Publié le jeudi 21 juillet 2011 à 11H00 - Vu 59 fois
Après quatre jours d'effort, les marcheurs de Jean-Pierre Cocu (à d.) ont été accueillis
Chauny, La Fère, Sissy, Guise, Marly-Gomont et Hirson ont accueilli, ces trois derniers jours, 25 randonneurs remontant l'Oise par ses berges.
ILS sont partis le 14 juillet, jour de fête nationale, de Conflans-Sainte Honorine (Yvelines) où confluent l'Oise et la Seine. Et ils vont remonter jusqu'au 21 juillet le cours de l'Oise jusqu'à Chimay (Belgique), où la rivière prend sa source. Sur cet itinéraire fait de sentiers et de chemins de halage, les 25 randonneurs qui participent à la Marche de la Vallée de l'Oise ont, outre les Yvelines, déjà traversé le Val d'Oise et l'Oise.
Trois jours dans l'Aisne
Depuis lundi, ils cheminent en terres axonaises. La cinquième étape partait de Noyon (Oise), pour Chauny - pause déjeuner - puis La Fère, où la troupe a été accueillie en soirée par la municipalité à l'Espace Drouot.
C'est là que nous avons rejoint la troupe des voyageurs qui, après 25 kilomètres effectués tantôt sous la pluie, tantôt sous un franc soleil, montraient des visages à peine usés par l'effort. Jean-Paul Cocu, président de l'office de tourisme de Verneuil-en-Halatte (Oise) est délégué à l'organisation de la course. Il ne s'étonne pas outre mesure de l'état de fraîcheur de ses troupes : « Ce n'est pas une marche sportive. Plutôt une marche touristique ou de loisirs. On marche au rythme du plus lent. Mais il ne faut pas croire, ça ne traîne pas non plus en route ! »
Originaires pour la plupart de région parisienne, les promeneurs sont rejoints, parfois le temps d'une étape, par des marcheurs locaux. Ce fut le cas mardi de La Fère à Guise, où quatre membres de l'association Sport pour Tous (à Moÿ-de-l'Aisne) ont déambulé en terres connues. Le président André Lizé a aidé à dessiner le parcours : « Nous avons choisi de montrer Alaincourt, village fleuri avec son lavoir ou Berthenicourt et son moulin, c'est un parcours parfois boisé, le long des falaises, des étangs de pêche, d'écluses… » Pour Norbert, un autre membre de l'association et fidèle de la marche, « c'est une bonne façon de voir la face cachée de la Picardie ».
Deux fêtes nationales
L'équipée pédestre a quitté la Picardie ce matin au départ d'Hirson en direction de Chimay. Après avoir bravé le froid et la pluie, avalé 250 km soit une moyenne de 31 km par jour, les courageux randonneurs seront accueillis, comme c'est la tradition à Chimay, la ville historique d'arrivée de la marche. Le tout, un 21 juillet, jour de fête nationale en Belgique. Cet événement est en effet né du jumelage de Conflan-Sainte-Honorine et Chimay, il y a plus de 30 ans. D'une fête nationale à l'autre, d'un « bout à l'autre » de l'Oise, une marche pleine de symboles.
Fabrice ALVES-TEIXEIRA
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