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La garde à domicile sans se ruiner

Publié le lundi 06 août 2012 à 11H00 - Vu 258 fois


Philippe Mesnigé devrait intervenir pour quelque 70 employeurs, d'ici fin 2013.

Philippe Mesnigé devrait intervenir pour quelque 70 employeurs, d'ici fin 2013.


SOISSONS (Aisne). L'Association d'aide et de garde à domicile de l'Aisne se propose de jouer le rôle de mandataire dans le service rendu aux personnes âgées, ce qui fait baisser la note de frais.

C'EST nouveau, ça vient de sortir… des dossiers de l'Aagda (Association d'aide et de garde à domicile de l'Aisne), depuis le 1er juillet. Désormais, il sera possible d'accéder à la garde de nuit ou à demeure sans passer par la case prestataire, service rendu depuis toujours par l'association, mais devenu inaccessible financièrement à plus d'un… « La nouvelle convention collective de l'aide à domicile ne permet plus d'avoir des forfaits », explique Dominique Villa, directeur de l'Aagda basée à Soissons.
En clair, une personne passant la nuit chez une personne âgée devrait, via l'Aagda, en tant que prestataire, être payée 20,87 € de l'heure, même si elle n'a rien à faire d'autre que d'être prête à intervenir. Pour tous ceux à qui un tel service est devenu inaccessible, l'association a voulu proposer autre chose en devenant mandataire, avec la création d'un centre de ressources.
Car il y a des besoins, Dominique Villa a même des chiffres. L'Aagda devrait jouer, selon ses prévisions, le rôle de mandataire dans quelque 70 dossiers, d'ici fin 2013 et 120, un an après. Il révèle d'ailleurs que certaines familles de sa connaissance n'attendent que la création du service, depuis janvier dernier et le changement de convention collective. Car, pour reprendre les chiffres, ce nouveau système permettrait, pour une nuit calme, de ne payer qu'un forfait de 5 heures au lieu de 10 et, en plus, pour un coût bien moindre, le prestataire n'étant plus là. La personne gardée joue cette fois le rôle de l'employeur et l'association, celui de mandataire. « Nous l'accompagnons. »

Vingt temps pleins en perspective

Cet accompagnement interviendra aussi bien pour le choix de l'employé, « nous avons l'obligation de lui présenter deux ou trois personnes », précise le directeur, faisant référence à « l'expertise » de l'association dans cette sélection, que pour la rédaction des fiches de paie. L'employeur, lui, n'aura plus qu'à faire les chèques ! Et, sur les 14 euros qu'il versera pour une heure de surveillance, deux iront à l'association.
Cette dernière aura ainsi participé à la création d'emploi, souligne le directeur, qui a également, dans ce domaine, une idée de ce qu'un tel projet pouvait représenter. Il pense que vingt équivalents temps plein peuvent être réalisés d'ici fin 2014. Et si aucun contrat n'a encore été signé entre un employeur et un employé pour garde de nuit ou garde à demeure, l'Aagda, elle, a déjà créé un emploi. Celui de Philippe Mesnigé, chargé à mi-temps de suivre les dossiers !

Laurence PICANO

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Commentaires anonymes

07/08/2012 à 08h15

Tres bonne idée

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