Publié le samedi 14 janvier 2012 à 12H00 - Vu 362 fois
Le premier secrétaire s'est soumis à la réalité du terrain.
AISNE. Le secrétaire fédéral du PS n'a pas fait acte de candidature. Il laisse Jean-Louis Bricout briguer, seul, la succession de Jean-Pierre Balligand.
JEAN-JACQUES THOMAS, le premier secrétaire fédéral du PS axonais, ne sera pas candidat dans la 3e circonscription de l'Aisne lors des prochaines législatives. Il devait l'annoncer, hier soir, dans un discours à Hirson, commune dont il est maire. Quoi qu'il en soit, il n'a pas déposé sa candidature à la candidature, ce qu'il aurait dû faire avant-hier midi.
Du coup, Jean-Louis Bricout, le maire de Bohain, conseiller régional et suppléant de Jean-Pierre Balligand - le député sortant qui laisse la circonscription vacante après sept mandats consécutifs - sera le seul à se présenter devant les militants lors du vote qui sera organisé le jeudi 19 janvier.
La décision de Jean-Jacques Thomas en surprendra plus d'un. L'attachement aux Hirsonnais qu'il devait mettre en avant, hier soir, pour expliquer sa non-candidature n'est évidemment qu'une excuse de façade.
Il semble qu'en homme politique rompu aux rapports de force, le premier secrétaire axonais s'est soumis à la réalité du terrain. En clair, il y avait plus de sections et de militants en faveur du protégé de Jean-Pierre Balligand que prêts à le soutenir.
À voir si cet échec de Jean-Jacques Thomas (il lorgnait depuis longtemps sur cette circonscription et la succession de Jean-Pierre Balligand) peut avoir des conséquences sur l'équilibre des instances départementales du PS que l'on n'a pas réellement senties, en la circonstance, faire bloc derrière le premier fédéral.
En attendant, la priorité du PS sera de désigner le suppléant de Jean-Louis Bricout. Aux dernières nouvelles, le nom de Thierry Thomas, conseiller général du Nouvion-en-Thiérache, circulait beaucoup.
Patrick Day seul en lice
Les militants auront aussi à se prononcer, jeudi prochain, dans la 4e circonscription. Aucune autre candidature n'est venue contester celle Patrick Day, le maire de Soissons, qui est donc le seul candidat en lice dans une circonscription que les instances nationales continuent à considérer comme féminisée.
Les responsables axonais pensent avoir trois arguments pour imposer la candidature du premier magistrat de la cité du Vase : un, les militants locaux sont unanimes ; deux, le PS sera au-dessus des 49 % de parité et deux hommes pour trois circonscriptions (Krabal et Dosière dans la 5e et la 1re circonscriptions n'étant pas socialiste), ce n'est pas un scandale ; trois, un parachutage sur un parachutage serait malvenu, puisqu'au départ, la 4e était réservée pour Claire Le Flécher, déjà une parachutée.
Un peu empêtrés dans les législatives, les socialistes axonais n'en oublient pas pour autant l'élection présidentielle. Arnaud Battefort, le premier fédéral adjoint, vient d'être désigné animateur de la campagne de François Hollande dans le département.
À ce titre, il accueillera Stéphane Le Fol, le plus proche collaborateur du candidat PS depuis des années, à Festieux, le jeudi 26 janvier.
Jean-Michel ROUSTAND
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