Publié le mercredi 04 juillet 2012 à 10H11 - Vu 374 fois
Le club ne portera plus que les couleurs de l'Aisne à l'extérieur.
Àl'origine, la session de lundi du conseil général est motivée par la décision budgétaire modificative numéro 2 (DM2). Un intitulé comme les administratifs les aiment pour signifier simplement qu'il faut répartir le résultat de l'exercice 2011. Si les groupes de la majorité départementale n'ont pas jugé utile de commenter ce document - à quoi bon allonger encore les débats pour dire qu'ils étaient d'accord - les oppositions se sont exprimées dans leur registre habituel. Hervé Luzard, pour l'UMP, a sorti l'artillerie lourde tandis que Nicolas Fricoteaux, pour les Indépendants, s'est attaché à relativiser la lecture « positive » des chiffres faites par Yves Daudigny en insistant, notamment, sur les restes à réaliser qui dopent artificiellement l'excédent et les divers artifices qui atténuent la hausse des dépenses de fonctionnement.
Cette DM2, avec ses nouvelles propositions, ne révolutionne pas le budget de l'Aisne. L'impact sur les investissements se limite à un crédit de 2,13 millions d'euros dans le cadre de la renégociation de trois emprunts structurés et « les inscriptions nouvelles ne concernent que l'acquisition de véhicules et de matériels de bureau qui s'avèrent indispensables ». Si c'est à la rubrique fonctionnement que se trouvent les nouveautés les plus intéressantes, force est de constater que certaines inscriptions illustrent les difficultés à maîtriser les dépenses sociales : plus 2 millions d'euros pour l'allocation personnalisée d'autonomie et plus 600 000 € au titre du RSA. Sans compter les 4, 75 millions d'euros qui alimentent la dotation « aux dépenses imprévues », une réserve qui sera utilisée « en cas d'évolution défavorable des dépenses sociales au cours du second semestre ». À noter aussi un plan de modernisation de l'aide à domicile de plus d'un million d'euros, correspondant à une recette équivalente la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie.
En ajoutant 100 000 € pour l'avance à verser aux collèges en matière de bourses et 120 000 € pour l'entretien de la zone industrielle de l'Omois, on a presque fait le tour de cette DM2. Presque parce qu'il reste une nouvelle ligne de 500 000 € destinée à la campagne de notoriété. Cette somme correspond, en fait, à deux volets : l'un de 350 000 € destiné « à une campagne de communication économique spécifique », en collaboration avec les chambres consulaires et l'agence de développement et l'autre de 150 000 € pour « un partenariat accru avec SQBB ». Évidemment, Colette Blériot s'est sentie un peu piégée. « Bravo, joli coup, j'applaudis l'habileté de la manœuvre », a-t-elle lancé à Yves Daudigny mais elle a été fair-play : « Je ne suis pas d'accord avec l'ensemble du projet de délibération mais je ne puis qu'approuver… Je la voterai pour SQBB parce qu'un club qui se bat pour figurer dans le top national mérite d'être soutenu. » Peut-être aussi parce que l'accord a été calé le week-end dernier, au plus haut niveau, entre le président du conseil général et Xavier Bertrand, maire de Saint-Quentin.
Pour son retour en pro B, en contrepartie de ce supplément de subvention, SQBB s'est engagé « à porter les couleurs de l'Aisne en exclusivité pour tous ses matches à l'extérieur ». C'est le président du club qui a fait cette proposition et Yves Daudigny y a vu « une opportunité de porter l'image de l'Aisne dans tout le département ». En réponse à une inquiétude de Xavier Bertrand, le patron du département a précisé que « le terme exclusivité ne va pas jusqu'à demander que Saint-Quentin soit absent des supports à l'extérieur ». Et d'ajouter : « Cela relève de l'intelligence et du bon sens. » Certes, mais c'est quand même une définition très axonaise de la notion d'exclusivité…
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