme du "mâle" qui n'accepte pas d'être quitté est encore tristement d'actualité. Ou quand l'homme possessif croit que son arme symbolise sa virilité et est le prolongement de son sexe. Lamentable !

Doug

25/01/2012 à 15h42

Thierry, est un héros, et cela lui vaut du respect. Car donner sa vie, il n'y a pas beaucoup de personnes qui l'auraient fait.
Quand au tireur, qu'il moississe en prison et que les juges ne lui laissent aucune chance, puisqu'il n'a su en laisser...

french_redneck

25/01/2012 à 14h01 | 1A été modéré

Un 9mm "non déclaré", alors que cet arme ne peut être acquise qu'avec une autorisation préfectorale... Ce n'est pas une simple arme de chasse, elle ne provient certainement pas du commerce légal....

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