Publié le mardi 07 février 2012 à 12H00 - Vu 305 fois
Le Front de gauche au grand complet mobilise ses troupes.
« Je suis venu à Chauny pour insister sur l'importance de cette circonscription où un député de Front de gauche peut-être élu », a lancé Thierry Aury, la tête de liste de ce mouvement aux dernières régionales, devant les 120 convives du repas-citoyen organisé à Chauny.
Pour les amis de Jean-Luc Mélenchon, l'enjeu est évidemment de taille. Raison de plus pour mener les deux campagnes de paire : la présidentielle et les législatives. « Le résultat de la présidentielle imprégnera les législatives. Si Mélenchon fait chez nous un score très au-dessus de sa moyenne nationale, alors le résultat des législatives sera facilité », a commenté Jean-Luc Lanouilh, le conseiller général communiste qui portera les couleurs du Front de gauche dans la quatrième circonscription, entouré par représentants des autres formations, Régis Lecoyer pour le Front de gauche, par ailleurs candidat dans la troisième circonscription, et Laurianne Alluchon de la gauche unitaire, suppléante sur la deuxième.
Pour le Front de gauche, l'heure est donc à la mobilisation des troupes de « la plus grande force militante du département », assure un Jean-Luc Lanouilh qui entend mener une campagne la plus ouverte possible. « Nous sommes les candidats de la main tendue. Nous voulons rassembler autour de valeurs de gauche et humanistes », pour faire écho au slogan national « l'humain d'abord ».
Avec, outre la victoire locale, l'ambition de peser le plus possible au sein de la gauche car le moins que l'on puisse dire c'est que le Front de gauche est très sceptique devant François Hollande : « Il ne sait pas prononcer le mot smic, c'est un problème réel », a clairement énoncé Thierry Aury pour qui « défaire la droite ne nous garantit pas un changement de vie car, malheureusement, François Hollande ne s'engage pas clairement sur une autre politique. »
Avant que la convivialité ne prenne le pas sur la politique, Jean-Luc Laouilh a annoncé l'ouverture d'un local de campagne dans la rue Saint-Antoine à Soissons et a promis « de le concevoir comme un lieu de convivialité très ouvert » et d'en faire une ruche dès son inauguration le 25 février. « L'autre Jean-Luc » comme s'amusent à le surnommer ses partisans a gardé le meilleur pour la fin afin d'aiguiser l'appétit des militants : « Nous allons avoir la visite de Jean-Luc Mélenchon. »
Le principe est acquis mais a date de la venue du candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle reste à fixer. Ce qui ne l'empêchera pas de revenir si, comme il l'espère, Jean-Luc Lanouilh est en position de l'emporter.
Jean-Michel ROUSTAND
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