Publié le dimanche 30 octobre 2011 à 11H00 - Vu 49 fois
C'était il y a un an. Julien Heurton faisait barrage de son corps face aux attaquants troyens. Avec succès, car sans lui, l'addition aurait été encore plus salée.
Débarqué à Château-Thierry lors de l'été 2010 en provenance de Chevrières, Julien Heurton s'épanouit pleinement devant le but castel. En deux saisons du côté de l'Omois, il s'apprête à vivre sa seconde expérience face à une équipe professionnelle grâce à la Coupe de France. La première, face à Troyes alors promu en Ligue 2, avait été douloureuse sur le plan comptable (défaite 0-12), mais d'une rare richesse sur le plan personnel.
Julien, comment abordez-vous cette rencontre face aux pros beauvaisiens ?
« Normalement ! Il n'y a pas eu de préparation, ni d'entraînement spécifique. Nous avons simplement eu une séance avec beaucoup de centres, car on s'attend à être très sollicité au niveau aérien. Il n'y a pas eu de séances spécifiques tirs au but non plus. J'affectionne ce genre de duel, car je fonctionne à l'instinct et puis j'observe beaucoup les joueurs pendant le match. »
Beauvais a connu des difficultés au tour précédent face à une équipe d'Excellence (0-3 puis 2-3). Rêvez-vous d'un tel résultat ?
« Le rêve, c'est la qualification ! Dans nos têtes, on y croit. On sait que la possibilité existe à condition d'avoir l'état d'esprit nécessaire pour réussir l'exploit. Maintenant, je pense que ce match a dû leur servir de leçon et qu'ils viendront ici plus concentrés. »
Jouer Beauvais au 6e tour n'est-ce pas frustrant ?
« Si parce que nous aurions aimé affronter une équipe de notre niveau pour accroître nos chances d'atteindre le 7e tour. Laon a bien réussi à pousser Compiègne dans ses retranchements (0-1). Pourquoi pas nous ? »
Cette rencontre peut-elle servir de déclic pour la suite de la saison ?
« Nous risquons d'être acculé sur notre but, de subir le jeu. Ce match sera intéressant pour voir où nous en sommes au niveau de l'état d'esprit, de la solidarité. À ce niveau-là, ce sera un match riche d'enseignements pour nous. »
Une expérience gratifiante
Comment avez-vous vécu l'après Troyes et ce 12-0 ?
« Sur le coup, on ne s'en rend pas compte, c'est le lendemain, à tête reposée, que cela fait mal, que les questions surgissent. On essaie d'extraire le positif. Nous avons su résister une demi-heure, nous avons joué dans un stade plein. Et puis, on se dit que sans les arrêts effectués, on en aurait pris 18 ou 20 ! Peu importe le score, c'est une expérience vraiment gratifiante »
Propos recueillis par F.H.
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