Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

JAULGONNE / La lutte s'amplifie Contre la classe menacée, les commerces en berne

Publié le samedi 11 février 2012 à 12H00 - Vu 83 fois


1 2 3
Des mamans faisaient signer les pétitions.

Des mamans faisaient signer les pétitions.


Jeudi matin, des commerçants de Jaulgonne ont fermé boutique et apposé des affiches sur leurs vitrines. Ils protestaient contre la fermeture annoncée d'une classe à la rentrée prochaine.

REMONTÉS, les commerçants de Jaulgonne ! Jeudi matin, pour protester contre la fermeture annoncée d'une classe du regroupement scolaire à la rentrée prochaine, la majeure partie (pharmacien, buraliste, épicier, vendeur de prêt-à-porter…) n'a pas hésité à fermer boutique durant deux heures. Ils ont aussi placardé moult affiches sur les vitrines rappelant aux habitants et aux automobilistes de passage qu'une classe qui ferme dans un bourg, c'est souvent de mauvais augure. « Après, on ferme l'école et le village se meurt à petit feu, c'est la descente aux enfers assurée », déplore Olivier Rimlinger, boulanger, qui ajoute : « Quand il n'y a plus d'école, il n'y a plus d'enfant, plus de couple et plus de commerce ! »
À la boucherie Pointout, même inquiétude : « Si les écoles ferment, les habitants partiront, alors on soutient nos écoles ! » Et le jour était particulièrement bien choisi puisque le matin même, Yannick Deville, inspecteur de l'éducation nationale, est venu rencontrer les maires des six communes du regroupement en mairie de Jaulgonne (Barzy-sur-Marne, Courtemont-Varennes, Passy-sur-Marne, Chartèves, Reuilly-Sauvigny et Jaulgonne) pour évoquer la fermeture d'une classe.
Banderoles et pétitions
Parallèlement, parents d'élèves, citoyens, retraités, bambins, syndicalistes et représentants du collectif « Combat pour l'école » sont venus braver le froid pour afficher leur mécontentement devant la mairie.
Munis de banderoles aux messages explicites et vêtus pour certains de tee-shirts où l'on pouvait lire « Touche pas à mon école », ils ont réaffirmé être contre la décision de l'Éducation nationale : « Nous ne pouvons accepter la fermeture d'une classe à Courtemont-Varennes, d'autres classes seront surchargées, ou à plusieurs niveaux, comment voulez-vous conserver un apprentissage efficace ? », s'indigne une maman.
Les communes devraient aussi connaître un afflux d'habitants, trente-sept maisons devant être construites d'ici 2013 à Courtemont-Varennes. Sans compter la scolarisation de nombreux enfants en 2013. « Pourquoi fermer si on doit rouvrir après ? », s'interrogent les parents d'élèves. Ces arguments, une délégation de parents est allée les faire valoir à l'inspecteur, jeudi matin. M. Deville les a écoutés et a promis de faire remonter leurs doléances à l'inspection d'académie, à Laon.
Dans l'attente d'une réponse favorable, la mobilisation ne faiblit pas. Deux réunions avaient déjà été organisées, des pétitions circulent encore (480 signatures ont été collectées en trois jours). Et d'autres idées ne manquent pas pour obtenir gain de cause….
Frédérique PETRE

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952