Publié le mardi 07 février 2012 à 12H00 - Vu 354 fois
Bruno Gollnisch : « Nous progressons dans l'opinion publique car les faits nous donnent raison y compris là où notre crédibilité était contestée. »
Vendeuil (Aisne). Sa défaite en interne n'a pas entamé sa motivation. Bruno Gollnisch est reparti en campagne pour soutenir Marine Le Pen.
SI Bruno Gollnisch a perdu son duel avec Marine Le Pen au sein du Front national, il n'a pas perdu son enthousiasme militant. Si à titre personnel, il a quitté son bastion lyonnais pour aller guerroyer dans le Var lors des prochaines législatives, il n'en continue pas moins à sillonner la France. Samedi dernier, c'est à Vendeuil, qu'il a fait escale.
L'occasion de partager une galette avec les militants axonais dont l'affluence a visiblement dépassé les espérances de Franck Briffaut, le secrétaire départemental du FN.Ce dernier, dont « l'excellent travail dans le département de l'Aisne », a été souligné à plusieurs reprises par Bruno Gollnisch est, actuellement, l'un des deux candidats frontistes officiellement investis, dans la cinquième en ce qui le concerne, pour les prochaines législatives. L'autre est Yannick Lejeune, déjà candidat lors des dernières cantonales, qui portera les couleurs frontistes dans la deuxième circonscription.
Pour Bruno Gollnisch tout irait le mieux dans le meilleur des mondes s'il n'y avait le problème des parrainages. Pour avoir vécu d'autres campagnes où cette obligation a été remplie au dernier moment « il nous est même arrivé de cacher l'ampleur des dégâts pour ne pas effrayer tout le monde », il veut croire que sa candidate s'en sortira car « si d'aventure ce n'était pas le cas, s'en serait définitivement fini de la démocratie. » Mais, si Marine Le Pen est bien présente dans la course à l'Elysée, « il n'en restera pas moins vrai que nous y aurons consacré une grande partie de la campagne. C'est un handicap tout à fait anormal. »
Et de montrer du doigt Alain Juppé qui « trouve normal que l'opposition puisse se présenter… au Sénégal » avant de lancer aux maires de tous bords « un appel à à leur civisme et à leur courage. »
Pour le reste, Bruno Gollnisch surfe sur l'actualité : « Nous progressons dans l'opinion publique car les faits nous donnent raison y compris là où notre crédibilité était contestée. » Ainsi, l'euro « qui ne nous a pas protégés comme on nous l'avait promis. » Ainsi la crise « qui touche d'abord les plus humbles mais entraîne un déclassement général en France. Quand les classes moyennes s'appauvrissent, les pauvres versent dans la misère. » Ainsi en politique internationale : « Il ne fait pas bon avoir été l'hôte de Nicolas Sarkozy comme Khadafi ou Bachar el Assad. » Autant de données « qui suscitent un regain de confiance pour un FN qui n'a pas disparu avec le retrait de Jean-Marie Le Pen mais qui, au contraire, s'inscrit dans le développement politique durable », s'enthousiasme Bruno Gollnisch.
Lequel estime que l'image de son mouvement est en train « d'évoluer chez les fonctionnaires qui croyaient qu'on leur en voulait parce que l'on dit qu'ils sont plus nombreux en France qu'ailleurs » tandis que « les syndiqués, ceux de la base, pas les apparatchiks » seraient de plus en plus nombreux à rejoindre le FN.
Jean-Michel ROUSTAND
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