Publié le vendredi 03 février 2012 à 11H32 - Vu 258 fois
Les locaux de l'entreprise Vinolux, désespérément vides aujourd'hui.
HIRSON (Aisne)Depuis septembre, la société Vinolux est en redressement judiciaire. Le tribunal de commerce de Saint-Quentin a décidé hier de proroger cette période d'observation.
ILS sont dans l'incertitude depuis six mois. Depuis que leur société a été mise en redressement judiciaire. C'était le 16 septembre 2011.
Aujourd'hui les 17 salariés du numéro 61 de la rue Emile-Zola ne savent toujours pas à quelle sauce ils seront mangés.
Car ainsi en a décidé le tribunal de Saint-Quentin, hier matin : la période d'observation qui devait s'achever les 16 mars a été prorogée. Les dirigeant, administrateur et mandataire judiciaires de l'entreprise Vinolux, spécialisée dans la distribution de boissons, ont jusqu'en septembre pour trouver une solution afin d'assainir les finances de la société durablement. En un mot, pour procéder au sauvetage de Vinolux.
Car la société est mal en point, on le sait. On l'a rappelé dans ces colonnes à plusieurs reprises ces derniers mois. De 126 salariés, il y a 30 ans, la société n'en comptait déjà plus que 28 en 2005.
Fin de l'embouteillage, prémisses du négoce avec les restaurants et les cafés. Et après ? Depuis 2005, l'usine a perdu 11 salariés. Les 17 ouvriers restants se posent aujourd'hui réellement la question : l'activité de leur entreprise est-elle encore viable ?
« À vendre »
Depuis six mois en effet, l'activité est à l'arrêt. Peu à peu, les camions se sont vidés, les locaux également. Aujourd'hui, selon les salariés, seul Jean-François Lefranc (*) passe commande. Pour une livraison quotidienne sur les deux autres sites de Vinolux, à Gauchy et à Reims. Une activité quasiment au point mort donc.
Dès lors, est-t-il encore possible d'envisager le meilleur ? Selon l'épouse d'Hervé Nollevalle, ancienne famille dirigeante de la société et actuellement toujours propriétaire des bâtiments qui portent toujours leur nom, des négociations étaient encore en cours la semaine dernière pour trouver un repreneur.
Hier, M. Nollevalle confirmait en pointillé… Il indiquait être le propriétaire du terrain, « mais plus pour longtemps. Tout ça ne me regarde plus aujourd'hui. Théoriquement, tout est à vendre »…
D.O.
Nous n'avons pas réussi à joindre Jean-Françoise Lefranc.
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