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Motocyclisme (GP de France) / Rossi... prénom Louis

Publié le lundi 21 mai 2012 à 11H00 - Vu 314 fois


Sous le déluge, Louis Rossi a déjoué tous les pronostics en profitant des déboires de ses rivaux.

Sous le déluge, Louis Rossi a déjoué tous les pronostics en profitant des déboires de ses rivaux.


Aisne. Tous par terre et lui devant ! Le Vicois a parfaitement maîtrisé les conditions climatiques du Grand Prix de France pour s'imposer.

LOUIS ROSSI a gagné hier le Grand Prix de France en catégorie Moto3, profitant à merveille des conditions pluvieuses. L'Axonais de Vic-sur-Aisne, âgé de 22 ans, a profité des différentes chutes des favoris pour décrocher une improbable victoire à domicile. Parti 15e, il l'emporte de manière magistrale en 49'12''390, décrochant par la même occasion le premier podium donc le premier succès de sa carrière.
Parfois, on se dit que ça ne peut être que le destin. « Remporter ma première course, ici, dans la ville où je suis né, où réside mon père, ça tenait du rêve. Jamais, je n'aurai imaginé un tel scénario ! » Parti 15e sur la grille, le Vicois a fait preuve d'une maîtrise totale des éléments.
« Je savais que cela allait tomber devant moi, explique le pilote de 22 ans. J'ai attendu en faisant une course sage. Nerveusement, ce fut éprouvant, mais j'ai appris de mes chutes (il avait chuté à Jerez et Estoril). La patience m'a récompensée. »
Sur le circuit de son enfance, Rossi a réussi une course de rêve. Une course à élimination, avec notamment cette chute de Maverick Vinales dans le 17e tour qui lui permettait de prendre la tête de la course avec 22 secondes d'avance.
« Je ne m'attendais pas à ce qu'il chute devant moi, explique celui qui a débuté en Grand Prix il y a quatre ans. J'ai fait abstraction des deux courses précédentes et j'ai essayé de conserver le même rythme jusqu'au dernier tour. » Hautement symbolique, cette victoire est aussi la première d'un Français sur le circuit manceau depuis Mike Di Meglio en 2008, l'année de son titre de champion du monde.

« C'est formidable ! »
« Je n'ai qu'une envie, c'est que ça ne s'arrête jamais, poursuivait l'Axonais, réjoui, mais lucide sur les conditions de sa victoire. Il va falloir beaucoup travailler pour retrouver les podiums dans des conditions régulières, mais en tout cas, on l'a fait. C'est formidable ! »
A-t-il vraiment pris conscience dès le début de course que la victoire était envisageable ? Probablement pas. Car au-delà de Vinales, les problèmes mécaniques d'Efren Vazquez (qui n'a pas pu partir) et les autres chutes de Hector Faubel, Jakub Kornfeil ou Miguel Oliveira, à chaque fois placés devant lui, lui ont ouvert la route.
Le garçon ne réalisera que dans quelques jours tout ce que cette victoire signifie pour lui. « La symbolique est forte, car je reviens de tellement loin ! » Les années galères, la bataille quotidienne pour séduire les partenaires et puis lui est revenu cette phrase de Joël Corminbœuf, son préparateur physique. « Il m'a dit que de tous les athlètes qu'il a eu, j'étais le moins prédestiné à faire quoi que ce soit. On a travaillé et ça paye. Le travail paye toujours ! »
Désormais, Valentino n'est plus le dernier Rossi à avoir gagné un Grand Prix moto. Louis l'a détrôné. L'espace d'un week-end !

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