Publié le mardi 12 avril 2011 à 10H35 - Vu 1306 fois
C'est dans une classe de 6e que les deux garçons ont fait régner la terreur pendant plusieurs mois.
La Fère (Aisne) Deux garçons de 6e ont été entendus hier par les policiers de Tergnier après qu'ils aient fait subir des brimades à leurs camarades. L'un des deux est accusé d'agression sexuelle.
C'EST toute une classe de 6e du collège Marie-Luxembourg qui a vécu pendant plusieurs mois sous l'emprise d'un petit caïd. Une « terreur » d'1m30 qui a entraîné l'un de ses camarades à faire subir de nombreuses brimades à d'autres collégiens et collégiennes. A 12 et 13 ans, ils sont accusés d'insultes notamment envers les filles, de diverses pratiques humiliantes comme faire manger de l'herbe à leurs camarades, leur enfoncer une pâquerette dans les narines, prendre un cartable pour le mettre sous la douche et ouvrir l'eau, mais ils sont également responsables de plusieurs agressions comme des jets d'encre dans les cheveux des filles, des agressions physiques ou verbales comme par exemple des menaces de mort. Le tout lors des récréations des temps de pause du midi voir des cours d'EPS.
Si l'un des deux qui réside à Charmes s'est bien fait entraîner par le premier, le meneur originaire de Beautor et qui rencontre des soucis familiaux, se voient aussi reprocher une agression sexuelle sur des jeunes filles de sa classe. Il aurait touché les parties intimes des élèves au travers des vêtements.
Les faits ont débuté en novembre et n'ont été révélés au grand jour que le 31 mars. Il faut dire que le plus téméraire des deux faisait régner une vraie terreur dans sa classe qui compte 24 élèves, de ce fait personne n'osait piper mot.
La loi du silence
Malgré tout, un élève a brisé la loi du silence et c'est un parent qui s'est plaint auprès de la conseillère principale d'éducation. Dès le 1er avril, la direction de l'établissement a lancé une enquête afin de déterminer exactement les faits.
Dans la foulée, un signalement d'infraction en milieu scolaire a été rédigé à l'intention du commissariat de police, du procureur et de l'inspection d'académie. Après recensement, 13 victimes se sont déclarées et ont été entendues. Les deux garçons ont été interpellés et auditionné par les policiers. Si celui sous influence a rapidement reconnu les faits et expliqué les cinq infractions qui lui sont reprochées, le second a nié en bloc la quinzaine de faits dont il s'est rendu coupable. Ce dernier a été rendu à sa famille à « titre conservatoire » « pour sa sécurité personnelle » a fait savoir le principal Jean-Louis Griffon et son adjointe Maïté Perray. « Nous nous devons de protéger tous nos élèves », a ajouté M. Griffon. En effet, le jeune homme avait été menacé par un des parents d'élèves dont le fils avait été une victime du garçon.
Dans cette affaire, le plus surprenant c'est évidemment le nombre de faits mais c'est surtout l'âge des auteurs. Leur jeunesse et l'aplomb du « petit caïd » y compris devant les policiers ont surpris tout le monde. Les deux enfants sont convoqués devant le délégué du procureur le 7 juin prochain pour violences dans un établissement scolaire et injures publiques par la parole. L'agression sexuelle n'est retenue que contre celui originaire de Beautor.
Au niveau du collège et en plus de la réponse pénale, un conseil de discipline aura lieu début mai. Et bien que les faits soient graves, le principal ne veut pas définitivement condamner les deux enfants.
« Dans ce genre de dossier, délicat nous devons faire preuve de prudence et nous espérons un suivi pour ces deux jeunes car vu leur âge ils ne sont pas irrécupérables. Nous soulignons également l'importance de la communication entre élèves et parents puis entre parents et corps éducatif, c'est particulièrement important cela s'est vérifié dans le cas présent ».
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez