Publié le vendredi 11 février 2011 à 12H00 - Vu 137 fois
Les parents ont voulu montrer leur détermination sans empêcher le bon déroulement de la réunion de travail avec les élus.
Élus et parents d'élèves ont interpellé l'Inspectrice d'académie concernant les fermetures de classes. Aucune décision avant mars. D'ici là, la mobilisation restera forte.
«ILS veulent nous endormir avec leur pédagogie ! » Mercredi soir, élus des communes de la CCVO et parents espéraient bien en savoir un peu plus sur les classes menacées de fermeture. L'Inspectrice d'académie l'a confirmé : aucune décision ne sera communiquée avant mars. La réunion de travail s'est déroulée en mairie de Beautor. Elus et parents d'élèves mobilisés avaient choisi de ne pas contrarier le bon déroulement de la rencontre.
Ils ont stationné sous les fenêtres de la salle du conseil. A la sortie, ils ont formé une haie d'honneur afin que l'inspectrice sente leur détermination.
Calmer le jeu
Les parents étaient venus d'Anizy, de Versigny, de La Fère, de Monceau-les-Leups, de Bertaucourt ainsi que des élus d'Amigny-Rouy. Tous ont décidé d'opposer un front uni au projet de fermetures. « A chaque fois que l'on touche à un endroit, c'est l'ensemble qui est touché », commentait le président de la CCVO, Guy Paquin. « Si chacun manifeste de son côté, ça ne porte pas ses fruits. Une seule école, ce n'est pas représentatif », expliquait Henri-Michel Moreau, élu de Bertaucourt-Epourdon. I
Ils ont donc organisé le mouvement de protestation. Dehors, on échange à bâtons rompus. Fernand Beguin et Daniel Rohat, rappellent les gros investissements réalisés par la commune d'Amigny-Rouy voici trois ans. A Barisis-aux-Bois aussi, la commune a investi (1). Chacun anticipe déjà sur les conséquences pour les enfants. C'est aux petits bouts également que cette maman pense en dénonçant les incohérences entre « le bien-être des enfants à l'école dont on nous rabâche les oreilles à la télé » et les fermetures de classes. Impossible pour l'enseignant de prendre en charge les enfants en difficultés, clament les parents qui se battent aussi pour éviter aux petits d'avoir à prendre le bus. L'argument avancé « c'est les apprendre pour plus tard » ne les convaint pas. La pédagogie a ses limites que les parents ont vite fixées.
Graziella BASILE
1. Des actions de protestation sont organisées aujourd'hui et vendredi prochain.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez