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Éducation nationale / 68 postes menacés dans le primaire

Publié le samedi 14 janvier 2012 à 11H00 - Vu 249 fois


Il y aura moins d'enseignants dans les classes l'an prochain.

Il y aura moins d'enseignants dans les classes l'an prochain.


AISNE. l'Education nationale peaufine son plan de suppression de postes. Les chiffres, évoqués par les syndicats, suscitent déjà la colère.

«POUR moi, c'est une sape de plus en plus régulière de ce qui fonde l'école républicaine et le métier d'enseignant. C'est gravissime. J'ai l'impression que l'on vide la substance des valeurs de l'école », estime Brigitte Fournié-Turquin, retraitée de l'Éducation nationale et élue d'opposition à Laon. Elle vient de manifester sa colère lors du dernier conseil municipal de la ville préfecture.
Pour l'instant, les chiffres sont officieux. Selon les syndicalistes, l'Aisne serait concernée par la suppression de 68 postes dans le primaire pour 83 dans la Somme et l'Oise. L'an dernier, l'Aisne avait été affectée par un trait de plume rayant cinquante postes. Cette fois, les mesures prévues seraient encore plus rudes. « C'est catastrophique et inacceptable », dénonce Jean-Pierre Clavere, du Syndicat national des instituteurs et professeurs des écoles.
Dans le département, 190 élèves en moins sont attendus dans les classes du premier degré pour atteindre, à la prochaine rentrée, 53 139 scolarisés.
Le nouveau plan se décompose ainsi : 57 enseignants en moins avec les remplaçants, les conseillers pédagogiques, les enseignants spécialisés dans les réseaux d'aides aux enfants en difficulté, plus davantage ciblés. « Cela ne correspond pas à un nombre de fermeture de classes. Il y aura aussi des ouvertures », prévient l'inspecteur d'académie, Jean-Luc Strugarek.

Pire que la saignée de l'an dernier


L'économie de moyens passe également par une dizaine d'intervenants en langue qui ne seraient plus appelés à rencontrer les élèves.
« Le gouvernement veut supprimer des fonctionnaires et ne se soucie pas des conséquences sur le terrain », s'insurge Régis Douchain, du Syndicat général de l'Éducation nationale CFDT.
Treize postes administratifs sont ainsi menacés dans l'Académie avec des retombées concrètes dans les services départementaux des Inspections.
Dans le secondaire (collèges, lycées et lycées professionnels), la potion risque d'être particulièrement amère. Ce sont 242 postes qui sont visés en Picardie au lieu de 198 l'année précédente. « Nous disions déjà que c'était une saignée. Cela va être pire. Tout le monde s'interroge dans les établissements », s'inquiète Sébastien Lequien, syndicaliste.
Pour obtenir des confirmations officielles, il faut attendre la tenue de réunions prévues, le 27 janvier pour le second degré, le 14 février pour le premier degré. La dernière, le 23 février, avec le conseil départemental de l'Éducation nationale, sera la plus décisive. D'ici là, l'inspection académique souligne que la réflexion se poursuit. « Il y a certainement des informations sur les effectifs dont nous ne disposons pas », avance Jean-Luc Strugarek.

Th. de LESTANG PARADE

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Les dernières contributions


ACHILLE 08

15/01/2012 à 09h05

Les écoles où on supprime des postes ne sont pas celles où vont les bambins de nos élites. Mais si les enfants en général ne reçoivent pas une bonne éducation, ils feront sauter les banques et dévaliseront les villas huppées, même celles bien gardées en corse. Avec les kalachnikovs, les lance roquettes que l'on peut se procurer facilement et avec un peu de cocaïne encore plus facile à trouver, il n'y aura de sécurité pour personne. Mettre des moyens maintenant dans l'éducation est un investissement pour l'avenir. Il ne faut pas oublier aussi, que l'éducation que l'on recevait au service militaire, n'existe plus. Maintenant que l'éducation nationale n'est pas parfaite, sûrement, mais ce n'est pas en réduisant les moyens que l'on va l'améliorée.

un vlaco heune

attention il veut nous enfariner !

14/01/2012 à 19h13

j'espère que les éleves que l'on voient sur cette photo ne seront pas privé d'école avant fin mai, car s'il y a un deuxieme tour ump contre fn, les socialistes en auront besoin pour défiler entre les deux tours comme d'habitude quoi !

cidumo08

Vous avez un nouveau message.

14/01/2012 à 15h10

S'il y a des fermetures de classes, tant pis, autant apprendre la mobilité à ces jeunes (en allant dans une autre école éventuellement), parce que de toute façon, ils devront un jour pour la plupart se barrer de l'aisne pour trouver du boulot. Au moins ils sauront déjà ce qu'est de partir. L'école aura au moins servi à qqch à défaut de leur faire maîtriser l'orthographe ou la lecture, bases pourtant essentielles.
C'est vrai que les syndicats enseignants ont de quoi se rebeller, ils vont avoir moins de poids, oh les pauvres petits...
J'ai appris que dans l'Education Nationale, quand certains enseignants demandent à leur hiérarchie leur nouvelle affectation, ils n'ont pas de réponse avant pls mois, et quand ils s'adressent aux syndicats, dont certains sont placés dans les commissions, ils ont la réponse tout de suite, officieuse bien sûr. Les syndicats ont un aspect nauséabond dans l'Education Nationale, de contrôle, certains enseignants y adhèrent, non pas pour les idées, mais juste pour avoir les infos qu'ils n'ont pas auprès d'une hiérarchie incompétente. Alors si on supprime des postes d'enseignants, qu'on supprime aussi des postes plus hauts qui de toute façon ne servent à rien, sinon entretenir le cuir du fauteuil par le frottement de leur postérieur.

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