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Le meurtier de Damien jugé irresponsable

Publié le mercredi 08 février 2012 à 11H38 - Vu 941 fois


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Damien Decamp a été poignardé une vingtaine de fois dans le dos, en novembre 2009.


MONT-D'ORIGNY (Aisne). Elle a perdu son combat. Depuis la mort de son fils en 2009, elle se battait pour que son meurtrier ne soit pas reconnu fou. « Je suis déçue par la loi. Il est maintenant au chaud dans un hôpital. »

«FINALEMENT, on s'est battu pour rien. Tous nos efforts n'ont servi à rien. » Christelle Bleuse est amère. Cette maman de six enfants qui a perdu son fils aîné, assassiné le 22 novembre 2009, au fort de Montbré, à 5 kilomètres de Reims est inconsolable. Malgré la marche blanche organisée en juillet dernier, malgré la pétition lancée, Christelle Bleuse n'a pas réussi à convaincre les juges de la chambre d'instruction à Reims.
C'était le combat d'une mère pour que l'assassin de son fils soit jugé par un tribunal populaire face à une justice qui refuse de juger un fou.
Son fils aîné, Damien Decamps est entré dans l'armée le 3 novembre 2009. Deux jours plus tard, il fêtait ses 19 ans. Et quinze jours après, le 22 novembre, il était poignardé mortellement par un autre militaire.

Mise à l'écart

Une mère qui dès le départ a été mise à l'écart de l'enquête sur la mort de son fils. « L'armée ne voulait pas que je parle à la presse. Ils ne m'ont pas laissé parler aux autres soldats qui se trouvaient avec mon fils. Juste après les honneurs militaires au cimetière de Mont-D'Origny, ils ont repris la route sans que j'ai pu les approcher, prendre des numéros de téléphone », expliquait-elle dans nos colonnes en juillet dernier.
Après être sortie de l'abattement qui a fait suite à l'annonce du décès, elle a voulu connaître les derniers instants de la vie de son fils. Elle attendra près d'un an et demi pour savoir enfin comment il a été agressé, comment il est précisément décédé. En avril 2011, elle reçoit ainsi la copie du rapport d'autopsie. Un choc.
Peu à peu, ses craintes se précisent. Elle sait, pour avoir lu les journaux et s'être entretenue avec son avocat que la défense veut faire passer le meurtrier de son fils pour fou. Malgré tout, elle garde espoir, un des psychiatres qui l'a examiné en prison où il est en détention provisoire depuis novembre 2009 n'affirme-t-il pas qu'il peut être jugé ? « Il a tué un être humain, ce n'est pas rien. Je voulais qu'il soit condamné, qu'il passe plusieurs années en prison pour avoir pris mon fils. »
Et puis, en juillet dernier, lorsque Christelle Bleuse reçoit les réquisitions écrites du vice-procureur de la République de Reims, Laurent de Caigny, elle chancelle. Après examen des conclusions des experts psychiatres, il estime « opportun et convenable pour le bien de la justice » de demander à la Chambre d'instruction qu'elle constate l'irresponsabilité pénale. « C'était donc la raison de la marche blanche couplée à la pétition pour que justice soit rendue. Pour que mon fils puisse reposer en paix. »
 

« À moi, il m'a paru tout à fait normal »

Courageusement, épaulée par les plus grands de ses enfants, elle s'est rendue le 24 novembre à l'audience à huis clos de la chambre d'instruction à Reims. « Cela a duré une heure, pas plus. »
Elle qui, depuis novembre 2009 brûlait de voir le meurtrier de son fils, n'a pas cessé de le fixer durant toute l'audience. « Il le fallait. Il est plus petit que mon fils et il fait très jeune. Il a répondu aux questions du président, puis les psychiatres sont venus, les quatre, ils ont parlé tour à tour avant les avocats. Moi, je n'ai rien pu dire. »
Sur les faits, Emile N., 19 ans, n'a pas dit grand-chose. « Il a dit qu'il n'avait rien contre mon fils, simplement qu'il le gênait pour pouvoir tuer son chef. Il a expliqué qu'il entendait des voix. À moi, il m'a paru tout à fait normal. À le voir, à l'entendre, il n'a rien d'un fou. »
Christelle Bleuse explique également que le meurtrier de son fils n'a eu aucun mot pour elle. « Ni regret, ni remords, ni excuse. En même temps, je sais que je ne pourrais jamais lui pardonner. »
Une fois l'audience finie, l'attente longue, douloureuse. Le 2 décembre, l'avocat de Christelle Bleuse appelle. « Il a été reconnu coupable d'avoir tué mon fils mais il a été jugé irresponsable pénalement. Il a été interné en hôpital psy. Il a aussi l'interdiction de détenir une arme pendant 20 ans. L'an prochain, si son état mental soudainement s'améliore, s'il est guéri, il peut être libre ? Ça fait mal. Un sentiment de gâchis. Aujourd'hui, j'ai encore dû mal à accepter cette décision. Il m'a fallu du temps, pas mal de temps, pour informer mon entourage, ceux qui connaissaient Damien de cette incompréhensible décision de justice. »
Aurélie BEAUSSART
abeaussart@journal-lunion.fr

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Les dernières contributions


french_redneck

09/02/2012 à 14h50

"Chnouk", l’assassin avait été incorporé moins de trois semaines avant. Est tu sûr qu'en moins de trois semaines, un "cadre" soit en mesure de détecter ce qui ne l'a pas été lors d'une visite d'incorpo? A part si le comportement est totalement dément?

Commentaires anonymes

09/02/2012 à 11h06

Comment cette mère de famille va t'elle pouvoir faire le deuil de son fils ,si le meurtrier n'est pas pénalement condamné ? Chère Madame je vous souhaite bien du courage et je compatie a votre peine..

Si par malheur quelqu'un ôtait la vie d'un de mes enfants , je me ferais passer pour folle et je le vengerais sans pitié et sans regret ... d'une manière ou d'une autre ma vie serait foutue.

f51

reims

09/02/2012 à 04h47 | 1

pour ceux qui veulent une vrai justice "faites la vous meme vous serez pas déçu au moins" voila ou on arrive en france quand on fait pu confiance a la justice !!! On en arrive comme dans les films a la Charles Bronson un justicier dans la ville ils rigoleraient moins les ptites frappes ou tous ces malfrats qui brulent nos voitures parce qu'ils sont pas d'accord avec le gouvernement ou qui nous volent pendant qu'on bossent où pendant un repas de famille !!! Sans parler de toute cette violence gratuite auprès des anciens ou des victimes bien choisi par leur soins et que la justice laisse libre!!! voila ce que j'en pense mais moi je vote pas (c' pa bien je sais!!) et j'ai confiance qu'en une personne sur cette terre !! C' moi-même au moins jme trahi jamais!!!

chnouk

08/02/2012 à 22h44

Le plus troublant dans cette histoire c'est que l'armée n'ait pas détecté plus tôt sa maladie. Dans une vie en communauté, on ne peut pas longtemps garder secret une maladie mentale. Il y a forcément eu des signes, des troubles du comportement qui n'ont pas pu échapper aux autres militaires de son entourage. Alors, soit l'armée le savait malade et a fermé les yeux sur sa pathologie, soit ce type n'est pas malade et est pénalement responsable. Mais dans les 2 cas, ce qui est évident, c'est que l'armée cherche à étouffer l'affaire.

vero020

08/02/2012 à 22h34

De tout coeur avec la maman et la famille .
Vive la justice . Jamais les juges ne se mettent à la place des victimes, ils faut toujours qu'ils essaient de trouvé une excuse à l'accusé c'est honteux .

ange51

08/02/2012 à 21h47

pauvre petit ce singlé merite plus que l'hopital .........! genre enfermer à vie seukl dans un cachot ,moi je comprend ce que ressentent ses parents si c'était un de mes enfants je traquerai ce singlé jusqu'a lui faire payer

ficelle 02500

picardie

08/02/2012 à 21h37

Pauvre gamin, pauvres parents.
Ce n'est pas banal poignarder un autre soldat vingt fois dans le dos.Si ce ce jeune coupable avait manié des armes, bonjour les dégats !
Les faits se sont produits dans un cadre militaire : les circonstances, les détails
concernant la mort du jeune homme : " top secret"
Il arrive que les schizophrènes ont des dédoublements de la personnalié.
Mais nous n'avons aucun élémént concret : 4 experts et deux avis contradictoires...
Je comprends le déssarroi, l'amertume, la tristesse de la maman car il y a trop de zones d'ombre dans ce dossier.

CASTELTHEO

08/02/2012 à 20h11

* désolé, je voulais dire "euthanasie"

CASTELTHEO

08/02/2012 à 20h10

Fou ou pas, même châtiment ! Tout crime mérite punition.
Après, s'il est reconnu malade, une fois sa peine purgée peut-être serait-il envisageable d'essayer de le soigner.
En même temps, on ne peut-être que fou (je pense) pour tuer une personne de sang-froid d'une vingtaine de coups de couteau dans le dos.
Et quand un animal agresse un être humain, on n'essaie pas de lui trouver des circonstances atténuantes, c'est l'heutanasie directe.

cesse51

08/02/2012 à 19h29

pour la plupart des personnes vous ne savez pas ce que c'est qu'un schizophrène je vous garanti que c'est pas drôle et puis je ne comprends toujours pas pourquoi cette maladie n'a pas été décelée car il y a toujours des signes avant coureurs des comportements bizarres.il est tout a fait normal que la maman de la victime cherche a ce que l'assassin soit jugé et si le coupable ne lui a pas paru fou c'est peut être que les médecins ont réussit a le stabiliser mais un schizophrène en plein délire ce n'est pas chouette et ça fait peur.moi je reste sur la position pourquoi les médecins de l'armée n'ont pas décelés la maladie du type il est vrai que ce n'est pas évident mais les gars de son unité n'ont pas remarqué des comportements bizarres ou même des délires.

cesse51

08/02/2012 à 19h18

alors a tout ceux qui veulent voir le criminel pendu et pense qu'il sera sorti dans quelques années a savoir que lorsqu'on est interné en hôpital psy on ne ressort pas comme cela il n'y a pas de date de sortie on peut y rester jusqu'au le restant de ses jours.la folie on n'en guérit pas souvent et très tardivement si on a la chance de guérir.moi ce que je soupçonne c'est que l'institution de l'armée veut enterrer cette affaire ce n'est pas pour rien qu'elle ait appelé "la grande muette".

cesse51

08/02/2012 à 19h13

comment se fait il que l'assassin ait été accepté a l'armée alors qu'il avait des troubles psychique? s'il entend des voix donc il est fou mais ce qui pose problème c'est pourquoi cela n'a pas été décelé a l'armée.il y a quelque chose de pas clair là dessous.

El sombrero de ...

#20 Nothing is to be taken seriously.

08/02/2012 à 19h10

Si c'est dans la tête que ça va pas, alors 'faut la trancher ! Tout simplement... on va pas laisser l'reste du corps se gangrener...

baltik

08/02/2012 à 18h20 | 1

Le coupable ne sera pas inquiété par la justice car reconnu "irresponsable" par des "experts" , dans 5 ou 6 ans d'autres "experts" le déclareront "guéri" et il sera libéré et pourra récidiver comme dans la majorité des cas , courage a cette maman !!!!

f51

reims

08/02/2012 à 18h05

@lucreims : j'ai deux questions à vous posez...La 1ère: Est-ce que vous êtes Docteur vous même?
La 2ème:Pourquoi autant de manque de respect pour un désaccord sur un article? (pour le"Fermez-là")...
La liberté d'expression..vous avez oublié, Dr.. :-))

Rigel

08/02/2012 à 18h03

Cela me donne une idée : la prochaine fois que quelqu'un m'enquiquinne, je le flingue puis je me fais passer pour un cinglé ! A 75 ans, c'est faisable. Comme cela, je serai nourri et logé aux frais des contribuables. Elle n'est pas belle, la vie ?

ange51

08/02/2012 à 17h51

pauvre gosse et pauvre parents un dingue à tuer ce jeune et il n'est pas condamné et il recommencera en sortant de son hospitalisation , quand aux parents fréres soeurs ils vont avoir cette tristesse sur le coeur et aucune chance de se soulager avec la justice , cette justice qui n'est pas une vrai justice , la balance de la justice penche souvent mal et ont remarque cela tous les jours une honte j'espere que ces juges auroont un jour à réviser cela car peut être que si il arrivait ce genre de tristesse à un juge alors il plaidrai surement la prison à vie pour ce soit disant singlé , mais la justice il y à bien longtemps que je m'en suis fait ma propre idée (il n' y à pas de justice , il n'y à juste des façons d'enrichir les magisstrats

mbj51

08/02/2012 à 17h27 | 3

Donc, l'Armée française engage des fous et se dédouane de leurs actes avec la bénédiction de la Justice. Engagez-vous...

lucreims

reims

08/02/2012 à 16h43A été modéré

Encore une fois, vous n'êtes pas spécialistes en médecine, alors svp évitez vos conseils à 5 centimes.

Cette personne je comprends doit être très déçue mais si le coupable est malade il faut le prendre en charge

MANSA

ici, là ou ailleurs

08/02/2012 à 15h22

On comprend la colère de cette maman. Espérons que les lois permettant d'écarter de notre société, en les internant, et en rendant plus difficile leur libération, les meurtriers non pénalement responsable pour cause de problèmes psychiatriques seront bien appliquées.

black pégase

08/02/2012 à 14h21 | 1

elle est toujours belle la justice française

Doug

08/02/2012 à 14h08 | 1

L'armée se protège. C'est sûr, puisque celle-ci ne voulait pas que la maman parle à la presse... Plutôt que de reconnaître qu'un meurtrier s'est engagé au sein de leur armée, et qui ferait très mauvais genre, selon les tests qui font passer (cela remetterait en cause leurs compétences), il préfère le faire passer pour fou. C'est honteux ! Vive l'armée !

french_redneck

08/02/2012 à 13h54 | 1

Que sa schizophrénie (ou autre dinguerie)n'ai pas été détecté, cela n'est pas étonnant.
La visite d'incorpo n'a pas bougé depuis le temps du "conseil de révision". Maintenant trois expert l'on déclaré "dinguo" et pas le quatrième ; Donc s'il était passé dans son cabinet, il l'aurait déclaré apte... S'il n'avait disposé de son propre couteau, gageons qu'il aurait attendu de disposer de son arme de dotation et d'au moins un chargeur pour ouvrir le feu. les victimes auraient été autres, mais le résultat identique......

stel

08/02/2012 à 13h32

il est impossible que l'armée française engage des fou avec tous les test que j'ai moi même passé, cela fait la sélection c'est juste pour protéger leur fesse c'est tout un meurtrier dans l'armée française c'est impossible sa devient n'importe quoi il doit être juger comme tout le monde prendre la vie d'un de ces camarade est inexcusable

papyguy02

08/02/2012 à 12h17 | 2

Comment se peut-il ?, on engage des fous dans l'armée, elle est bonne ,notre défense nationale. Et l'on s'étonne que nos militaires se fassent tués en Afghanistan par des recrues Afghanes.

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