Publié le samedi 11 février 2012 à 12H00 - Vu 24 fois
Le chèque reçu par les représentants de chacune des associations est bienvenu en ces temps difficiles.
Dernier acte de l'association CQFD dissoute en septembre 2011 : un don de 1 265 euros à cinq associations caritatives locales, une opération pour solde de tout compte.
UNE somme de 1 265 euros, c'est à la fois peu et beaucoup. Cinq associations caritatives ont reçu un chèque de ce montant jeudi soir dans la salle située dans la cour du Temple protestant. Ce don leur a été fait par l'équipe de l'association du quartier de la Chaussée, CQFD. Après douze ans d'activité et une forte emprise dans la vie locale, la décision a été prise de dissoudre l'association au cours de l'assemblée générale qui s'est tenue en septembre 2011. Cette nouvelle a attristé l'ensemble des partenaires avec lesquels CQFD avait l'habitude d'organiser ses manifestations.
« L'esprit CQFD »
Jusqu'au bout, l'équipe aura été fidèle à ses valeurs. L'ancienne présidente, accompagnée de la trésorière, a donc jeudi soir réparti l'argent qui restait sur le compte bancaire et le Livret d'épargne entre cinq associations qui œuvrent pour le bien des autres. « Une somme rondelette », a précisé l'ancienne présidente Marguerite Roussel, puisque la brocante du 15 août avait connu, avec le temps très ensoleillé, un énorme succès. Catherine Gaudefroy, adjointe au maire en charge des affaires sociales mais également ancienne présidente de l'association dissoute, était à la fois émue et fière de constater que « l'esprit CQFD » avait survécu jusqu'à l'ultime acte.
Les représentants des cinq associations sélectionnées, La Croix Rouge, Le Secours catholique, Le Secours populaire, les Restos du cœur et l'Association chrétienne culturelle et sociale (ACCES) ont regretté qu'il en soit terminé de l'existence de CQFD et remercié les membres pour ce « très beau geste ».
Au nom de l'ACCES, Maryse Péon a précisé que cette somme allait pourvoir aux colis alimentaires distribués durant trois années.
Jacques Bouvier s'est exprimé au nom du Secours populaire pour dire publiquement qu'il rencontrait des familles en situations difficiles tous les jours et que sur le plan de l'engagement, le militant s'est dit conscient « de la lassitude » qui peut parfois gagner les bénévoles.
G.B.
Gbasile@journal-lunion.fr
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