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La maison de retraite doit fermer

Publié le mercredi 25 août 2010 à 10H52 - Vu 510 fois


Le couperet est tombé pour le couple Nautré. Leur maison de retraite ferme.  Elle ne rouvrira que si elle est mise aux normes.

Le couperet est tombé pour le couple Nautré. Leur maison de retraite ferme. Elle ne rouvrira que si elle est mise aux normes.


LONGUEVAL-BARBONVAL (Aisne). La préfecture ordonne la fermeture de la maison de retraite de Longueval. Carences humaines, médicales et, maintenant, problèmes techniques…  Les gérants dénoncent un harcèlement.

LE bras de fer engagé depuis plus de deux ans entre la préfecture et ses services d'une part et le couple de gérants de la maison de retraite Les tourterelles, Evelyne et Francis Nautré, à Longueval-Barbonval, d'autre part vient de tourner à l'avantage de l'Etat. Le préfet, Pierre Bayle, a en effet signé un arrêté de fermeture administrative de l'établissement. Le texte est daté du 19 août dernier. Il est l'aboutissement de multiples contrôles tendus effectués par les agents de l'agence régionale de santé.

Des injonctions sans suite


La fermeture prononcée, les vingt-et-un patients de cette structure (non médicalisée mais connue pour héberger une proportion importante de personnes âgées impotentes) vont être transférés dans le mois qui vient dans d'autres établissements convenant géographiquement et financièrement aux souhaits des familles. La tâche ne sera pas aisée.
Les Tourterelles et son équipe se faisaient forts d'aligner des tarifs (1 500 euros/mois) très ajustés.
Le prix, évidemment, ne fait pas tout, surtout lorsque l'établissement, qui ne peut fonctionner sans les agréments de l'Etat, ne respecte pas les consignes fixées par la tutelle sanitaire.
Et c'est précisément ce point que les gérants de la maison de retraite se sont vus reprocher. Jusqu'à affronter maints soupçons d'incompétence et des signalements pour d'éventuelles maltraitances (non avérées à ce jour).
Le 18 janvier dernier, une inspection de contrôle avait été menée dans l'établissement, conjointement par les personnels de la DDASS et les services du conseil général.
Le préfet avait, peu de jours après, adressé une lettre d'injonctions au gérant de l'établissement (officiellement, Evelyne Nautré) afin de remédier aux « dysfonctionnements des conditions d'installation et d'organisation susceptibles de menacer ou de compromettre la santé, la sécurité ou le bien être des personnes hébergées ».
Le 17 mai dernier, Evelyne et Françis Nautré avaient tout lieu d'espérer un répit après une énième visite des inspecteurs de l'ex DDASS pour lesquels, alors, « des améliorations » avaient été « apportées par le gestionnaire ». Certes, « plusieurs injonctions, y compris médicales » n'avaient pas « encore été réalisées », notait encore l'ARS, mais le « suivi régulier de la mise en œuvre des injonctions non réalisées » que l'Etat prévoyait d'effectuer dans la structure, permettait ordinairement d'envisager un été paisible.

Les issues de secours verrouillées


Il n'en a rien été. Le 19 juillet, d'autres inspecteurs cette fois, ceux de la commission de sécurité de l'arrondissement de Soissons, constataient le « non-fonctionnement de l'équipement d'alarme lors de la coupure électrique et la non-audibilité de celle-ci, électricité non coupée ».
Autre élément défavorable apporté par les techniciens de cette commission : le verrouillage des sorties de secours, l'absence d'équipements de détection dans certains locaux et notamment dans la salle de restauration.
Enfin, les gérants ont été dans l'impossibilité de présenter à leurs hôtes les rapports de vérification de l'ascenseur, de l'étanchéité des conduites de gaz et des chaufferies.
Si la préfecture indique, au surplus, qu'une visite le 3 août dernier a permis aux services de l'Etat de constater que les injonctions d'avril et juin 2010 n'avaient toujours pas été prises en compte, ces observations d'ordre technique apparaissent pour la première fois, dans la panoplie de griefs relevés à l'encontre des gérants et dirigeants des Tourterelles.
Chose étonnante, c'est l'élément principal avancé aux gérants : pour projeter une réouverture, ils doivent en priorité respecter les prescriptions de la commission de sécurité et en attester par une réception de travaux.

Yves KLEIN

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MANSA

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30/08/2010 à 16h13

La fin attendue de ce long feuilleton... On peut se demander pourquoi les services de l'Etat ont mis si longtemps à réagir. Si cette maison de retraite est en dehors des clous, cette fermeture aurait du être prononcée bien avant... A moins qu'elle ne faisait de l'ombre à d'autres, plus influents... Tout est tellement possible aujourd'hui.

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