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Laon / Deux mois de prison avec sursis Il avait frappé un enseignant

Publié le samedi 04 février 2012 à 12H00 - Vu 235 fois



Ce papa était accusé d'avoir donné un coup de poing à un directeur d'école à Laon, le tribunal l'a condamné à deux mois de prison avec sursis.

C'ÉTAIT le 27 septembre dernier. Un parent d'élève très énervé était entré dans la cour de l'école élémentaire La-Fontaine finissant par donner un coup de poing au directeur (l'union du 28 septembre).
Ce dernier était, hier, à la barre du tribunal correctionnel pour « violence sur une personne chargée de mission de service public ». L'homme est impressionnant, mais son casier judiciaire est vierge.
Un père qui travaille et n'a jamais fait parler de lui jusqu'à présent. « Qu'a-t-il bien pu se passer ce jour-là ? », interroge le président, Laurent Favre.
« Fou furieux »
Le prévenu explique qu'il n'a pas supporté de voir son fils le visage en sang. En fait, il s'était bagarré avec un autre élève en fin de matinée. Et au retour du déjeuner, la maman de cet autre élève aurait demandé, selon l'homme qui comparaît au tribunal, à un plus grand de frapper son fils. « C'est mon épouse qui m'a prévenue, quand je suis arrivé et que je l'ai vu, j'étais en colère. »
Il file vers la maman qui se trouve dans la cour. Il est menaçant estime le directeur de l'école, qui s'interpose pour protéger la femme, lui demandant de sortir. Finalement, l'enseignant écope d'un coup de poing à la tempe. Ses lunettes tombent par terre. Il n'y a pas d'interruption temporaire totale. « Mais lors de son examen médical, il parle d'un fou furieux », poursuit le président. Il ajoute que le prévenu n'a fait que miner l'autorité du professeur devant les élèves. Maître Panzani, partie civile, poursuit disant qu'il est intolérable qu'un lieu de culture soit pollué par de la violence. « Les enseignants sont des gens qui doivent être respectés. » Le procureur renchérit. Pour lui, si on en parle plus maintenant, les accrochages entre enfants ont toujours existé dans les cours d'école. « Ce n'est pas grave, cela se réglait entre adultes responsables. Ce qui est grave en revanche, c'est désormais l'infantilisme de certains de ces parents. Dans cette affaire, c'est votre fils qui est aussi victime car vous lui avez offert un exemple déplorable », assène-t-il. Il réclame 100 jours d'amende à trois euros.
Le tribunal a condamné le prévenu à deux mois de prison avec sursis ainsi qu'à indemniser la victime.

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