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Maison insalubre / Le SOS de la famille Tant

Publié le mercredi 25 janvier 2012 à 12H00 - Vu 363 fois


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La mère de famille est passée les pieds à travers le plancher de la salle de bain, il y a maintenant deux ans.

La mère de famille est passée les pieds à travers le plancher de la salle de bain, il y a maintenant deux ans.


Marizy-Sainte-Geneviève (Aisne) Frédéric et Magaly Tant ne peuvent plus vivre dans la maison devenue insalubre. Ils recherchent un logement social depuis six ans, pour déménager.

LE rêve de la famille Tant était de vivre à la campagne. Lorsqu'il trouve cette petite maison de ville à louer dans le bourg de Marizy-Sainte-Geneviève, le couple, avec deux enfants, n'hésite pas à s'installer en juillet 1997.
Le bonheur annoncé au milieu de la nature et des animaux a viré au cauchemar pour la famille qui compte aujourd'hui quatre enfants âgés de 10 à 18 ans. La maison nécessitait de gros travaux de mise aux normes qui ont trop tardé… Aujourd'hui, elle est dans un état de délabrement avancé. Le foyer est ouvert aux quatre vents, portes et fenêtres ne sont pas en double vitrage, les encadrements sont pourris. A l'étage, les plaques de ciment ne sont pas encore terminées et les pièces mal isolées. La famille vit dans trois pièces au rez-de-chaussée. La salle à manger où trône un insert installé par le père de famille, est repeinte régulièrement. Au sol, « On a économisé petit à petit pour mettre du parquet flottant », confie Frédéric. D'un commun accord avec le propriétaire, ils ont décidé de quitter le logement.
Ils ont entamé leurs recherches depuis 2006. La famille vise un logement social au regard de leurs ressources : les minima sociaux bonifiés par les missions d'intérim décrochées par le père. En moyenne, elle vit avec 900 euros par mois. Les quittances de loyer (381 euros) sous la main, l'homme assure « payer tous les mois ». « Nous ne sommes pas des gens méchants », poursuit le père de famille qui aspire à vivre dans des conditions dignes. « Depuis deux ans, nous avons un trou dans la salle de bain, ma femme a passé les pieds à travers le plancher, témoigne le père lassé, on n'en peut plus ! »


Un logement libre à Neuilly-Saint-Front
Cette année encore, la famille Tant a renouvelé une demande auprès de la Maison du Cil pour un logement. « On a tout coché F3, F4, F5...» dans l'espoir d'obtenir une réponse positive. Le propriétaire, conscient de l'état de sa propriété, a lui aussi, écrit un courrier au bailleur social pour appuyer la demande de la famille. Il explique que « la maison nécessite d'importants travaux de restauration ne permettant pas aux habitants de rester dans les lieux ».
La fin du mois de janvier est proche et toujours aucune proposition de la Maison du Cil « pourtant il y a bien une maison libre à la résidence Hortensia à Neuilly-Saint-Front », souffle le père. « Ce serait l'endroit idéal pour nous, il y a des commerces, l'école et les transports en commun pour les enfants. » Nous avons vérifié sur le site du bailleur social, il y a bien une offre de logement F3 sur Neuilly-Saint-Front.
 

Isabel DA SILVA
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