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Justice et éducation : deux piliers qui vacillent

Publié le vendredi 11 février 2011 à 12H00 - Vu 553 fois


Une courte apparition devant le tribunal de Soissons.

Une courte apparition devant le tribunal de Soissons.


Journée de mobilisation dans l'Aisne. C'était un jeudi soir pour la justice et l'éducation.

Ils tractent à Soissons

Magistrats, greffiers et fonctionnaires des trois tribunaux de grande instance de l'Aisne étaient mobilisés hier  pour « défendre leur indépendance ».APRÈS avoir décidé, lundi, de renvoyer toutes les audiences civiles et pénales prévues jusqu'à hier, les magistrats du siège et du parquet ainsi que les greffiers et fonctionnaires du tribunal de grande instance de Soissons, se sont brièvement rassemblés sur les marches du palais de justice jeudi en fin de matinée.
Quelques salariés de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et un seul membre du barreau soissonnais s'étaient joints à eux.
Vêtus de leur robe noire, les personnels du TGI brandissaient une feuille où l'on pouvait lire « Justice en danger - Magistrats mobilisés ». Les plus hardis des « manifestants » - battre le pavé n'est pas leur habitude - sont allés distribuer le tract réalisé pour l'occasion aux automobilistes et piétons qui circulaient rue Saint-Martin.
Les membres de l'institution judiciaire entendaient ainsi réagir aux récents propos du président de la République mettant en cause leurs collègues de Nantes, après la mort de Lætitia Perrais, et « défendre une justice indépendante, garante des libertés individuelles ». Ils devraient décider ce matin de la suite du mouvement.
Ph.R.

 

200 manifestants à Laon

Excédés par la politique menée par le gouvernement, les enseignants et parents d’élèves ont défilé partout en France. Y compris dans l’Aisne.
Environ ent quatre-vingts personnes ont défilé dans les rues laonnoises hier midi. Une manifestation à l’initiative du syndicat du premier degré, le FSU-SNUIPP.
Partis en rangs serrés de la cité administrative située en ville haute professeurs, parents d’élèves et enfants se sont rendus dans le calme à la Préfecture, répondant ainsi au mouvement national lancé par les syndicats des enseignants.
Drapeaux FSU, SNES — le syndicat des enseignants du second degré — et banderoles hauts levés dans le ciel ; ils ont protesté et témoigné de leur colère et de leur inquiétude face à la fermeture programmée de plusieurs classes à la rentrée de septembre 2011.
« Trois classes en moins = élèves en danger », pouvait-on lire sur les banderoles, relatives à la suppression de ces classes au collège des frères Le Nain. L‘Union nationale des associations autonomes de parents d’élèves (Unaape), en a d’ailleurs profité pour faire circuler une pétition contre la fermeture de ces classes, récoltant ainsi une centaine de signatures. Si sur le plan national, 16 000 emplois seront supprimés en raison du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, dans l’Aisne cinquante six postes sont concernés.
Lé. B.

Château-Thierry
Toutes banderoles dehors, enseignants, syndicalistes, parents d’élèves, écoliers, élus du sud de l’Aisne...se sont retrouvés hier sur les coups de 17 h 30 devant les locaux de l’inspection de l’éducation nationale, quai Gambetta. Ils étaient environ 250 à protester contre les fermetures de classes annoncées dans les écoles et la baisse des moyens (heures de cours, agents de service, assistants de vie scolaire...) dans les collèges et lycées. Le cortège a ensuite descendu la rue Carnot pour se rendre à la sous-préfecture castelle. Tous se sont promis de revenir ce samedi 12 février à 11 heures devant la sous-préfecture pour une nouvelle manifestation avant de se retrouver sur le pont de la Marne pour inaugurer une exposition sur l’école rurale, l’école urbaine.
F.P.

Saint-Quentin
A l’appel du syndicat FSU, une centaine d’enseignants se sont rassemblés devant l’hôtel de ville de Saint-Quentin. Tous craignent une rentrée scolaire difficile en septembre prochain. Des effectifs en élèves en augmentation et des postes d’enseignants supprimés. Beaucoup pensent même à un excès de zèle de la part de l’inspecteur d’académie d’Amiens qui selon eux en fait plus que demandé. C’est en cortège que les manifestants se sont rendus à la sous-préfecture. Ils ont été reçus par le sous-préfet Jacques Destouches qui fera remonter les craintes des enseignants, au ministère concerné.

Chauny / Laférois
Alors que mercredi soir, les parents d’élèves des écoles du Laférois attendaient l’Inspectrice d’académie, Agnès Mouthaut, à la sortie d’une réunion de travail avec les élus organisée à Beautor, hier après-midi, à Chauny, les parents des écoles Germaine Harleux et Boulloche manifestaient sur les marches de l’Hôtel-de-ville. A l’adjointe au maire, Josiane Gudefroy, qui leur exposait la réflexion menée par les élus sur un projet de regroupement scolaire, ils opposaient des conditions matérielles permettant aux enseignants de dispenser un enseignement de qualité. Parents et représentants syndicaux présents disent « non » au regroupement qui signifie pour eux à terme des classes surchargées.


Villers-Cotterêts

Les enseignants de plusieurs groupes scolaires de Villers-Cotterêts, dont ceux de l’école Moncond’huy, où une classe doit être supprimée, étaient présents sur le marché cotterézien, hier matin. D’autres, venant de Vic-sur-Aisne, où une classe est également menacée, les avaient rejoints.
Des parents étaient également sur place, pour soutenir l’action. Ils proposaient à la population de signer une pétition.

Soissons
Réunis hier soir en assemblée générale, les enseignants du lycée Gérard-de-Nerval de Soissons ont décidé d’occuper la salle des professeurs pour la nuit de jeudi à vendredi afin de protester notamment contre la suppression d’une classe de seconde et de 102 heures d’enseignement général. De vingt à vingt-cinq enseignants devaient dormir sur place.

Hirson
Une cinquantaine de personnes a manifesté ce jeudi à Hirson, à l’appel de la Fsu. Jean-Pierre Clavère, secrétaire départemental de la Fsu et enseignant en Thiérache, avait aussi reçu le soutien de quelques militants de la Cgt locale. Jean-Pierre Clavère s’est étonné de l’absence des représentants des autres syndicats de l’Education nationale.
Après un rassemblement à la salle Fernand-Antoine, les manifestants ont rejoint le siège de l’Inspection de l’Education nationale, distant de quelques centaines de mètres.
Là, ils ont accroché quelques pancartes sur les murs de l’immeuble. Jean-Pierre Clavère a ensuite déposé une motion auprès de l’inspecteur de l’Education nationale. « L’Etat fait tout le contraire de ce qu’il devrait faire », peut-on notamment y lire.

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jeco

12/02/2011 à 08h32 | 1

C'est vrai, deux piliers qui vascillent. Deux piliers qui s'égarent. Une justice qui se prend pour une assistante sociale, une éducation qui se prend pour tout sauf pour des éducateurs, le tout sur fond politique.
Les fondamentaux! Revenir aux fondamentaux.

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