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Éducation Le printemps arabe des lycéens

Publié le samedi 11 février 2012 à 12H00 - Vu 69 fois


Anass, Marion et Pauline ont apprécié le séminaire.

Anass, Marion et Pauline ont apprécié le séminaire.


Séquence émotion pour des lycéens, venant notamment de Pierre-de-la-Ramée à Saint-Quentin, des professeurs, des membres du rectorat, des militaires… Hier, s'est déroulé au multiplex Gaumont, d'Amiens, le seizième séminaire annuel du trinôme académique constitué par la Défense, l'Éducation nationale et l'Institut national des hautes études de défense nationale (IDEDN). 500 personnes y ont participé.
Pour être moins barbare, ce séminaire était organisé dans le but de promouvoir une « éducation à la défense et à la citoyenneté », dixit Jean-Louis Mucchielli, le recteur de l'académie d'Amiens. Thème retenu cette année, le printemps arabe en raison des profondes évolutions qui se sont déroulées sur un plan stratégique et géopolitique dans cette partie du monde depuis la fin 2010. Trois conférences étaient organisées. L'une était animée par Jean-Pierre Filiu, professeur à sciences politiques à Paris. Il a évoqué les origines et les perspectives de ce printemps arabe.
« 85 % des jeunes ont une image plutôt favorable de l'armée, estime le général de division Jean-Jacques Poch. Nous sommes dans une logique d'attirer les jeunes. Nous passons des conventions avec eux pour qu'ils fassent des stages dans la marine nationale, la gendarmerie… »
Marion, 17 ans, d'Homblières, Pauline, 18 ans, de Vendeuil, et Anass, 19 ans, de Saint-Quentin, en terminale ES au lycée Pierre-de-la-Ramée à Saint-Quentin, ont beaucoup apprécié la journée : « C'est un thème d'actualité, expliquent-ils. Dans ces pays-là, des jeunes de notre âge sont confrontés à la guerre civile. Nous voulions savoir par exemple comment le gouvernement se comportait avec le peuple. On s'est rendu compte qu'il y avait de fortes tensions même dans des pays qui avaient un président. Nous voulions avoir aussi des informations sur le rôle de l'Europe par rapport au conflit. L'Europe ne peut pas vraiment intervenir. Nous avons constaté que les journalistes n'avaient pas déformé la réalité. Ils avaient raccourci les faits. Ce qui est normal… » Anass a des racines marocaines, ce séminaire lui a permis de mieux appréhender son histoire… Quant à Marion, après des études de droit, elle aimerait être officier…
Le 17 avril, à la suite de ce séminaire, des professeurs assisteront à une journée de formation au camp militaire de Sissonne.
Isabelle BOIDANGHEIN

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