Publié le lundi 20 décembre 2010 à 12H00 - Vu 817 fois
L'un des candidats malheureux pour louer un hélicoptère au Samu 02 s'étonne qu'on est retenu un autre candidat plus cher.
LAON (Aisne). Une société candidate, afin de louer un hélicoptère au Samu 02, s'étonne qu'on lui ait préféré un concurrent nettement plus cher.
LE sujet avait fait polémique lors du dernier conseil municipal (l'union du 9 novembre). Le maire, Antoine Lefèvre, avait regretté que le Département se soit désengagé de l'hélicoptère sanitaire.
Piqué au vif, Fawaz Karimet, conseiller général, avait déclaré qu'il était surtout dommage d'avoir retenu une société pour cet hélicoptère plus chère qu'une autre et « offrant les mêmes prestations ».
En fait, en 2009, un appel d'offres a été lancé par le centre hospitalier pour la location d'un hélicoptère et de son équipage (et les prestations de maintenance), afin d'assurer les transports sanitaires pour le Samu 02 et les hôpitaux de l'Aisne.
Quatre entreprises auraient répondu à cette procédure et c'est une société belge qui a été retenue par un groupement d'intérêt comprenant notamment des représentants des hôpitaux et des élus de différentes collectivités. Mais en juin dernier, le directeur du Samu 02 s'est ému du fait que la Région et le Département ne reconduiraient pas les conventions relatives au financement de l'hélicoptère, une perte financière alors estimée à 300.000 euros par an.
235 000 euros par an
Une intervention qui a fait réagir Christophe Rosset, responsable de la société Helicap, qui avait répondu à l'appel d'offres pour l'hélicoptère.
Cette société s'occupe d'une quinzaine d'hélicoptères sanitaires départementaux. Ce dernier a pris sa plume pour expliquer que selon lui le Samu 02 aurait pu compenser en grande partie la perte financière.
« J'ai écrit aux présidents du conseil général et du conseil régional pour leur indiquer que nous avions fait une offre nettement moins élevée que celle de la société retenue, soit 235000 euros de moins chaque année, un gain de 18,4 % », affirme ce dernier.
Il ajoute que le contrat est conclu pour une période de cinq ans, ce qui fait au bout du compte une différence de plus d'un million d'euros entre les deux offres.
« En tant que contribuable, je crois qu'il y a de quoi se poser des questions. Notre machine est largement aussi performante, si ce n'est plus que celle qui est actuellement sur site. Nous étions vraiment persuadés qu'on aurait ce marché », poursuit Christophe Rosset.
Dans l'appel d'offres, les choix d'attribution évoquent le prix mais aussi la valeur technique. Un cahier des charges strictes donc qui pourraient aussi peser dans la balance de même que d'autres critères.
En attendant, Christophe Rosset affirme encore qu'à l'époque la société retenue n'était pas dans les clous en terme de réglementation. « Il a fallu qu'on agisse à ce sujet. »
Il évoque aussi des recours du syndicat national des exploitants d'hélicoptère ou d'un autre candidat à l'appel d'offres.
Yann LE BLÉVEC
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Les dernières contributions
polodu02
21/12/2010 à 11h18
le critère de l'offre économique la plus avantageuse, et non de l'offre la moins chère, ouvre bien souvent la porte à une évaluation sur des critères subjectifs et permet le favoritisme, porte ouverte à bien des dérives . car, si l'on n'est pas expert, il est bien difficile de juger le bien fondé de l'offre la mieux disante.
MANSA
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20/12/2010 à 15h09
Mais si ce responsable a des doutes, qu'il fasse un recours contre cette décision: il en a le droit, et le juge administratif vérifiera que la commission d'appel d'offres a bien retenu l'offre économiquement la plus avantageuse, parmi celles arrivées dans les délais.