Publié le mercredi 25 janvier 2012 à 12H00 - Vu 47 fois
L'association du Ramponneau de Genlis, qui se réunit chaque mardi dans la salle des fêtes de Villequier-Aumont, avait eu son stand lors de la Journée des saveurs, en mai dernier dans la commune.
VILLEQUIER-AUMONT (Aisne) Comment prendre du galon dans la tapisserie d'ameublement ? En venant grossir les rangs du Ramponneau de Genlis, à Villequier-Aumont.
«JE travaille en mousse maintenant, c'est plus facile à manier que le crin. J'ai été opérée des poignets et je n'ai plus la même force qu'avant. » Bernadette Lesot, 78 ans, est la doyenne du groupe de l'association du Ramponneau de Genlis, présidée par Martine Bernabeu, qui se réunit chaque mardi dans la salle des fêtes de Villequier-Aumont, autour de Frédéric Jumel, 34 ans, le professeur, tapissier d'ameublement de formation, qui donne des cours depuis huit ans dans diverses structures.
Ils sont une petite trentaine à profiter de l'expérience de Frédéric Jumel, répartis dans trois sessions chaque mardi, de 9 à 12 heures, de 13 à 16 heures et de 16 à 19 heures.
« Quand on a créé l'association il y a un an, rappelle Martine Bernabeu, car on était un certain nombre à faire de la tapisserie, on a établi deux créneaux horaires, et le succès aidant, on a eu très vite la possibilité en effectif de monter à trois cours. C'est très agréable, à partir d'une vieille carcasse trouvée dans un grenier, on refait tout un fauteuil, un tabouret de piano… »
Galon ou double passepoil
La garniture au crin est le travail traditionnel, prôné par Frédéric Jumel, mais cela nécessite, l'air de rien, beaucoup de force dans les mains. On peut donc également travailler en mousse, méthode plus légère et plus rapide.
« Pour la partie habillage du fauteuil, développe le prof, chacun est libre de choisir son tissu, sa finition, au niveau des clous de décoration, du galon ou du double passepoil… » Près de lui, Bernard Meyer, 76 ans, de Chauny, ancien pharmacien à Saint-Gobain, évoque ses premiers coups de marteau, en vue de la rénovation de sièges Louis XIII et d'un fauteuil Louis XVI : « Je fais de la tapisserie d'ameublement depuis deux ans et demi, d'abord à Ham, puis ici. J'ai eu cette envie, pour m'occuper, de fabriquer quelque chose. Il faut commencer… par bien savoir utiliser ses outils. Heureusement qu'il y avait Martine, elle m'a bien aidée ! »
En partant d'un « squelette » de bois, un fauteuil en crin peut occuper un amateur du Ramponneau pendant six mois. C'est un long travail de force et de précision, selon ses étapes, où chacun avance et prend… du galon à son rythme.
Bernadette Lesot est « accro » depuis une dizaine d'années. « Je viens là plus pour l'ambiance que pour le rendement, même si l'an dernier j'ai bien produit - huit grandes chaises à l'origine Louis XIII, refaites dans des tons modernes, un tabouret et deux petites chaises pour une amie ».
Elle travaille parfois pour ses enfants et petits-enfants, répondant toujours avec plaisir à un « Mamie, tu me fais un fauteuil ? »
Contacts : frederic.jumel@orange.fr et martine.bernabeu@gmail.com
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