Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Fausses factures / Le naufrage de "La Bohème"

Publié le samedi 23 juillet 2011 à 09H23 - Vu 1521 fois


1 2
Le restaurateur et l'armateur sont accusés d'avoir produit un ou plusieurs devis maquillés en factures pour obtenir une subvention de 300 000 euros de la collectivité locale.

Le restaurateur et l'armateur sont accusés d'avoir produit un ou plusieurs devis maquillés en factures pour obtenir une subvention de 300 000 euros de la collectivité locale.


« La Bohème » sombre. Le restaurateur et l'armateur sont accusés d'avoir produit un ou plusieurs devis maquillés en factures pour obtenir une subvention de 300 000 euros de la collectivité locale

Alors que le bateau restaurant de croisière "La Bohème" n'a pas quitté son amarre du Port de Givet comme prévu le 15 avril dernier, que les sociétés, la propriétaire de la péniche et l'exploitante du fond, sont au bord du dépôt de bilan, et que des factures de travaux demeurent impayées, l'avocat du conseil général des Ardennes agissant au nom de son client, vient de déposer plainte contre X du chef de vol, de détournement et d'abus de confiance. Sont évidemment visés, Frédéric Colardelle (ex-restaurateur rémois résidant dans l'Aisne) et son père Joël. Le restaurateur et l'armateur sont accusés d'avoir produit un ou plusieurs devis maquillés en factures pour obtenir une subvention de 300 000 euros de la collectivité locale

C'EST désormais le procureur de la République de Charleville-Mézières, qui tient la barre et va donner le cap. La croisière gastronomique de La Bohème sur les superbes boucles de la Meuse, de Monthermé à Monthermé via les villages de Deville, Madagascar et Laifour, sillonnant entre les légendes des Quatre fils d'Aymon, des Dames de la Meuse, de Roc la Tour… n'existent plus autrement que sur le site officiel du bateau. Les offres de promenades alléchantes, au parfum voulu de croisières transatlantiques des années 30, appartiennent désormais au monde du virtuel.
Le réel a un tout autre goût, celui d'un projet mégalomaniaque, d'un fiasco commercial, et surtout d'une minable escroquerie à l'argent public qui disqualifie l'entreprise depuis son tout début.
Avec la plainte du Conseil général, c'est devant le tribunal que le naufrage de la Bohème va toucher le fond.

La Meuse magique

Le rêve de naviguer sur les eaux chargées d'histoire de la Meuse ne date pas d'hier. Au XXe siècle depuis son début, il était même devenu réalité. C'est Yanny Hureaux, la mémoire vivante des Ardennes qui raconte : « De 1910 à 1914, à bord du Givet-Touriste, on embarquait cent passagers entre Laifour et Givet. Les riches jouissaient du confort moelleux de la première classe. Les autres, assis sur des banquettes en bois, profitaient cependant de la même vue sur l'enchanteresse vallée. Réquisitionné par l'armée française en août 1914, bientôt prisonnier des Allemands qui le baptisèrent Ludwig, libéré en piteux état en 1918, il fut acheté et retapé par des Belges qui lui donnèrent un nom bien de chez eux Mouche 13… »
Et ce ne fut pas la seule expérience. Plus récemment, deux autres bateaux, La Meuse et L'Ardennes ont rivalisé de séduction. Le Conseil général s'était alors financièrement investi. L'affaire avait été un succès. L'un des bateaux avait même navigué pendant 20 ans. Mais le temps a passé, et les navires sont devenus obsolètes. Mais l'envie restait. Pire, le désir était tenace, et pas seulement au département. A Bogny-sur-Meuse et à Givet, on souhaitait vivement qu'un nouveau bateau soit remis à l'eau.

Un investisseur sur les rangs

Début 2007, le Conseil général fait le premier pas et commande une étude à un expert en navigation fluvial, M. Grelet. L'homme n'est pas un inconnu, l'année précédente il a déjà travaillé en ce sens pour la CCI des Ardennes. En septembre il remet son rapport qui recommande un bateau d'une trentaine de mètres, capable de naviguer sur toutes les voies d'eau ardennaises. Plus encore, rapidement, il trouve le-dit bateau, disponible en Bretagne au prix de 300 000 euros. Le Conseil général est prêt à se jeter à l'eau, à l'acquérir, lorsque survient M. Frédéric Colardelle.
Ce cuisinier de profession, qui a bourlingué de cuisines en cuisine pendant 18 ans dans une quinzaine de pays du globe, et travaillé les sauces au Club Med, était revenu dans sa région natale pour y ouvrir, à Reims, rue de Thillois, un restaurant typique, Le Mexico, ainsi nommé en hommage à sa femme, une Mexicaine qui lui a donné deux enfants. Un fonds de commerce qui justement, en 2007, venait d'être vendu.
Grâce à un intermédiaire (voir notre encadré) Frédéric Colardelle rencontre Alain Guillaumin, directeur général des services du Conseil général et lui fait part de son ambition à investir, dans un bateau restaurant qui allierait les plaisirs de la gastronomie et de la fête à celui de la croisière sur la Meuse. Un projet qui a tout pour séduire le département qui est déjà disposé à mettre la main à la poche, ce qu'il fera sous forme de subvention dans l'entreprise Colardelle, mais qui n'aura pas à se soucier de la gestion du bateau, du produit et de l'entreprise. Passer la main à un privé paraît évidemment être la meilleure des solutions. A moins de tomber sur Frédéric Colardelle.
Car dès que le deal est conclu, l'ex restaurateur passe à l'action en multipliant les erreurs et les arnaques.

D'erreurs en arnaque

Sa première boulette c'est l'achat, à un marinier, en mars 2008, du Pharaon, une péniche automotrice de 47 m de long pour 5 m de large construite en Belgique en 1957. Un mastodonte dont le volume handicape la navigabilité et qui s'avère incapable, en cas de volonté de revente, de naviguer sur la plus grande partie du réseau des canaux français qui accueille des péniches de type Freyssinet de 38,50m de long au maximum. Mais sans doute cette dimension était-elle insuffisante pour combler les ambitions pharaoniques de l'acheteur. Montant de la transaction : 120 000 euros.
Le cuisinier se mue en armateur. Il lui faut trouver un chantier pour restaurer la péniche et la transformer selon ses vœux. C'est d'abord le long des quais du chantier belge Meuse et Sambre de Namur, que capitaine Colardelle lance son bout. Le Pharaon est mis à sec et examiné sur ses deux bords. Le 25 mars un devis de réfection est transmis par le chantier : montant 320 000 euros.
Ces travaux ne seront jamais exécutés. La seule facture adressée à M. Colardelle sera celle de la mise à terre, un peu moins de 1 000 euros.
Début juin, contact est pris avec un architecte du Bordelais, BEM (bureau d'étude maritime) pour mettre en musique la partition qu'il a écrite. Le cahier des charges imposé par Frédéric Colardelle qui veut davantage faire du « Pharaon » un bateau restaurant de croisière qu'un bateau de croisière faisant restauration sera à l'origine des invraisemblances de la conception. « Nous n'avons pas eu à connaître la destination du bateau explique M. Poulet de BEM. On nous a imposé un certain nombre de valeurs, de dimensions ». Le premier devis de BEM est adressé en fin de mois. Et les premiers plans sont dirigés vers Meuse et Sambre pour réalisation et Techni-France pour agrément en septembre.

Fausses factures

Coup de théâtre, M. Colardelle quitte le chantier de Namur pour rejoindre Van Kerkoeven à Charleroi. C'est là que seront réalisés les travaux, entre octobre 2008 et juin 2009, pour un montant de 390 000 euros. Adieu Le Pharaon, c'est La Bohême qui sort du chantier. « Il est laid et ne fait pas rêver », commentent alors certains spécialistes de la Meuse qui ne vont pas s'appesantir sur son gabarit. Et pourtant… Ses dimensions sont une catastrophe. Le tirant d'air est de 4,40 m ce qui n'est pas en conformité avec le règlement de la police de navigation intérieure du secteur Meuse - Canal de l'Est Givet/Bras-sur-Meuse qui n'autorise qu'un tirant d'air maxi de 3,70 m. La croisière inaugurale du bateau en destination de Charleville-Mézières, le 5 juin 2009 sera un fiasco affligeant. Et il faudra toute la diplomatie du Conseil général pour obtenir une autorisation provisoire de navigation. Les VNF exigeant toutefois ensuite que la terrasse soit neutralisée lors des déplacements du bateau.
Mais c'est sur le financement que l'incroyable va se produire. D'une façon ou d'une autre, M. Colardelle sait que le Conseil général est disposé à investir 300 000 euros. Toute sa stratégie va donc consister à récupérer l'intégralité de cet argent public. Mais il y a un im pératif : il faut que la subvention soit équivalente à 35 % maximum de l'argent investi.
Il faut donc que M. Colardelle présente des factures acquittées d'au moins 850 000 euros. Faute d'avoir des vraies pour l'intégrité de la somme, (il doit encore de l'argent à ses fournisseurs), il va produire des fausses : 120 000 euros pour l'achat du bateau, Sambre et Meuse 322 950 euros ; Sambre et Meuse encore 76 250 ; Metro près de 200 000 euros et même des factures de Pologne pour 100 000 euros. Total 800 000 euros, il y est. Un total surdimensionné par rapport à la réalité de ses dépenses qui s'élèveraient en fait à un peu plus de 600 000 euros. Un investissement réalisé sans bourse déliée puisqu'il se compose des 300 000 euros de subvention du département et d'un emprunt de 350 000 euros au CIC de Charleville.
Depuis quelques mois, M. Colardelle tente de revendre La Bohème au Conseil général. Il en demande 950 000 euros. Il n'y a pas de petits profits.

Dossier Christian Chardon

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Les dernières contributions


REDAN

26/07/2011 à 11h45

Ma contribution enregistrée le 24/07 à 19h06 a disparu

yan lang

J'ai décidé d'être un homme libre. C'est un combat de tous les jours que les obtus ne peuvent comprendre.

25/07/2011 à 23h13

Ah oui, j'oubliais, que "vous ne saviez plus trés bien", on s'en fout.
A chacun ses limites...

yan lang

J'ai décidé d'être un homme libre. C'est un combat de tous les jours que les obtus ne peuvent comprendre.

25/07/2011 à 23h04

Miroir, je ne vois pas trés bien le lien de vos écrits avec le sujet de ce post.
Comme d'habitude, vous vous défoulez. Je ne perdrai donc pas mon temps à débattre avec vous. Allez salut, le chienchien de son maitre... :-))))))))))

Le clown

25/07/2011 à 18h58

Tiens,ça me fait penser au port du Mt Olympe à Charleville et sa célébre passerelle ( pas assez haute pour les 3/4 des bateaux !) mais bon tout ça c'est du passé .........,d'ailleurs la Bohéme avait le même souci sauf que là, c'est le bateau qui était trop Haut !

trop fort nos politiques !

miroir08

25/07/2011 à 12h15 | 1

Yan lang: vous mélangez tout. Donnez nous la méthode d'une bonne gestion: celle de la ville de Nouzonville où vous siègez avec la majorité: et bien bravo pour les leçons, vous repasserez!!! Vos 16% du printemps dernier devraient vous faire refléchir sur vos conceptions socialistes, ou communistes, ou cgtistes, ou du NPA..., enfin on ne sait plus avec vous...

fine plume

Ardennes

24/07/2011 à 23h59

Ok lentarteur mais la finalité reste la m^me. Merci de m'avoir éclairé sur ma grossière erreur. Cette affaire ne date pas d'hier et pourtant beaucoup se font encore piéger.

yan lang :
Ayant mené des patients à Manchester, Reims, la polyclinique et autres hôpitaux; l'appartenance de ceux-ci à l' ARH ne m'était pas inconnue mais cela ne prenait pas d'importance pour mon exemple car c'est un détail qui n'apportait pas de poids dans mon intervention.

lentarteur

24/07/2011 à 21h42

Fineplume, Lambinet c'était la BNP

yan lang

J'ai décidé d'être un homme libre. C'est un combat de tous les jours que les obtus ne peuvent comprendre.

24/07/2011 à 20h55

Fine plume, la gestion de l’hôpital de manchester est mise sous tutelle de l'ARH (comme tous les hôpitaux de France), je ne comprends d'ailleurs pas que les élus continus d'y siéger tant ils y sont des pantins sans pouvoir réels.
Ne vous méprenez pas, je n'ai pas vu dans vos propos une attaque. Et si je pense que toutes les collectivité peuvent se faire avoir une fois, la multiplicité des cas au CG08 doit éveiller l'attention (idéologie mise à part).

frederic.lebrun

24/07/2011 à 18h20

Et dire que la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse va nous refaire le coup du "yellow submarine" puisque cette "com-com" a decidé d'investir dans un projet de ce type. Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus ...... heu fort.

FL

Marguerite12

Charleville-Mézières

24/07/2011 à 15h24

Themisblind, je viens de vous recommander car je trouve votre post remarquable. Les querelles stériles, les "la gauche fait ça, et la droite fait ci", n'ont aucun intérêt. Le problème ce que nous votons pour des gens censés nous représenter mais qui une fois au pouvoir se moquent bien de ceux qui les y ont mis.

fine plume

Ardennes

24/07/2011 à 14h09

yan lang, je vous salue ce coup-ci. J'ai manqué à mon devoir de politesse dans mon intervention de 12 heures 31.
Me connaissant, je pense que vous n'en avez pas pris ombrage.
Pour votre remarque de 11 heures 20, si j'avais voulu m'en prendre à la Présidente de Cœur d'Ardenne, j'aurais mis en exemple la gestion de l’hôpital "Manchester" dont la Présidente n'est autre que le premier magistrat de Charleville-Mézières à savoir cette même personne.
Cette gestion dont on évite de trop parler depuis toujours car dirigée par le PS depuis des lustres.
Je pense avoir mis le doigt où ça fait mal, mais moi aussi je sais gêner quand je le veux. Cordialement.

fine plume

Ardennes

24/07/2011 à 13h58

Pas de problème themisblind, toutes les contributions sont là. Celles du 23/7 aussi. Une mauvaise manipulation pourrait être la cause sur votre ordinateur car vous êtes le seul à en parler pour la date d'hier.

themisblind

24/07/2011 à 12h57

Dans la page Ardennes toutes les contributions du 23 juillet ont disparue. Qui était contrarié ???

fine plume

Ardennes

24/07/2011 à 12h31

yan lang : dans mon post du 24/07 à 0heure 19, je donne un exemple qui démontre que même en étant à la tête d'un organisme, on n'est pas à l'abri de signer un acte que l'on croit en règle alors que ce n'est pas le cas.
L'exemple que je cite est le premier qui m'est venu en tête et de plus, il est comparable à la situation en cause.
Il ne faut pas voir systématiquement une attaque ou une mise en cause d'une couleur ou d'un parti politique quand on prend un exemple concret.
C'est au contraire à l'honneur de la présidente de Cœur d'Ardennes que d'avoir refusé de laisser passer une malfaçon aux oubliettes avec les responsabilités que cela comporte. J'ai toujours dis qu'il faut savoir reconnaitre et prendre ce qui est bon chez autrui ou chez un adversaire.
C'est ça la démocratie : ne pas voir que du noir en face et travailler avec "intelligence " en équipe au "lieu de se bouffer" au détriment des avancées
collectives et humaines.

fine plume

Ardennes

24/07/2011 à 12h12

themisblind : je suis d'accord avec votre vision du devoir républicain qui consiste à vouloir connaitre le fonctionnement des organes qui gèrent le pécule provenant de nos impôts quelle qu’en soit la source et de repérer les lacunes afin d'y remédier ou les mettre au grand jour pour alerter.

themisblind

24/07/2011 à 11h49 | 2

Gauche ou Droite, chacun, quand il a le Pouvoir, rince ses copains. Ce n'est pas parce qu'un le fait qu'il faut faire pareil. C'est l'argent des contribuables et c'est répréhensible, pourvu que la tutelle veuille s'en donner la paine. S'envoyer sur le forum les détournements des uns et des autres est stérile mais chercher à savoir comment fonctionnent les rouages des égarements financiers des différents gestionnaires de notre argent est un vrai devoir républicain.

yan lang

J'ai décidé d'être un homme libre. C'est un combat de tous les jours que les obtus ne peuvent comprendre.

24/07/2011 à 11h20

Bonjour Fine plume, la différence entre ces affaires CG / Coeur d'ardenne, c'est que dans le deuxième cas, la présidente à bloqué l'appel d'offre avant le naufrage.
Personnellement, n'étant pas du monde des affaires, si je devais investir mes sousous (que je n'ai pas), je regarderais avec grand intérêt sur qui mise le CG08. En effet, depuis quelques années, ce dernier a un certain brio pour répandre la sainte onction de nos impôts sur de belles planches pourries.
Bien-sûr par la suite, il est plus simple de chercher des contre exemple dans d'autre instances (coeur d'ardenne, CR, ex gouvernement de gauche) plutôt que de s'étonner de la redondances des ces faits et de la gabegie qui en découle. Il y a un vrai problème de compétence au CG08, il faut savoir se le dire. Et ce n'est même pas un problème de couleur politique...

Marguerite12

Charleville-Mézières

24/07/2011 à 10h47

Fine plume, je suis désolée, mais votre façon d'écrire est incorrecte, ils se sont laisser rouler", est une forme tout à fait fautive.

Je n'ai absolument pas changé d'opinion, je tente simplement d'introduire un peu de nuance dans un débat. Je me suis très clairement expliquée à ce sujet dans un post précédent. Libre à vous de ne pas avoir compris qu'on peut exécrer un parti politique, mais ne pas sombrer dans le ridicule et considérer tous ses membres comme des assassins potentiels.

fine plume

Ardennes

24/07/2011 à 00h19

gabelle : vous êtes en train de manger votre gamelle!
Je n'ai fais qu'expliquer "que le Président du conseil général ne fait pas les enquêtes".
Ma contribution du 23/7 à 14 heures 46 est très claire mais si vous et vos potes comme ardenna ne savez pas lire, retournez à l'école.
Je ne suis ni actionnaire du C G 08, ni bénéficiaire de subventions ou autre intéressement de cet organisme.
La communauté de communes de Charleville-Mézières est l'objet d'une affaire dans laquelle la Présidente dénonce une malfaçon. A vous lire, elle ne devait normalement rien signer puisqu'elle est sensée tout savoir!! Qu'avez-vous à redire à cela??
Les situations se ressemblent et dans les deux cas, les Président des organismes ont apposé les signatures en croyant être dans les normes.

fine plume

Ardennes

23/07/2011 à 23h59

bourquin230 et marguerite12 : au lieu de vous étaler en donneurs de leçon, il était plus simple de me faire remarquer qu'il fallait écrire "ils se sont laisser rouler". C'est plus court et tout aussi instructif!!!.
Parler du verbe à l'infinitif, doit être exténuant pour vous.
Aujourd'hui marguerite12 est d'un coté et demain elle sera de l'autre. C'est ma réponse à votre question du 23/7 à 14 heures 14.
Je ne suis pas le seul à vous faire la remarque.

maccain

23/07/2011 à 23h32

c'est dommage nous avions fait une belle croisière sur la boheme

Marguerite12

Charleville-Mézières

23/07/2011 à 23h13

Sebreims, non, mille fois non, les Ardennes n'ont pas les moyens de perdre de l'argent. On se perd en conjectures au sujet de l'aveuglement dont le conseil général a fait preuve dans cette affaire.

Marguerite12

Charleville-Mézières

23/07/2011 à 23h09

"Ils se sont laissé rouler", phrase correcte, quand le participe passé est suivi d'un infinitif, il ne s'accorde pas." Ils les a laissés seuls", "laissés" s'accorde car non suivi d'un infinitif, en revanche, on doit écrire, "ils les ont laissé faire ce qu'ils voulaient".

La langue française est pleine de choses charmantes de ce genre.

bourquin230

23/07/2011 à 20h42

à fine plume: "ils se sont laissé rouler..."? Que dit votre instituteur:" Le maître les a laissés seuls pendant la récré...". Qu'en dites -vous?

gabelle

23/07/2011 à 19h29

ardenna : je pense que vous avez tous compris, cette fine plume doit être bénéficiaire de subventions du CG 08! et tant qu'on ait dans la subvention, dans le domaine fluvial, interrogeons nous sur l'utilité du port grand gabarit de givet!

VEVE08

23/07/2011 à 19h08

Voilà où passe l'argent public... Même pas capable de vérifier si l'argent distribuée est bien utilisée... Bravo !

ardenna

23/07/2011 à 18h54

Dites Fine Plume, vous avez des actions au Conseil Général ? Peut-être faites-vous partie des "copains" qui remportent régulièrement les appels d'offres ???

sprinkleur

23/07/2011 à 18h48

" Non seulement leur portefeuille ne se dégonfle pas," oui gillou, ce serait plutôt l'inverse!!!

gillou

23/07/2011 à 18h40

je vous donne toutes les subventions que vous voulez si ce n'est pas mon portefeuille qui se dégonfle (voila la régle générale en françe as ce jour)

sebreims

Epernay

23/07/2011 à 18h18

Entièrement d'accord Marguerite !
Surtout que votre département n'a aucunement les moyens de dilapider l'argent !

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952