Publié le samedi 30 juin 2012 à 10H31 - Vu 417 fois
Le dossier de René Laugier n'a pas convaincu le conseil des prud'hommes.
SOISSONS (Aisne) Le médecin a gagné le combat judiciaire qui l'opposait à son homme à tout faire. Retour sur une affaire complexe.
«MON avocat m'avait dit qu'il allait falloir poursuivre la procédure en dehors de Soisssons. » L'avocat, c'est le Lorrain Bernard Petit. Le client, René Laugier ; le tribunal, le conseil des prud'hommes de Soissons, section activité diverses.
Ce dernier a purgé son délibéré hier dans le dossier judiciaire qui opposait depuis le début de l'année Lucien Maarek, psychiatre à la retraite, ancien expert auprès des tribunaux à René Laugier, l'homme et gardien qu'il a employé à dans son hôtel particulier pendant 5 ans (1). Deux septuagénaires en conflit. C'est au médecin que les conseillers prud'homaux ont donné raison.
Insuffisant
« Je suis déçu mais je vais faire appel », annonçait René Laugier, hier soir. Appel du jugement donc paraphé par François Paroche (2), le président du conseil des prud'hommes, (collège employeur et gérant d'une SARL spécialisée dans les enquêtes et la sécurité). Un jugement qui, passé l'exposé des motifs du litige, tient en quelques.
Non, Réné Laugier n'est pas fondé à vouloir faire requalifier son licenciement pour faute grave. « Les faits reprochés démontrent que la relation contractuelle basée sur la confiance et le respect dans ce type de métier ne pouvaient perdurer », arguent les conseillers.
Non le rappel de salaires (61 553 euros pour 2006 à 2010. Ndlr) n'est pas fondé car les dispositions ordinaires ne sont pas applicables aux employés de maison.
Le gardien qui avait certifié servir de chauffeur et de jardinier aussi, a-t-il effectué du travail dissimulé ? Pas davantage. Il « n'apporte pas la preuve. M. Laugier a été payé par chèque emploi service ».
L'avocat Soissonnais, Me Delpierre, avait brillamment défendu Lucien Maarek sans oublier de dénoncer une presse selon lui, depuis des mois, en dehors de son rôle. Son contradicteur Bernard Petit n'avait pas déployé moins d'énergie sans tomber dans l'opposition facile entre employé et employeur et moins encore entre simple gardien et notable reconnu. Ça n'a pas été suffisant.
Yves KLEIN
1. L'essentiel de l'affaire dans l'union du 2 et du 19 avril 2011. 2. Entouré de Christelle Follet et de Pierre Paczecha, conseiller salarié et de Jean-Pierre Bernard, conseiller employeur.
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