Publié le vendredi 02 septembre 2011 à 10H13 - Vu 122 fois
Jean Frère espère voir, un jour, l'hippodrome, classé en catégorie 1, comme celui de La Capelle.
JEAN FRÈRE n'y va pas par quatre chemins : « C'est notre réunion prestige de l'année, pas celle qui nous rapporte le plus d'argent car le versement n'est pas énorme. Mais en terme de notoriété, c'est la plus belle. » Car c'est la force de la course PMU que Laon va accueillir dimanche après-midi. Que vous soyez à Boulogne-sur-Mer, Cassis ou Frontenay-Rohan-Rohan dans les Deux-sèvres, du moment que vous avez un point PMU ou un compte sur Internet, vous allez pouvoir parier sur la course PMU que l'hippodrome laonnois va accueillir. Question notoriété, il n'y a pas beaucoup mieux, excepté bien sûr la réunion complète PMU. Où toutes les courses sont accessibles quel que soit l'endroit de France voire du monde !
« Nous sommes toujours demandeurs de cette réunion PMU, mais ce ne sera pas pour cette année », explique le président de la société des courses de Laon, « car nous sommes dans une année électorale au niveau de la société des courses et du cheval français. Et généralement, lors de ces années, il n'y a pas de grandes décisions concernant les attributions de courses PMU, ni de changement de catégorie d'hippodromes. J'espère, une fois les élections passées, que l'équipe en place, élue pour quatre années, se penchera sur notre cas. Nous avons fait ce qu'il faut depuis plusieurs années pour montrer notre envie d'aller plus haut. »
Les ventes de chevaux pénalisées
Le stade supérieur est, en premier, la réunion PMU. Qui représente une manne financière considérable pour une société comme Laon. Ensuite, l'hypothétique montée en catégorie 1. Soit au même niveau que Reims ou La Capelle. Sauf qu'en ce moment, la société des courses est aussi frappée par les conséquences d'une directive européenne, celle qui relève le plafond de la TVA de 5,5 % à 19,6 %
« Si cela concerne en premier lieu les centres équestres, les plus pénalisés par cette hausse de la TVA, puisque la première mesure qu'ils vont prendre, va sans doute être de relever les prix pratiqués pour les cours ou les locations de boxes, les sociétés de courses sont aussi touchées ». Comment ? Par la vente des « chevaux à réclamer ». Lors de réunions, des chevaux sont à vendre (à réclamer) à l'issue de certaines courses. Sur chaque vente, la société des courses touche un pourcentage. Même si sur une saison, cela va porter sur moins de 10 ventes, les revenus ne sont pas « négligeables pour nous, puisque c'est de l'ordre de 2 000 ou 3 000 euros », glisse Jean Frère. Or à la vue des travaux réalisés chemin d'Ardon, tout est bon à prendre.
Stéphane MASSÉ
smasse@journal-lunion.fr
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