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Opus Déi / Ecole hôtelière Dosnon : condamnation requise

Publié le samedi 24 septembre 2011 à 09H42 - Vu 572 fois


Ancienne élève devenue salariée, Catherine Tissier est à l'origine de la procédure judiciaire.

Ancienne élève devenue salariée, Catherine Tissier est à l'origine de la procédure judiciaire.


Le parquet a requis, hier, la condamnation de l'Association de culture universitaire et technique (ACUT), une association proche de l'Opus Dei, pour « travail dissimulé » et « rétribution contraire à la dignité » dans des établissements hôteliers de l'œuvre. L'ACUT gère l'école hôtelière Dosnon, à Couvrelles, près de Soissons. Une ancienne élève devenue salariée, Catherine Tissier est à l'origine de la procédure judiciaire.
« Le droit du travail a été totalement ignoré », a déclaré la procureure Flavie Le Sueur avant de requérir 30 000 euros d'amende. « Le statut de numéraire auxiliaire est le fondement de ce dossier ». Flavie Le Sueur a dénoncé « un travail harassant, sept jours sur sept, dix heures par jour. »
Quant à la paie, elle était « versée sur son compte bancaire, mais ses chéquiers étaient à disposition de ses employeurs. »

Délibéré le 24 novembre

La défense s'est évertuée à convaincre le tribunal que « l'ACUT est complètement autonome de l'Opus Dei », reconnaissant seulement un lien spirituel, même si le trésorier de l'ACUT a confirmé qu'il a habité au siège parisien de l'Opus Dei.
L'avocat de Claire de Segonzac, directrice de l'école Dosnon et d'Agnès Duhail, a nié tout travail dissimulé. « On a eu la fille d'un commissaire de police, d'un sous-préfet et d'une journaliste du Nouvel Observateur », s'il y avait eu du travail dissimulé, « ça se serait su », s'est d'ailleurs exclamée Claire de Segonzac.
Des explications qui n'ont pas convaincu le ministère public qui considère que l'école hôtelière ne serait « pas un vivier de recrutement pour l'Opus Dei », mais « un vivier de travail pour le château de Couvrelles ». 6 000 € d'amende, dont la moitié avec sursis, ont été requis à l'encontre des deux prévenues. Le délibéré du procès est attendu le 24 novembre.

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BABAR 51

CHÂLONS-en-CHAMPAGNE

27/11/2011 à 00h53

Ahurissant!
Primo!Où est le respect du droit du travail,quand une employée est astreinte à travailler 7 jours sur 7 avec 10 heures par jours?
Secondo:la paie est versée sur son compte!Surgit là la question de savoir si les fiches de payes étaient établies
Tertio:qui dit compte dit chéquier!Il y a bien eu un chéquier,mais il restait dans les mains des employeurs!Pourquoi donc?

Ne serait-on pas par hazard là dans une situation ressemblant à s'y méprendre de l'esclavage?

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