Publié le mercredi 17 novembre 2010 à 12H00 - Vu 174 fois
Une action concernant douze femmes est actuellement en cours au niveau du centre communal d'action sociale.
Il est loin le temps du bureau d'aide sociale. Pourtant, les aides dites « exceptionnelles » perdurent et augmentent même !
LE maire, Antoine Lefèvre, l'annonce comme un des grands projets de l'année en matière sociale : la création de la direction des solidarités.
En fait, une partie du centre communal d'action sociale va basculer vers ce nouveau service de la Ville.
Objectif ? Une simplification à destination du public. « Nous recevons, par exemple, des gens qui souhaitent savoir s'il y a de la place en crèche », explique Ombeline Coquisard, directrice du centre communal d'action sociale.
Le but est une sorte de guichet unique pour tout ce qui concerne l'enfance, la vieillesse et l'insertion, le tout bien identifié sous la bannière municipale.
« La Ville verse quand même une subvention annuelle, en hausse, d'1,55 million d'euros », souligne encore Michel Girard, maire adjoint chargé des affaires sociales.
Les aides, notamment celles dites « exceptionnelles », demeurent du domaine du centre communal d'action sociale. « C'est l'ancien bureau d'aide sociale, mais ici, on fait bien plus que de distribuer des aides. On connaît les gens. Les travailleurs sociaux accompagnent, actionnent des partenariats, étudient les dossiers au cas par cas. Il y a de l'humain. Pour reprendre l'exemple de la crèche, on étudie avec la famille si c'est la meilleure solution », affirme Ombeline Coquisard.
Des aides en hausse
La directrice concède, néanmoins, que les fameuses aides dites « exceptionnelles » ont augmenté ces derniers temps. Elles concernent l'accès au logement une facture d'électricité… divers secours. « Cette année, au bout de huit mois, nous sommes au même stade qu'en 2009, soit environ +30 %, sur une année où il y avait eu déjà une hausse. C'est une tendance qui se vérifie partout en France. »
Le public, ici, est varié, même si depuis deux ans, on voit apparaître de nouvelles catégories, les « travailleurs pauvres », entre autres. Des femmes seules avec un emploi et des enfants ou des couples cumulant deux SMIC, mais qui ne s'en sortent pas.
« Nous travaillons dans un domaine où il faut se projeter dans le long terme. Ce n'est pas comme une route que l'on construit et dont on voit tout de suite le résultat. »
Personnes âgées isolées
De l'aide à domicile, du portage des repas, de l'accompagnement du RSA, de l'accueil des étrangers… les missions sont diverses. « Cela va jusqu'aux petits travaux chez les personnes âgées. Avant, il y avait la famille à proximité, le fiston qui venait donner un coup de main. On voit à la résidence Basselet, entre autres, qu'il n'y a pas beaucoup de résidants qui ont la visite de leurs enfants », poursuit Michel Girard.
Au centre communal d'action sociale, on compte environ 140 personnes qui collaborent.
« Des gens vraiment qui se mettent en quatre. Un travail qui ne peut aussi exister sans tous les partenariats que nous tissons », conclut Ombeline Coquisard.
Yann LE BLÉVEC
yleblevec@journal-lunion.fr
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