Publié le samedi 11 février 2012 à 12H00 - Vu 34 fois
La piste de course garde la fine couche de neige qui la recouvre, afin de ne pas geler en profondeur.
À deux semaines de la reprise, l'hippodrome de la Capelle a réalisé la plupart des travaux d'entretien mais le froid pourrait, s'il se poursuit, compromettre la première journée de courses.
QU'IL fasse froid ou non, l'hippodrome de La Capelle peaufine les réglages pour que la saison puisse être lancée sans problème le 26 février.
Pour cela, il n'est pas uniquement question de bichonner les pistes. Jérôme Langhendries, directeur de l'hippodrome, explique que dès le 11 novembre et la dernière course de l'année, les personnels d'entretien se sont mis au travail. D'abord pour « nettoyer tout l'édifice de fond en comble, en particulier ce qui ne peut pas être fait entre chaque course pendant la saison », ensuite pour « réaliser l'entretien courant ». En outre, il s'agit de « mettre à niveau les différents systèmes de sécurité après les passages des commissions correspondantes ».
Ces opérations effectuées, les installations, « restaurant panoramique, bar à champagne, hall des paris, vestiaires et différents box de course sont mis hors gel et ne risquent rien ».
En ce qui concerne les pistes, en revanche, le traitement est bien différent.
Deux pistes, deux situations
Celle d'entraînement doit « toute l'année rester praticable ». Recouverte de mâchefer, elle peut « geler en profondeur » mais sa surface doit « conserver une certaine souplesse, c'est pourquoi une herse est passée quotidiennement ». Malgré les températures extrêmes, la formule fonctionne puisque l'entraînement a pu se poursuivre sans interruption depuis le début de l'hiver.
En ce qui concerne la piste de course, « la situation est relativement différente puisqu'elle a été laissée en sommeil depuis la dernière course de la saison ». En ce qui la concerne, « il est préférable de laisser un manteau naturel de neige la couvrir car cela permet d'éviter qu'elle ne gèle trop en profondeur ».
À partir de la semaine prochaine, il est d'ailleurs prévu de « débuter la préparation qui permettra de la rendre praticable en fin de mois », mais cette préparation reste tributaire des conditions climatiques. Situé à plus de deux cents mètres d'altitude, contre cinquante pour la plupart des autres hippodromes du nord de la France, La Capelle peut subir des gelées qui forceraient, « comme en 2006, à annuler la première épreuve », mais l'optimisme reste pour le moment de mise, même après l'incident de cette semaine qui a vu le froid venir à bout de l'eau courante dans l'un des centres d'entraînement. Quoi qu'il en soit, « aucun retard n'est pour le moment à déplorer et tout sera fait pour que la fête soit belle lors de l'ouverture, mais aussi et surtout le 7 mars pour la première épreuve du Grand national du trot 2012 ».
Vianney PANNET
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