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Future CAF de l'Aisne / Didier Aubossu : satisfait, mais vigilant

Publié le mercredi 10 novembre 2010 à 11H30 - Vu 289 fois



SOISSONS (Aisne). Fin 2011, il n'y aura plus qu'une seule Caisse d'allocations familiales  dans l'Aisne. La CAF de Soissons  a néanmoins obtenu  de garder le siège administratif.

EN fin de semaine dernière, le conseil d'administration de la Caisse d'allocations familiales soissonnaise a voté, à 85 %, la création de la future CAF de l'Aisne - née de la fusion avec la caisse saint-quentinoise -, ainsi que la fixation du siège social à Saint-Quentin et du siège administratif à Soissons.
« Soissons a la satisfaction d'avoir été reconnue, avec enfin un bon accord », confie le président de la CAF, Didier Aubossu.
La partie n'était pourtant pas gagnée dans le bras de fer engagé avec Saint-Quentin. La Caisse nationale (CNAF) avait adopté le principe de la départementalisation en septembre 2007.
« Dès cette époque, nous souhaitions que soit mis en œuvre le meilleur projet, en tenant compte de l'histoire. Xavier Bertrand était alors ministre de tutelle des CAF et souhaitait passer outre notre position », explique Didier Aubossu, pour qui le souci premier de son conseil d'administration était de « maintenir le service de proximité », apporté à ses 50 000 allocataires mais aussi de « préserver les emplois » (180 salariés).

La médiation de la CNAF


La CAF de Saint-Quentin (42 000 allocataires et 120 salariés) avait, elle, note Didier Aubossu, « un positionnement comme absorbant » : « Nous, nous ne voulions surtout pas entendre parler d'absorbant et d'absorbé. C'est pour cette raison que nous souhaitions que la future CAF de l'Aisne ait son siège social à Laon - le conseil général étant notre principal partenaire quant au budget social - et que l'on maintienne deux sièges administratifs à Soissons et Saint-Quentin. »
En mars dernier, les conseils d'administration des deux CAF ont pourtant été invités à se prononcer sur la seule définition du siège de la caisse de l'Aisne à Saint-Quentin.
Si le CA saint-quentinois a, sans surprise, voté à l'unanimité pour, celui de Soissons s'est prononcé à 40 % pour, les 60 % restants exprimant diverses positions dont la moitié environ de refus de vote. « C'était vraiment une délibération aux forceps et une mascarade de vote », juge aujourd'hui Didier Aubossu.
En juin, les CA avaient, cette fois, à adopter la dissolution des deux caisses et la création de la nouvelle entité. « Saint-Quentin s'est prononcé pour à 100 %, lors d'un vote à mains levées. Nous contre à 60 %, lors d'un vote à bulletins secrets », relève le président soissonnais. La situation était dès lors bloquée, « personne ne pouvant nous l'imposer », note Didier Aubossu. La CNAF a donc dû servir de médiateur pour régler le contentieux soissonno-saint-quentinois.

Veiller sur le sud de l'Aisne


Si un accord a fini par être trouvé, avec le partage des sièges social et administratif, Didier Aubossu se veut malgré tout « vigilant » pour l'année de présidence qui lui reste.
Sur le fonctionnement tout d'abord, il juge « indispensable » d'avoir un poste de directeur des ressources humaines, une position que ne défend pas la CAF de Saint-Quentin, d'autant que devra être prise en compte, à ses yeux, la question des différences de salaires qui existent actuellement, à postes équivalents, entre les deux caisses.
De la même façon, il espère que les diverses organisations qui siégeront au conseil d'administration de la CAF de l'Aisne « sauront préserver la représentativité géographique ».
Il souhaite enfin, au plan de l'action sociale, que « le sud de l'Aisne ne devienne pas le parent pauvre du département ».

Philippe ROBIN

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