Publié le lundi 30 juillet 2012 à 11H00 - Vu 28 fois
Présent dernièrement à Matougues, pour le congrès de la compagnie régionale des commissaires-enquêteurs de Champagne-Ardenne, Jacques Breton le président national de cette compagnie (qui regroupe 4 000 membres) nous a dressé un portrait-robot de la fonction.
« Être généraliste »
« Il faut avoir un passé professionnel certain dans le public ou le privé mais être généraliste. Ensuite, des formations à l'enquête publique, à la pédagogie à acquérir, sont données, les Dreal dispensant de plus de formations à thème ».
« Permettre d'accéder au dossier »
« Il faut une sensibilité particulière, avoir une capacité d'ouverture auprès des gens et une curiosité, une capacité d'assimiler assez vite un dossier parfois très pointu. Car ensuite, il faut être capable de nouer le dialogue avec les gens, de leur donner, non pas forcément des explications techniciennes, mais de leur permettre d'accéder au dossier, de le comprendre, de réagir et de faire des observations pour approuver ou contester ».
« En contact avec les gens »
« On écarte déjà le profit pécuniaire. C'est l'intérêt général qui nous motive. En dehors des élus, nous sommes les seuls à être autant en contact avec les gens. C'est intéressant intellectuellement d'explorer des domaines et de traiter avec les autorités, le maître d'ouvrage et le public. Il faut savoir faire ressortir l'essentiel, les priorités, dans un avis correct et circonstancié. Alors, la motivation est de jouer un rôle qui permette de construire et de faire avancer notre société. »
« Attestation d'indépendance »
« Nous avons une mission indépendante de tout pouvoir, de toute intervention. Si son indépendance risque d'être soupçonnée, le commissaire-enquêteur doit se récuser. Il doit désormais remplir une attestation sur l'honneur reconnaissant qu'il n'a aucun lien direct ou indirect avec le dossier qui lui est présenté ».
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