Publié le lundi 13 décembre 2010 à 10H52 - Vu 661 fois
Stéphane Stilinovic, usager régulier du Laon-Paris depuis onze ans, parle d'une année 2009 terrible en matière de retards.
AISNE. La SNCF vient d'être condamnée à indemniser un passager à cause d'un retard de train. Une première qui pourrait donner des idées aux usagers de la ligne Paris-Laon.
LES usagers de la ligne ferroviaire Paris-Laon y verront peut-être des raisons d'espérer.
La SNCF vient en effet d'être condamnée à indemniser un passager pour un retard de train… L'arrêt a été rendu par la cour d'appel de Paris. Il concerne un avocat qui, en raison de ce retard de train, n'avait pu prendre un TGV pour aller plaider en province, son client avait perdu le procès.
Un train perdu…
La SNCF ne s'est pas pourvue en cassation et du coup la décision pourrait faire jurisprudence, même si la SNCF estime que chaque cas est particulier et qu'elle en recense qu'une trentaine de ce type par an.
C'est que pour l'heure les usagers se contentaient au mieux d'obtenir un remboursement partiel ou total de leur billet.
« Si vraiment, cela devait faire jurisprudence, la SNCF serait vite ruinée, je ne crois pas que ce sera le cas », sourit Stéphane Stilinovic, qui prend le train Paris-Laon deux fois par semaine, depuis onze ans.
Il ne compte plus en effet les retards sur la ligne. « L'année 2009 a été terrible à ce sujet. Cette année, c'est un peu mieux, il faut l'admettre. Mais il reste l'absence d'informations quand il y a un problème », souligne-t-il.
Pas d'informations pour les passagers
Et comme en outre le réseau de téléphonie mobile est mauvais dans le train sur ce trajet, il n'est pas toujours facile de prévenir.
Du reste, en chat échaudé, ce directeur d'établissement évite de prendre des rendez-vous importants le lundi matin, quand il vient travailler à Laon, en venant de Paris.
« Il y a trois semaines, c'était tout de même assez cocasse, on avait carrément perdu le train. Il n'était pas sur la voie 20, gare du Nord, comme cela devait être le cas. »
Lundi dernier, les passagers sont encore restés une heure dans le train sans savoir pourquoi. « On peut penser que c'était à cause des intempéries, mais on ne nous a rien dit. En revanche, la personne qui m'attendait à la gare de Laon avait été informée qu'il y aurait une demi-heure de retard. »
Stéphane Stilinovic se rappelle qu'au début qu'il prenait ce train, les retards n'étaient pas si nombreux. « C'étaient plus les grèves qui pouvaient poser souci. Aujourd'hui, avec le service minimum, les jours de grève les trains qui roulent sont à l'heure. Ce sont plutôt les autres jours qu'il y a des soucis… »
Autre usager, cette Laonnoise qui prend la ligne deux-trois fois par semaine. « Je commence à 9 heures à Paris, dit-elle, Sur le papier, je pourrais ne pas prendre le premier, mais dans les faits, je suis obligée de le faire sinon je serai en retard souvent. »
Yann LE BLÉVEC
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