Publié le lundi 28 mai 2012 à 11H00 - Vu 387 fois
Soulagement et satisfaction pour les salariés et les représentants du personnel de Focast Picardie.
SOISSONS (Aisne). Le PDG de Focast a fait savoir au comité d'entreprise que le plan social était suspendu. Il menaçait 40 des 130 emplois de la fonderie.
UNE bonne nouvelle. En voici une, en tout cas, qui peut donner un peu d'espoir aux salariés dont l'emploi est menacé. Le plan social qui prévoyait la suppression de 40 des 130 emplois chez Focast Picardie, à Villeneuve-Saint-Germain, vient d'être levé. « Nous l'avons appris en préambule de la réunion mensuelle du comité d'entreprise. La direction nous l'a annoncé, vue la charge de travail des prochains mois et la nécessité de recourir à l'intérim », explique Thierry Regnault, secrétaire CGT du comité d'entreprise.
Une trentaine d'intérimaires
Un miracle ? Pas vraiment. « On savait que le plan de M. Alleaume ne tenait pas la route », observent, ironiques, les représentants du personnel. « On a deux fois plus de commandes que prévu », fait remarquer Franck Casola, délégué syndical CGT. Les commandes salvatrices sont quasiment tombées du ciel…
Les syndicalistes, mais aussi les élus du Soissonnais doutaient des plans et du business plan de Daniel Alleaume, le PDG. « La pression du personnel, du syndicat et des élus ont eu raison du PSE et de l'entêtement de M. Alleaume. » Le vendredi 11 mai, ils s'étaient mobilisés alors que se tenait une réunion en sous-préfecture. « Il faut que M. Alleaume soit écarté de la gestion de l'entreprise. Il a déjà conduit trois fonderies sur cinq à la liquidation, on est la quatrième. Avec lui, il n'y a pas de perspective d'avenir », réclamait le secrétaire du CE. Il était alors bien question, pour le PDG, de supprimer 40 postes, mais aussi concomitamment de renouveler des missions d'intérim.
« Il avait l'intention de les faire revenir le lundi suivant. C'était totalement illogique », grondent les cégétistes. Face à la charge de travail qui a augmenté, le carnet de commandes bien rempli notamment via l'un des principaux clients, Gima (pièces mécaniques agricoles), non seulement le plan social n'a plus lieu d'être mais dès demain mardi, une trentaine d'intérimaires travailleront à la fonderie.
« Notre boulot »
L'ambiance s'est nettement détendue dans l'entreprise : « Tout le monde est soulagé. » Le syndicat a gagné une bataille mais, il le sait, pas la guerre : « On s'attend a des surprises début 2013. Pour la charge de travail, on a une vision jusqu'à novembre. »
Il faudra d'abord passer par la case tribunal de commerce le 8 juin. Focast Picardie fait l'objet, depuis près d'un an, d'une procédure de sauvegarde (procédure collective qui permet, quand l'entreprise n'est pas en cessation de paiement, de suspendre les créances). « On va essayer d'avoir six mois supplémentaires. Notre boulot, c'est que l'on reste le plus nombreux possible, le plus longtemps possible », assurent les représentants du personnel.
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french_redneck
28/05/2012 à 12h52
Au moins une bonne nouvelles.