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Motocross (Championnat de France de quads) / Ternynck, la zen attitude

Publié le samedi 30 juin 2012 à 11H00 - Vu 42 fois


« Je vais me battre pour réaliser un bon résultat car l'épreuve est en Picardie », prévient le Ribemontois.

« Je vais me battre pour réaliser un bon résultat car l'épreuve est en Picardie », prévient le Ribemontois.


AISNE. Matthieu Ternynck avoue ne plus avoir la flamme. A tel point que le Ribemontois se pose de sérieuses questions sur son avenir en cross.

POUR une fois, le trajet ne sera pas trop long. En se déplaçant à Blargies (Oise) pour la cinquième, et antépénultième, manche du championnat de France, Matthieu Ternynck ne connaîtra pas le spleen du voyageur. Cette hantise de quitter son cocon, son univers familial. Il y a encore un ou deux ans, c'était un plaisir, voire un désir. Aujourd'hui, cette vie de saltimbanque lasse le pilote axonais.
A 25 ans, le Ribemontois aspire à une existence plus rangée, à un peu plus de sédentarité. « Ne jamais être chez soi les week-ends, cela devient vite saoulant, explique-t-il alors qu'il a pris la route de l'Oise. Il y a un moment où on cherche de la stabilité. Et puis, même si j'ai vécu pendant trois ans du quad et que j'ai encore de bons partenaires, cela ne durera pas toute la vie. Il me faut une activité professionnelle durable. » Matthieu s'investit donc dans l'affaire familiale (un verger d'une centaine d'hectares), ce qui ne lui laisse plus énormément de temps pour s'entraîner.

Face à une concurrence de plus en plus pointue - le retour des Etats-Unis de Jérémie Warnia a considérablement rehaussé le niveau -, l'Axonais éprouve quelques difficultés à tenir la distance. « L'année dernière, je roulais tous les jours, je faisais de la musculation, des footings, souligne-t-il. Aujourd'hui, je ne roule plus qu'une demi-journée par semaine ! »
Dans une discipline aussi technique que le cross où le roulage est important, ce relâchement se répercute immédiatement sur les résultats. Pour couronner le tout, les manches, autrefois à 25'+ 2 tours, sont passées à 30'+ 2 tours ! « J'arrive à tenir mais c'est beaucoup plus dur. Surtout le lendemain de course ! »

« La suite ? J'en sais rien… »
Matthieu a donc pris le parti de se faire plaisir, de ne plus se mettre une énorme pression sur les épaules. « Je suis plus cool que l'année dernière. Je vais essayer de me battre pour réaliser un bon résultat car l'épreuve est en Picardie. J'aimerais aussi finir la saison sur le podium derrière Romain et Jérémie, ce serait pas mal. »
Et la suite ? « Je n'en sais rien, souffle-t-il. Je ne sais pas si je repartirai en élite l'année prochaine. J'ai encore une année de contrat avec mon équipementier vêtement (Scott). Il faudra discuter avec eux comme avec Yamaha. » Seule certitude pour l'Axonais, il reprendra du service sur sable - il est champion de France en titre - et en endurance. « L'idée de partir avec la plaque n° 1 me motive, sans oublier l'Enduropale qui me tient à cœur. »
Quoi qu'il en soit, le Ribemontois ne lâchera pas de sitôt la poignée des gaz. Le quad coule dans ses veines. Après, que ce soit sur sable ou sur terre…
F.H.

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