Publié le mardi 26 juin 2012 à 10H38 - Vu 283 fois
Les Fruits rouges de l'Aisne, une entreprise qui monte : une progression de 14 % en 2011 avec un chiffre d'affaires de 42 millions d'euros.
Fraises, framboises, cassis ou myrtilles, les Fruits rouges de l'Aisne voient la vie en rose à Laon. Avec plus de 5 000 tonnes de fruits rouges par an (+ 10% en 2011), cette entreprise qui a réalisé une progression de 14 % en 2011 avec un chiffre d'affaires de 42 millions d'euros est en pleine expansion. Son passé fait partie de ses histoires de réussites qui font parler.
En 1990, trois agriculteurs axonais se réunissent pour réaliser une diversification agricole sur les fruits rouges. Parallèlement, une jeune stagiaire décide de rester dans la structure pour l'aider à progresser. Sylvie Cathelain est désormais présidente de la société. C'est elle qui a relevé ses manches pour conquérir les marchés. Le premier était celui de Monoprix. Très vite, les Fruits rouges de l'Aisne franchissent les frontières pour se fournir au Maroc et en Espagne pour fournir les grandes et moyennes surfaces (GMS) toute l'année.
Un complément de revenus
De même, dans le cadre de la valorisation de la production, l'entreprise ajoute une deuxième activité à son arc : celle de la surgélation, que cela soit en purée ou en coulis de fruits rouges. « Notre force face à la volatilité des marchés, c'est notre activité de surgélation qui nous permet de faire face aux années difficiles. Nous travaillons les produits frais à 50 % pour les GMS et à 50 % pour Rungis et d'autres marchés internationaux », explique Mélanie Planchon, responsable du marketing et de la communication.Pour l'instant les Fruits rouges de l'Aisne travaillent avec 70 producteurs dans la région. Une région qui rayonne jusqu'aux frontières de la Meuse et de la Somme. « Nous leur donnons accès à un service agronomique et un développement commercial grâce à notre packaging et nos barquettes. Même si nous travaillons avec des pays comme le Maroc (où une filiale de 80 hectares a été créée) ou l'Espagne, nous sommes toujours à la recherche d'agriculteurs régionaux car il est évident que c'est notre cœur de métier. » Pour faire la promotion de la diversification en fruits rouges, la société a décidé d'organiser une journée portes ouvertes le jeudi 28 juin afin de montrer son savoir-faire. « Il est évident qu'il s'agit là d'un complément de revenu sur une exploitation. Cela peut-être celui d'un jeune qui revient dans la ferme familiale. On peut également voir cela comme un développement d'économie rurale car on peut noter que 300 emplois saisonniers sur six mois sont répertoriés annuellement. » Bien sûr, ce complément de revenu dépend de beaucoup de paramètres de cultures (sol ou hors-sol) ou de surfaces. Pour ce qui concerne les éléments économiques, pour une surface de 5 000 mètres carrés de culture de fraises, il faut compter pour 150 000 euros d'investissements pour un chiffre d'affaires de 80 000 à 110 000 euros par an. Pour la framboise, sur une même surface, l'investissement est de 50 000 euros pour 85 000 euros de chiffre d'affaires.
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