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Ecoles menacées dans le Laférois La mobilisation est en marche

Publié le samedi 29 janvier 2011 à 12H00 - Vu 201 fois


Hier matin, de nombreux élus du canton étaient présents pour soutenir l'action.

Hier matin, de nombreux élus du canton étaient présents pour soutenir l'action.


PAS d'école ni à Bertaucourt, ni à Monceau-lès-Leups. Hier, la journée a commencé par une mobilisation des parents d'élèves de Bertaucourt mais aussi des communes alentours. Aux côtés des parents, de nombreux élus, écharpes tricolores en bandoulière, étaient là aussi. On pouvait compter le maire du village Patrice Delville, Guy Paquin, maire de Saint-Gobain, Gilbert Pottier de Danizy, Nadine Cavigneaud, maire de Saint-Nicolas, François Bobo, maire de Barisis, Alain Chanteraux, maire de Versigny, Nadine Joré adjointe à Beautor, deux adjoints d'Amigny et Frédéric Mathieu, conseiller général du canton.
La solidarité n'est pas un vain mot lorsqu'il s'agit de défendre les écoles du Laférois. Et les élus de dresser la liste des sites menacés : « Nous avons plusieurs lieux où des classes, voire des écoles, sont menacées de fermeture. Il y a déjà ici, à Bertaucourt, ensuite nous avons Monceau, Danizy, Versigny, Beautor, La Fère, Saint-Gobain, peut-être Fourdrain et Anguilcourt-le-Sart et puis Barisis aux Bois et Amigny. Nous dénonçons aujourd'hui une gestion à la petite semaine, à courte vue, sans aucune concertation avec les élus et les parents », a fait savoir Frédéric Mathieu.
Des investissements
Ce qui est scandaleux, pour le maire de Bertaucourt, c'est aussi le fait que la décision de fermeture lui revienne. « L'inspection m'a dit que c'était à moi de fermer, sous prétexte que l'école est isolée et que ce n'est pas valorisant pour les enfants. Il faut, selon l'inspection, que je saisisse ma chance. S'ils veulent fermer, qu'ils le disent moi je ne prendrai pas cette décision » a précisé Patrice Delville.
Du côté de Guy Paquin, qui est aussi président des Villes d'Oyse, c'est la gestion qui peut s'avérer très compliquée par la suite. Car l'Education nationale veut faire naître des pôles scolaires, « Chez nous, ils seraient installés à Beautor, La Fère, Charmes et Saint-Gobain, avec un directeur par pôle, ce qui leur fait gagner en effectifs mais aussi en poste de directeurs. Pour les Villes d'Oyse, qui ont la compétence scolaire, c'est ingérable. Nous avons investi dans certaines écoles il y a peu, comme pour la chaufferie à Bertaucourt qui a coûté 15 000 euros et on nous demande de regrouper les enfants dans des lieux où il va falloir faire de nouveaux travaux, c'est irréalisable ».
Et quand ce n'est pas la communauté de communes qui réalise des investissements, ce sont les communes elles-mêmes. Amigny et Barisis en sont les exemples : 230.000 euros de dépensé pour l'école de Barisis et 500 000 pour celle d'Amigny. Les élus présents hier ne décoléraient pas face aux demandes formulées, par l'Education Nationale.
Quoiqu'il en soit, la mobilisation d'hier, soutenue par les élus et un représentant du syndicat SE-UNSA, n'était pas la dernière. Les édiles sont certes présents, « mais c'est aussi aux parents de rester mobilisés ». Les écoles du Laférois ne fermeront pas leurs portes sans que la lutte s'engage.
Samuel PARGNEAUX

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