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L'industrie plus durement frappée par les défaillances d'entreprises

Publié le mardi 21 juin 2011 à 09H31 - Vu 130 fois


L'industrie est le secteur qui a le plus souffert, alors que la restauration et l'hébergement ont connu moins de défaillances.

L'industrie est le secteur qui a le plus souffert, alors que la restauration et l'hébergement ont connu moins de défaillances.


Sur le front des défaillances d'entreprises, l'année 2010 n'a pas été bonne pour la Champagne-Ardenne. En effet, 826 entreprises régionales ont fait l'objet d'un jugement s'étant traduit par une procédure de redressement, ou directement par une liquidation judiciaire. « Un niveau jamais atteint depuis dix ans », pointe l'Insee. Si le nombre de défaillances a augmenté depuis cinq ans - « elles étaient moins de 700 au cours des années 2005 et 2006 »-, au plan national le nombre de jugements va en diminuant.
« Ainsi, en 2010, les défaillances d'entreprises augmentent dans la région de 3,1 % par rapport à 2009, pendant qu'elles diminuent de 4,8 % en France métropolitaine. » La Champagne-Ardenne a le triste privilège de figurer parmi les huit régions de France, pour la plupart situées dans le nord de la France (Picardie et Lorraine sont du nombre), où les défaillances progressent. A contrario, elles diminuent en Alsace (-10 %), et même dans une région industrielle comme la Franche-Comté.


C'est dans l'industrie (+18 %) que les défaillances ont le plus augmenté régionalement, à l'inverse de la tendance nationale. Avec 105 dépôts de bilan, ce seuil jamais atteint depuis 2004 est dépassé. Si le secteur de la finance a stabilisé ses défaillances, toutes les autres activités de services ont subi une dégradation en 2010.
À commencer par l'immobilier où les défaillances sont orientées à la hausse, alors que ce secteur tend à se redresser au plan national.
Le soutien aux entreprises, qui avait assez bien résisté en 2008-2009, a mis aussi un genou à terre, avec 13 % de défaillances supplémentaires.

L'Aube s'en sort mieux que les Ardennes
Loin de se relever en 2010, le commerce de gros et de détail a subi un rythme de défaillances (+10,3 %) encore plus soutenu qu'en 2009 (2,6 %). « Avec cette nouvelle hausse, le secteur connaît son plus mauvais résultat depuis le début des années 2000 », constate l'Insee.
L'un des rares points positifs vient des activités liées à l'hébergement et la restauration, où les défaillances ont diminué l'an passé, « après s'être maintenues à un haut niveau durant quatre années successives ».
La construction, qui avait connu de très fortes hausses en 2008 et 2009, a également connu une amélioration en 2010 (175 défaillances). Soit une baisse des procédures de 15 %. Soit le triple de la baisse nationale. Mais la construction n'a pas retrouvé sont niveau d'avant la crise, les défaillances représentant, au maximum, 150 jugements en 2005 et 2007.
Par département, c'est dans les Ardennes (+15,3 %) que le nombre de défaillances a le plus augmenté. Selon l'Insee, la hausse est plus modérée dans la Marne (+4,4 %) et en Haute-Marne (+4,1 %). Dans l'Aube, le nombre de défaillances a même diminué en 2010 (-5,2 %), après avoir fortement augmenté en 2009.

Aisne : les défaillances en hausse de 3.7%

En Picardie, le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté de 5,4 % en 2010.
Au Bulletin officiel d’annonces civiles et commerciales (Bodacc), on dénombrait l’an passé 1 200 entreprises ayant fait l‘objet d’une procédure de redressement ou de liquidation. L’Insee précise que ce nombre, en date de jugement, correspond à 62 défaillances de plus qu’en 2009.
À noter que les trois départements picards enregistrent la même tendance à la hausse : +3,7 % dans l’Aisne, +4,9 % dans l’Oise et +8,5 % dans la Somme. Avec 490 procédures, c’est l’Oise qui concentre le plus grand nombre de jugements. L’Insee relativise, en précisant que ce département accueille le nombre le plus important d’entreprises des trois départements de Picardie. Les zones du sud de l’Oise et d’Amiens restent les plus impactées (respectivement 250 et 202). Les baisses sont qualifiées de relatives dans les secteurs de Beauvais (88 défaillances contre 103 en 2009) et Saint-Quentin (126 contre 137 en 2009). Parmi les neuf bassins d’emploi les plus touchés apparaît la zone de la Thiérache, qui passe de 27 dépôts de bilan à 49 (+81,5 %). Le Soissonnais (77 contre 71) est moins durement frappé. Par secteur, l’industrie, la construction et le commerce concentrent 80 % des défaillances d’entreprises.

Le tableau de bord

« Franche hausse de la production industrielle en mai. » La Banque de France y voit en Champagne-Ardenne un résultat d’autant plus positif que les deux mois précédents avaient été plus contrastés. Cette hausse se vérifie dans tous les secteurs et plus particulièrement dans la fabrication de matériels de transport et d’équipements électriques et électroniques. Les livraisons ont accompagné ce mouvement. Le niveau des carnets de commandes s’en est trouvé conforté, en particulier dans les industries agricole et alimentaire.
Autre point positif, « les prix des matières premières n’ont quasiment pas varié en mai », observe la Banque de France dans son enquête mensuelle. Mais la situation de l’emploi ne s’est que « timidement améliorée ». Et si la production industrielle s’est redressée, « le rythme ne se maintiendrait cependant pas à court terme », prévoient les industriels interrogés. Dans les services, l’activité « n’a que peu varié en mai », alors que la demande semble avoir « quelque peu fléchi dans le travail temporaire ».
En Picardie, la Banque de France enregistre également une forte croissance de la production industrielle en mai. Cette évolution est particulièrement visible dans la production alimentaire. « Toujours en croissance, les carnets de commandes sont portés par le secteur des matériels de transports, hors activité automobile », note la Banque de France. Et l’utilisation des capacités de production retrouve le niveau de la moyenne linéaire, calculée depuis 1996.
Les services ont confirmé la bonne tenue de leur capacité, particulièrement dans le travail temporaire. Si les prévisions dans les services marchands demeurent positives, elles s’annoncent négatives dans les domaines de l’information et de la communication.

Dominique Herbemont
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Les dernières contributions


ardenna

22/06/2011 à 13h37

Mais les banquiers prennent des risques ... à la Bourse ! Si l'on peut encore parler de risques ... car en cas de soucis, l'état mettra la main à la poche !

domsedan

22/06/2011 à 05h54

Beaucoup d'entre nous sont porteurs de projets en terme de création d'entreprise. Malheureusement en France pour emprunter à une banque 1 euro, il faut 2 euros de garantie. Comment voulez vous que l'on crée des entreprises ? et des emplois ?

Avant on disait l'honneur d'un banquier est de savoir prendre des risques et maintenant on dit honneur, quel honneur ???

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