Publié le mardi 30 août 2011 à 10H49 - Vu 676 fois
Nathalie lance un appel à la prudence en direction des autres propriétaires d'animaux.
PINON (Aisne). Des riverains d'un quartier de Pinon sont inquiets et souhaitent alerter les autres habitants sur les multiples disparitions de chats.
DÉCIDÉMENT, les chats ne sont pas à la fête en ce moment. Après les animaux maltraités dans le sud du département, les minous disparaissent à Pinon, dans le Laonnois.
Rue de la Plainette
Nathalie Pottier, qui habite rue de la Plainette, a fait le compte : au moins sept chats ont disparu ou ont été empoisonnés ces dernières années, depuis son arrivée dans cette commune. Cette femme tient à mettre en garde les habitants du quartier, autour de la rue du 52e Régiment d'Infanterie et celle du 7e BCA.
« Cela fait des années que cela dure », dit-elle. Elle-même en a perdu plusieurs.
Et elle ne sait comment faire cesser le carnage. Elle craint pour la vie des deux chattes et des chatons qui lui restent. Elle a fait le tour du pâté de maisons pour recenser les animaux morts et prévenir les riverains de faire attention.
Zouzoutte, Zoe, Kenzo, Baloo, Douchka, Tina, Chloé… elle se souvient de la plupart des animaux qui ont été retrouvés morts ou ne sont jamais rentrés chez eux. Elle peut ainsi raconter le cas de Misty, sauvé d'un piège par un monsieur qui l'a fait soigner par un vétérinaire. Quelques mois après, il était empoisonné. Il y a encore eu, il y a trois ans, un chat dont la colonne vertébrale a été brisée. Il a été balancé dans son jardin par-dessus la clôture.
« Les chats sont probablement empoisonnés mais les gens n'ont pas les moyens de payer une autopsie à 150 euros à chaque fois pour en être sûrs ».
Face à cette hécatombe, son voisin a trouvé une solution pour éviter que son chat n'aille se promener dans des endroits dangereux.
Il a posé un câble entre la maison et le garage et le chat peut se balader sur une grande longueur en glissant le long du fil.
Partie intégrante de la famille
La dernière « victime » en date est une petite chatte blanche Tara, venue mourir jeudi matin devant sa maison. Son maître, Jeoffray Clain, est bouleversé. Comment expliquer aux enfants qu'ils ne verront plus leur animal ? « Est-ce que quelqu'un a utilisé du répulsif ou un produit nocif dans son jardin ou est-ce que c'est un empoisonnement volontaire ? Je ne vois pas l'intérêt d'empoisonner un chat. Il fait partie intégrante d'une famille. J'espère que les mentalités vont changer », ajoute le papa qui va enterrer le minou dans un parterre fleuri de son jardin. C'est le deuxième en un an qui va rejoindre ce cimetière improvisé.
M.-C.L.
mclardenois@journal-lunion.fr
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