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L'entreprise Agronomic ravagée par un incendie criminel

Publié le jeudi 04 août 2011 à 09H12 - Vu 841 fois


L'atelier de fabrication a été entièrement détruit par les flammes.

L'atelier de fabrication a été entièrement détruit par les flammes.


AMIFONTAINE (Aisne) Il ne reste rien de l'entreprise Agronomic où hier encore, 25 salariés fabriquaient des machines agricoles. Une main criminelle serait à l'origine de cet incendie.

LA mine défaite, sa chemise blanche de chef d'entreprise maculée de suie : Étienne Biberon accuse le coup. Dans la nuit de mardi à mercredi, son outil de travail est parti en fumée. Il ne reste quasiment plus rien des bâtiments d'Agronomic, une société qui construit du matériel agricole à Amifontaine, un village situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Laon. Cette société emploie 25 salariés qui se retrouvent au chômage technique du jour au lendemain alors que les carnets de commandes étaient pleins.


« Je suis arrivé quasiment en même temps que les pompiers mais qu'est-ce que je pouvais faire ? Rien », raconte Étienne Biberon qui a assisté impuissant à l'incendie qui n'a fait qu'une bouchée de l'atelier de fabrication. « Les bureaux et le magasin de pièces détachées sont intacts mais le reste… ». Le reste, l'atelier de fabrication de plusieurs centaines de mètres carrés, n'est plus qu'un amas de cendres et d'acier dans lequel les pompiers eux-mêmes se refusaient à entrer hier matin.
« Trop dangereux », assure l'un d'eux. « Sous l'effet de la chaleur, les poutres d'acier ont été fragilisées, de même que la dalle en béton, sur laquelle reposent des machines-outils très lourdes et qui est totalement fissurée. Le risque d'effondrement est très important. »


Peinture et bouteilles de gaz


Les hommes du lieutenant Lignier ont également dû redoubler de prudence en raison du stock de peintures et de solvants, des quatorze bouteilles de gaz qui alimentaient sept postes à souder mais surtout des deux cuves qui contenaient près de 2 000 litres de fuel, un combustible qui s'est d'ailleurs enflammé. Pour venir à bout de ce feu, les sapeurs-pompiers ont réalisé une trouée dans le mur afin d'y introduire une lance à mousse.
Au plus fort de l'incendie, une quarantaine de pompiers venus de Neufchâtel-sur-Aisne, Juvincourt, Sissonne, Beaurieux, Chauny, Laon et Bohain-en-Vermandois étaient mobilisés.


Pneus crevés


Apparemment, le feu a pris au niveau du stock de peintures et de solvants et s'est ensuite propagé au bâtiment. Il était 2 h 30 quand les voisins ont appelé les secours. L'idée d'un incendie criminel a vite fait son chemin dans la tête d'Étienne Biberon qui ne cache pas son abattement. « Les quatre pneus des deux véhicules d'intervention ont été crevés. Celui qui a fait ça a sans doute aussi mis le feu au bâtiment mais pourquoi ? Et surtout, qui ? Qui nous en voudrait à ce point ? » C'est justement ce que cherchent à savoir les gendarmes de la communauté de brigades de Liesse/Sissonne qui penchent, eux aussi, pour la piste criminelle. Les techniciens de la gendarmerie étaient sur place, hier matin, pour relever tous les indices susceptibles de les aider dans leur enquête même si les dégâts causés par le feu compliquent forcément leur tâche.
 

Lucie LEFEBVRE
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Les dernières contributions


ficelle 02500

picardie

04/08/2011 à 19h51

le travail ne court pas les rues. Cette entreprise tournait, les carnets de commandes étaient pleins.
Quelle déception pour ce chef d'entreprise et pour les 25 salariés.
Comment peut-on arriver à de telles extréminités.
J'espère que ce chef d'entreprise sera indemnisé et qu'il sera soutenu pour
reprendre sa production : il y a 25 emplois à la clef.
Courage à ce monsieur.

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

04/08/2011 à 18h19

Un ancien ouvrier mécontent de son départ ou un concurrent qui veut plus de travail pour sa propre entreprise !

Bniger

04/08/2011 à 17h34 | 1

La proportion des incendies n'a jamais été aussi grande depuis quelques semaines... Ce n'est pas dû au temps, mais simplement les articles a répétition qui font émuler les incendiaires

HAWK51

04/08/2011 à 15h36 | 1

La réussite des uns engendre parfois la jalousie, voire, la méchanceté des autres, et, aussi, comme dans ce cas là, aux détriments de 25 autres.
Que ce pauvre homme, patron, de cette entreprise partie en flamme, puisse, être dédommagé afin de reconstruire sa vie, tout comme celle de ses employés, et avoir la chance de voir son, ou, ses criminels, rapidement arrêtés.

Julien S.

Metz

04/08/2011 à 14h52

Un salarié ou ex-salarié mécontent ? non paiement des heures supplémentaires ? Vers qui la police va-t'elle exercée ses recherches en premier ? question trés pertinente s'il en est lol.

fandesbusTUL

Laon ville basse

04/08/2011 à 14h26

Tout ça pour gagner quoi ? Le droit d'aller en prison. mais bon, avec tout ce qu'on trouve pour ne pas mettre ces gens derrière les barreaux !... Au minimum une peine de dommages et intêrets à M. Biberon qui a tout perdu du jour au lendemain... Je lui souhaite bon courage pour ce cauchemar qu'il vit.

corolo08

04/08/2011 à 13h51

si c'est vraiment criminelle!! je trouve sa dégueulasse de mettre autant de personne au chomage..
j'espère sincèrement qu'on mettra la main sur le ou les individus....des ouvriers qui non rien demandé a personne ..qui ce levais tout les matins pour gagné leur croute..et pour quelque raison que ce soi il on tout perdu!!! c'est abusé.....

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