Publié le samedi 08 octobre 2011 à 08H55 - Vu 182 fois
On aurait tort de sous-estimer la volonté de dialoguer du maire de Villers-Cotterêts, Jean-Claude Pruski. Massif personnage, calme par intermittence, il est maire depuis 2008 et n'avait jamais été élu avant d'être bombardé 1er rôle dans ce scénario électoral et propulsé au conseil municipal, divisions aidant, avec 35, 84 % des 4 029 suffrages exprimés.
Jean-Claude Pruski, correspondant de presse au réseau patiemment poli, succède en 2008 à l'architecte Renaud Bellière. Il rafle quelques semaines plus tard la présidence de la communauté de communes, ce qui ne gâche rien, et emmène dans ses valises Julien Meimon, conseiller municipal délégué à la communication, en mairie, et bientôt donc, vice-président aux sports en mode intercommunal. Un nom à retenir, Meimon. Jeune, indemnisé pour ses deux mandats, haut fonctionnaire à Paris, mais qu'on voit en réunion aussi souvent que le spectre de Dumas en ville.
Un agenda chargé
Jean-Claude Pruski, maire, n'a pas traîné et choisit d'investir pleinement la fonction. Renaud Bellière, son libéral prédécesseur, avait sensiblement fait de même. Il avait investi… mais sur ses deniers personnels, pour meubler à son goût son bureau d'élu. À quelques billets près, 1 500 € de bureaux, chaises et caissons, choisis chez Ikéa, ce qui peut aisément se discuter.
Jean-Claude Pruski expliquait l'année dernière n'avoir rien fait d'autre que de meubler son bureau vidé. Alors donc, il ne voulait pas accueillir ses hôtes, les jambes croisées, assis par terre tel un chef sioux (l'union du 10 juin 2010). Il ajoutait, à propos des travaux (32 000 € aujourd'hui) entrepris dans son bureau (30 m2) : « Qui donc veut venir se rendre compte peut le faire. »
Les promesses n'engageant que ceux qui les croient, nous nous y sommes risqués. Quatre appels, un fax, pour autant de demandes de rendez-vous. Le maire, dont l'agenda vaut bien davantage que celui d'un ministre, a finalement trouvé le temps de nous joindre. Pour nous expliquer que « tout cela ne mérite absolument pas un rendez-vous ». À sa manière, le citoyen Pruski venait de répondre.
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