Publié le mardi 26 juin 2012 à 10H21 - Vu 623 fois
Eric Laurency (directeur), Myriam Dubois, Alain Bergeot (Jeeper) et Nicolas Dubois, une petite équipe « dynamique ».
C'est l'homme dont tout le monde parle en Champagne. Nicolas Dubois, patron de Pressoirs de France à Faverolles-et-Coëmy est la cible de bien des bruits provenant de radio galipes. Expédiant un million de bouteilles en 2007, 6 millions de bouteilles en 2012 et souhaitant monter en volume grâce à une croissance d'un million de flacons sur six ans, il est évident que Nicolas Dubois est un opérateur qui compte.
« Notre année 2012 est bouclée »
L'histoire du couple (Nicolas Dubois travaille avec sa femme Myriam) rappelle les sagas sur les self-made men américains. Parti avec zéro client et zéro stock en 1999, il possède alors deux hectares (30 ha en 2011) et un principe : « Nous préférons un petit chez nous qu'un plus grand chez les autres. » Après avoir racheté la maison Jeeper en 2009, qui représente entre 5 à 10 % de ses expéditions, il continue sa progression avec un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros, et un résultat net d'un million d'euros. « Tous nos objectifs se sont concrétisés. Cette année, nous enregistrons 30 % de volume en plus. Nous avons également reçu la validation de l'IFS BRC (International food standard British retail consortium). Nous sommes à la tête d'une petite équipe dynamique travaillant ainsi en circuit court et cohérent avec des prises de décisions très rapides et une réactivité très forte. » Ainsi Pressoirs de France peut se targuer d'être présent dans toutes les enseignes de la grande distribution en France (sauf Lidl).
« Notre année 2012 est bouclée avec notre potentiel de commandes. Nous ne mettons pas nos œufs dans le même panier. Nous sommes aussi très présents en Grande-Bretagne et sur toute l'Union européenne. Deux bouteilles sur cent expédiées dans le monde passent par chez nous. » A ceux qui lui reprochent sa politique commerciale de premier prix, on se souvient de la fameuse « Laurence D » à moins de 10 euros en 2010 qui a fait près d'un million de bouteilles, Nicolas Dubois observe : « Cela ne représente que 27 % de mes volumes. »
Connexe à cette croissance presque exponentielle, la volonté d'investir sur l'outil est devenue indispensable pour Nicolas Dubois. « Il nous faut des machines permettant d'habiller 10 000 bouteilles à l'heure au lieu de 2 000 à l'heure comme nous le faisons actuellement. » Face à cette stratégie, Nicolas Dubois a été confronté à la dure réalité du système bancaire n'adhérant pas à son ambition « Nous avons passé six mois très difficiles pour savoir si nous pouvions passer le cap stratégique des six millions de bouteilles. » C'est clairement là que les rumeurs ont commencé à se déchaîner sur son entreprise et sa stabilité.
Des rumeurs que Nicolas Dubois balaie d'un revers de main. « Nous avons dû ouvrir notre capital à des partenaires nationaux et internationaux. De quoi nous procurer des moyens conséquents pour assurer notre avenir. Sans souci, nous avons assuré nos paiements de raisins de l'échéance du mois de juin. » Quant à d'éventuels problèmes de couvertures d'assurance, là aussi, Nicolas Dubois sourit : « Nous sommes notés sept sur dix par la Coface, soit une entreprise à risque faible. On a d'ailleurs des garanties pour certains de nos clients qui peuvent se monter jusqu'à deux millions d'euros. » Pour Nicolas Dubois, cette cabale est liée à sa réussite : « On a grandi vite, nous ne sommes pas dans le moule champenois, même si nous respectons le système. »
sophie Claeys-Pergament
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Les dernières contributions
lavigne51
Entre Cuis et Vertus
27/06/2012 à 21h09
J'ai acheté une bouteille que ce mr dubois vend dans dans les grandes surfaces... Une certaine Laurence... et bien franchement autant déguster un bon vinaigre!
Je ne comprends pas que le comité champagne laisse passer ce genre de boisson !!
Franchement, dire que ce sont de bonnes bouteilles à moins de 10€ avec le jus de la deuxième taille au moment du pressurage, c'est osé !!
Finalement onze millions de bouteilles pour un industriel, c'est peu ...
Mais s'il gagne 0,40€ par bouteille le calcule est vite fait !
chambouvart
triangle Reims/Chalons/Epernay
26/06/2012 à 18h10
Vous avez entièrement raison tartrique ! En plus la GD travaille surtout avec des contrats à moyen terme... A prix fixe ! Il y a de forte chance que Dubois fasse de la vente à découvert
chambouvart
triangle Reims/Chalons/Epernay
26/06/2012 à 18h10
Vous avez entièrement raison tartrique ! En plus la GD travaille surtout avec des contrats à moyen terme... A prix fixe ! Il y a de forte chance que Dubois fasse de la vente à découvert
tartrique
marne
26/06/2012 à 15h56 | 1
tant que le cour du vin sur latte restera assez bas la stratégie de mr dubois fonctionneras, mai je doute qu'il puisse continuer a ce rhytme quand les prix repartirons a la hausse, car ces clients les discounter eux ne voudrons pas suivre les augmentations ......
chambouvart
triangle Reims/Chalons/Epernay
26/06/2012 à 12h28
A quel prix ??????? Si c'est détruisant la valeur... Etant moi même petit livreur, je préfère mettre mes raisins chez quelqu'un qui valorise et qui paye bien ses salariés plutôt que chez un destructeur de valeur !