Publié le mardi 16 octobre 2012 à 11H00 - Vu 158 fois
Le Chaunois Steven Blondeau espère en avoir fini avec les pépins physiques.
Cela n'a l'air de rien mais le simple fait de se retrouver, crampons aux pieds, sur un pré à taquiner le cuir peut ressembler à une petite tranche de bonheur. Surtout lorsqu'on en a été privé pendant onze longs mois et que le foot est plus qu'une passion.
Ce bonheur, ce sentiment intense de se sentir vivant, Steven Blondeau y a goûté vendredi dernier lorsqu'il a rejoint ses coéquipiers chaunois à l'entraînement.
Tout s'effondre sur un appui
Une reprise collective qui met fin à une année de blessure. « Onze mois sans jouer, c'est long, très long », avoue celui qui était à Fayet dimanche pour soutenir ses partenaires en Coupe de France. D'ailleurs, le défenseur avait tellement de fourmis dans les jambes qu'il a pris en main l'échauffement de ses coéquipiers !
Il y a onze mois donc, Blondeau était victime d'une rupture des ligaments croisés du genou droit. Six mois de galère s'annoncent. Cette indisponibilité va se compliquer d'une entorse au même genou lors d'une première reprise. Nouvelle attente. « Dans la tête, tu gamberges, explique l'intéressé en regardant ses potes sortir du vestiaire fayellois. Mais avec les croisés, tu sais que tu en as pour six mois donc tu te fais une raison. »
Là où cela devient franchement plus compliqué mentalement, c'est lorsqu'à la reprise, survient l'arrachement osseux au niveau de la cheville. Comme ça, sans aucun contact, juste sur un appui. « C'était lors de mon deuxième entraînement après ma première reprise. J'espérais faire une super-préparation cet été pour être opérationnel rapidement. »
Tout s'effondre à nouveau. Quatre à six semaines d'arrêt avec son lot d'interrogations sur un corps qui est peut-être déjà usé. « J'en suis déjà à huit semaines, souffle le défenseur. J'ai repris la course et, vendredi dernier, j'ai strappé ma cheville à bloc pour jouer. » Tout a tenu. Aucune douleur et la perspective de pouvoir rejouer un match officiel qui se dessine à l'horizon. Pour peu que le corps de Steven le laisse tranquille un petit moment.
F.H.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site












