Publié le samedi 02 juillet 2011 à 10H00 - Vu 49 fois
C'est en début de semaine que des échanges houleux se sont déroulés entre élus, avant la lettre ouverte tombée hier.
Après les échanges houleux du début de semaine entre Patrick Orvane, le maire de Manicamp qui veut intégrer la communauté de communes de Chauny-Tergnier, Thierry Lemoine, président du Val de l'ailette et Jacques Desallangre, président de Chauny Tergnier, une poignée d'élus vient de rédiger une lettre ouverte appelant à la fin des égoïsmes territoriaux.
Elle est signée de la main du maire de Besmé, Evelyne Bouillon, du conseiller municipal de Bourguignon-sous-Coucy, Alexandre Purnelle (qui est suppléant au Pays Chaunois), du maire de Pierremande, Françis Martin et d'Alban Delforge, son 1er adjoint, voici ce qu'elle dit en substance.
À l'ère de Yalta
« Nous ne pouvons que féliciter le préfet de l'Aisne d'avoir eu le courage de rattacher un certain nombre de communes volontaires à la CCCT. C'est ainsi respecter la décision des exécutifs locaux et c'est surtout convenir que ces communes ont un bassin de vie, une zone d'attraction, qui les dirigent irrémédiablement vers le territoire de Chauny-Tergnier.
Toutefois, le président de la CCCT, M. Desallangre, s'émeut de cette situation dans la presse, et dans des courriers adressés au préfet et aux élus. Il souhaite que la commission départementale de coopération intercommunale modifie le projet du préfet. Dans ses écrits, le député Desallangre parle « aire d'influence… partition territoriale… équilibre ». Il s'agit de paroles d'une ère révolue, celles de Yalta, celles du partage du monde entre gens de bonne compagnie. N'accepte-t-on pas le principe des peuples à disposer d'eux-mêmes au sein du pays Chaunois ?
Les principaux arguments pour refuser l'entrée des communes volontaires vers la CCCT : la ruralité (étonnant mépris à l'égard des communes rurales déjà membres de la CCCT), la différence de richesse. N'est-ce pas une triste vision du territoire. Est-ce cela que l'on attend de nos élus ? Vivre dans le passé, ruminer des rancunes à l'image des revanchards qui ont conduit la France dans les guerres mondiales. Ne cherche-t-on pas au contraire des élus qui ont une vision d'avenir ? Quitte à amender le projet, à proposer une alternative constructive au schéma du préfet, les trois communautés de communes alentour doivent au contraire rechercher le bien commun. Si ces structures voulaient bâtir un futur, elles décideraient une grande intercommunalité, basée sur le périmètre du Pays Chaunois. À quoi cela sert-il de soi-disant travailler au sein du Pays Chaunois et de refuser une vraie coopération quand l'opportunité apparaît ? Certes les egos vont en prendre un coup ; moins de structures, c'est moins de présidents et de vice-présidents, c'est moins d'indemnités d'élus, et moins de charges financières pour nos concitoyens.
En définitive, nous ne demandons qu'une chose à nos collègues élus, c'est de respecter les populations.
La prochaine réunion de la commission départementale de coopération intercommunale sera pour eux l'opportunité de réformer le projet du préfet. Qu'ils y aillent en n'oubliant pas qu'idéalement, ils ont été élus uniquement pour porter les aspirations de leurs concitoyens et le devenir d'un territoire auquel nous tenons tous. Construire, c'est anticiper, et surtout, c'est oser. »
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site







Réagissez